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Le gouvernement veut forcer le vol de l’index, mais... « On peut encore les arrêter »

Dans la nuit du lundi 2 mars au mardi 3 mars, le gouvernement De Wever-Bouchez a tenté de faire passer de force le blocage de l’index en commission du parlement Après un débat de plus de 30 heures, la mesure a finalement été approuvée en première lecture. Mais ce n'est pas fini, le texte doit encore passer deux autres votes dans la procédure. « Avec la pression de l’opinion publique, la manifestation syndicale nationale du 12 mars et l’opposition politique, nous pouvons encore contraindre le gouvernement à faire marche arrière », explique Nadia Moscufo.

Mardi 3 mars 2026

Nadia Moscufo

« Il est inacceptable que le gouvernement tente de faire passer en une seule nuit une mesure qui menace le pouvoir d’achat de centaines de milliers de travailleurs, pointe Nadia Moscufo. Ce vol de l’index n’est pas une simple intervention ponctuelle : la perte s’accumule de manière cumulative, mois après mois. Pour certains ouvriers ou travailleurs du secteur des soins, par exemple, la perte sur l’ensemble d’une carrière peut facilement atteindre des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros. »

Quand on est sûr de soi, on ne fait pas passer une mesure aussi lourde de conséquences par un forcing nocturne

« Quand on est sûr de soi, on ne fait pas passer une mesure aussi lourde de conséquences par un forcing nocturne, poursuit Nadia. Cela montre aussi la faiblesse de ce gouvernement qui devient nerveux face à la pression sociale. Cette pression dure depuis plus d’un an et atteindra la semaine prochaine un nouveau point culminant avec la manifestation nationale contre son démantèlement social. »

Nous nous sommes opposés dès le début à cette mesure. Et les arguments du gouvernement pour la justifier s’effritent de plus en plus. Il suffit de lire notamment le nouveau rapport technique du Conseil central de l’Économie (CCE), qui confirme que les salaires en Belgique ont augmenté moins rapidement que dans les pays voisins depuis 1996.

Les salaires doivent à nouveau pouvoir augmenter

Selon le rapport du CCE :

  • les salaires en Belgique ont augmenté moins rapidement que dans les pays voisins depuis 1996 ;
  • la Belgique affichera d’ici fin 2026 un écart salarial officiel de 1,1 % par rapport aux trois pays voisins ;
  • les récentes hausses salariales sont plus élevées dans les pays voisins que chez nous.

« Dans ce contexte, toucher à l’index n’est pas seulement socialement injuste, c’est aussi particulièrement absurde. Ceux qui prétendent vouloir mieux récompenser le travail ne doivent pas toucher à l’index », rappelle Nadia en référence aux promesses électorales des partis au gouvernement.

Avec la pression de l’opinion publique, la manifestation syndicale nationale du 12 mars et l’opposition politique, on peut faire reculer le gouvernement

La semaine prochaine aura lieu une deuxième lecture en commission des Affaires sociales de la Chambre ; ensuite, le texte devra encore être approuvé en séance plénière. Pour le PTB, ce dossier est donc loin d’être clos.

« Le gouvernement a imposé ce texte en première lecture, mais le parcours parlementaire n’est pas terminé, conclut Nadia Moscufo. Avec la pression de l’opinion publique, la manifestation syndicale nationale du 12 mars et l’opposition politique, nous pouvons encore contraindre le gouvernement à faire marche arrière. »