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Grève des femmes le 8 mars : trois raisons d'y participer

Les politiques antisociales du gouvernement De Wever-Bouchez risquent de toucher particulièrement les femmes et d'aggraver les inégalités. Mais nous pouvons les arrêter : nous les avons déjà fait reculer. Nous voulons une politique qui élimine les inégalités, et non qui les aggrave. C'est pourquoi, avec notre organisation de femmes Zelle, nous soutenons l'appel à la grève des femmes le 8 mars et nous participerons aux différentes manifestations organisées dans tout le pays. Vous joindrez vous à nous ?

Vendredi 27 février 2026

3 femmes posent dans la rue en regardant la caméra

Maartje De Vries, présidente de Zelle, organisation de femmes du PTB

Le gouvernement De Wever-Bouchez attaque les femmes. Mais nous pouvons les arrêter. Les attaques antisociales du gouvernement se heurtent à une résistance soutenue des syndicats, de la société civile et des organisations féministes. Une résistance qui paie et qui ne faiblit pas. Le gouvernement est moins en position de force qu'il ne le laisse paraître. Voici trois raisons d’agir le 8 mars pendant la grève des femmes et de participer à la manifestation syndicale nationale du 12 mars.

Raison n° 1 : Pas touche à nos droits, stop De Wever-Bouchez

1. Une femme sur trois risque un malus pension

40 % des femmes travaillent à temps partiel, souvent pour assurer des tâches de soin ou parce qu'elles n'ont pas accès à des contrats à temps plein. Conséquence : des carrières incomplètes et des pensions plus faibles.

Le gouvernement Arizona veut faire travailler tout le monde jusqu'à 67 ans (avec 35 années de travail effectif). Quiconque n’atteint pas ce seuil risque un malus pension pouvant aller jusqu'à 5 % par année de départ anticipé avant l’âge légal. Un peu plus d'une femme sur trois serait touchée.

En outre, les périodes assimilées sont progressivement supprimées, la pension de conjoint divorcé est supprimée et la pension de survie est réformée. Ces mesures touchent principalement les femmes.

2. L'attaque contre le pouvoir d'achat pousse les femmes dans la dépendance financière

En moyenne, les femmes gagnent 19,5 % de moins par an et sont plus susceptibles de travailler dans des secteurs à faible salaire. Le blocage des salaires les touche donc particulièrement fort. Beaucoup de femmes travaillent à pauses, et l'attaque sur les primes de nuit et de week-end risque aussi de les impacter lourdement. Le vol de l’index va aussi toucher un grand nombre de femmes. Et les augmentations de taxes prévues par l’Arizona vont faire augmenter le coût de la vie de manière générale.

En outre, la chasse aux malades de longue durée (60 % de femmes) et la limitation du chômage dans le temps exercent une pression supplémentaire sur les femmes les plus vulnérables. Résultat : moins de pouvoir d'achat, plus de pauvreté, plus de dépendance.

3. Toujours plus de flexibilisation : impossible de combiner vie professionnelle et vie privée

La charge du foyer et les soins aux proches reposent encore largement sur les épaules des femmes. Cela pousse 40 % d’entre elles à travailler à temps partiel. Au lieu de renforcer les services publics qui prennent normalement en charge ces tâches, le gouvernement De Wever-Bouchez fait tout le contraire : il réduit les budgets.

Il impose aussi de plus en plus de flexibilité : plus d'heures supplémentaires, suppression du repos dominical, plus de flexi-jobs... L'équilibre entre vie professionnelle et vie privée devient presque impossible.

4. Manque d'ambition pour lutter contre les violences : les femmes en sont victimes

Les violences sexistes touchent les femmes partout dans le monde. En moyenne, un féminicide est commis toutes les deux semaines : il est urgent d'adopter une approche ambitieuse.

Pourtant, le gouvernement n'en fait pas une priorité. Il ne prend presque pas d’initiatives, alors que ses politiques rendent les femmes plus dépendantes et donc plus vulnérables.

5. Attaques contre la société civile, le secteur social et nos droits démocratiques

Une société civile critique et des mouvements sociaux forts sont essentiels pour défendre les droits des femmes et notre démocratie. Ils veillent à ce que nous puissions faire entendre notre voix et défendre nos droits.

Avec la loi Quintin, l’Arizona veut pouvoir interdire toute organisation qu'il juge trop « radicale », pour faire taire toute protestation.

De plus, le gouvernement coupe dans les budgets de la société civile et du secteur social. Cela a un impact sur la possibilité pour les femmes de s'organiser et détruit d’importants filets de sécurité et d'aide.

Raison n° 2 : Le gouvernement est plus faible qu'il ne le fait croire, nous pouvons gagner

En octobre, 140 000 personnes sont descendues dans les rues pour protester contre la politique de casse sociale de De Wever et Bouchez. Plusieurs autres journées d'actions syndicales fortes ont eu lieu en janvier et février. Et les actions se poursuivent les 8 et 12 mars. Les syndicats, la société civile et les organisations féministes se donnent la main et envoient un message clair : pas touche à nos droits.

La lutte paie. Grâce aux grèves et aux grandes mobilisations, des victoires ont déjà été remportées : le malus pension a été reporté à 2027, 20 000 personnes vont donc y échapper. Les réformes de la TVA ont été postposées. Ensemble, nous pouvons faire reculer les politiques antisociales.

Raison n° 3 : Pour une politique qui élimine les inégalités

Nous voulons une politique qui élimine les inégalités, et non qui les aggrave.

Cela signifie le droit au repos pour tous et toutes : ramener l'âge légal de la pension à 65 ans, autoriser la pension anticipée à partir de 60 ans (après 40 années de travail ou 35 pour les métiers pénibles) et permettre les aménagements de fin de carrière dès 55 ans.

Pour réduire l’écart salarial, il faut des mesures concrètes : augmenter le salaire minimum à 17 euros de l'heure pour renforcer les salaires les plus bas. Garantir des services de garde d’enfant abordables, de qualité et accessibles est crucial pour donner aux femmes une chance égale sur le marché du travail. Les gouvernements régionaux ont toutes les clés pour y parvenir.

Les violences sexistes constituent une inégalité majeure et restreignent la liberté des femmes. Nous attendons du gouvernement fédéral un plan d'action ambitieux et un budget adéquat pour lutter contre les violences faites aux femmes. Ce plan doit investir dans la protection des victimes, dans des unités spécialisées au sein de la police et de la justice, mais aussi dans le suivi des auteurs et dans la prévention.

La résistance ne s'arrête pas au 8 mars. Les organisations féministes se joindront à la manifestation syndicale nationale prévue à Bruxelles le 12 mars. Ensemble, nous pouvons les faire reculer. Vous joindrez vous à nous ?

3 femmes posent dans la rue en regardant la caméra

Prenez part à la grève des femmes le 8 mars

Le 8 mars, nous soutiendrons la grève des femmes et nous rejoindrons les manifestations organisées dans tout le pays contre le gouvernement De Wever-Bouchez et ses mesures antisociales particulièrement pénalisantes pour les femmes.