La commission Finances examine notre proposition pour une commission d’enquête sur l’affaire Reynders
Début novembre 2025, Didier Reynders, ancien ministre et commissaire européen du MR, a été mis en cause pour le blanchiment de 900 000 euros, notamment via le dépôt d’importantes sommes en liquide auprès d’ING. Nous avons déposé une proposition de commission d’enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Le texte sera examiné pour la première fois demain, mardi 27 janvier, en commission Finances de la Chambre.
« Reynders a été actif pendant 30 ans aux plus hauts niveaux politiques. Il est le ministre des Finances resté en fonction le plus longtemps que notre pays ait connu. Durant cette période, son nom est apparu dans plusieurs scandales financiers », explique Sofie Merckx, notre cheffe de groupe à la Chambre. « A-t-il trafiqué de l’argent public lorsqu’il était ministre ? Pourquoi les banques n’ont-elles jamais signalé ces faits plus tôt ? Quel rôle la relation entre Reynders et le monde des affaires a-t-elle joué ? Chaque habitant de ce pays a le droit de le savoir. »
Reynders a souvent été mêlé à des controverses. À chaque fois, il s’agissait de montants importants d’argent public. Le contribuable a donc droit à la transparence
Cheffe de groupe PTB à la Chambre
ING n’a en outre effectué aucun signalement pendant 15 ans concernant les dépôts suspects de Reynders. La Banque nationale, elle aussi, ne s’est interrogée qu’après les révélations dans la presse.
« Pourtant, les banques sont tenues à une vigilance renforcée lorsqu’il s’agit de responsables politiques. Dans le cas de quelqu’un comme Reynders, qui était pendant des années compétent pour ces mêmes banques, toutes les alarmes auraient dû se déclencher très rapidement. Pourquoi cela n’a-t-il pas été le cas ? », s’interroge Sofie Merckx.
L’origine de l’argent reste également floue : « Tout au long de sa carrière, Reynders a souvent été mêlé à des controverses. Pensons à son implication présumée dans le Kazakhgate, aux fonds libyens, à la construction de l’ambassade de Belgique à Kinshasa ou encore aux gares de Liège et de Mons… À chaque fois, il s’agissait de montants importants d’argent public. Le contribuable a donc droit à la transparence. »
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