Le gouvernement français a-t-il fait pression sur la police pour accuser l’opposition de gauche d’être responsible des violences ?
Révélation du média d'investigation indépendant Mediapart : le gouvernement de Macron aurait fait pression sur la police pour accuser le parti d'opposition de gauche, La France Insoumise, d’être responsable des violences du samedi 17 octobre en France.
Un commissaire du renseignement territorial écrit que la hiérarchie leur demande « texto » d’écrire que LFI est derrière le mouvement du 17 octobre, alors que c’est « objectivement faux » de l’avis général des renseignements territoriaux.
LFI a déposé plainte. Si ces révélations sont confirmées, c’est une affaire d’État : un gouvernement qui n’a pas vu venir les violences du week-end, et dont le ministre de l’Intérieur reconnaît lui-même un « manque d’anticipation », chercherait à faire porter le chapeau à la première force d’opposition.
Dans son podcast Tout bascule, Peter Mertens a déjà expliqué comment l'élite française met tout en œuvre, à coups de mensonges et de campagnes de dénigrement, pour présenter LFI sous un jour défavorable. Retrouvez cet épisode au bas de cette page.
« En Belgique, le petit Trump de Mons tente d’ailleurs une pâle copie à la française sur ses réseaux sociaux, écrit Raoul Hedebouw. Sans aucune preuve, il tente d'associer le PTB aux dégradations commises à Bruxelles. Bien sûr, nous n'avons rien à voir avec ça. »
Il poursuit : « Le gouvernement est sous pression, car sa politique antisociale et la militarisation qu’il soutient – avec l'argent de notre sécurité sociale, de notre enseignement et de nos services publics – sont de plus en plus contestées par de plus en plus de personnes. Au lieu de mener le débat sur leurs politiques, on voit le MR de Georges-Louis Bouchez instrumentaliser les violences pour accuser et criminaliser le PTB. Ce discours autoritaire prépare un durcissement du pouvoir exécutif, avec la loi Quintin, dans le but d’interdire les activités d’organisations lorsque celles-ci ne lui plaisent pas. Sans juge et sans preuve. »
Nous ne nous laisserons pas intimider et nous appelons toutes les forces démocratiques du pays à s’opposer à ce projet autoritaire.