En 2025, on a fait vaciller le gouvernement ; en 2026, on va le faire reculer
Discours de Raoul Hedebouw à la réception nationale de Nouvel An du PTB.
Chers amis, chers camarades, chers membres de la presse,
Avant toute chose : je vous présente mes meilleurs vœux pour 2026.
Pour vous, pour votre famille, pour vos amis et vos collègues.
Bienvenue à cette réception du Nouvel An. C’est la première d’une longue série. Partout dans le pays, nous en organisons près de cinquante. Vous en trouverez certainement une près de chez vous.
2025 n’a pas été une année ordinaire. Bien au contraire.
2025 a été une année de luttes sociales intenses et de résistance.
Contre la casse sociale et la militarisation du gouvernement De Wever-Bouchez.
De Wever, Bouchez et Prévot pensaient pouvoir imposer leurs plans sans difficulté.
Ils se sont trompés.
Tout au long de l’année, les gens se sont mobilisés. Des manifestations massives. Des journées nationales d’action. Deux grèves générales, dont une grève de trois jours fin novembre tout cela à l'initiative des organisations syndicales.
Et je ne parle même pas de tout le reste : les grandes mobilisations contre le génocide à Gaza, les occupations étudiantes, les actions dans des secteurs comme la pétrochimie, les soins de santé ou la culture, la lutte pour le climat, la défense de nos droits démocratiques. Au total, plus de treize mobilisations nationales en une seule année.
Toutes ces actions ont mis ce gouvernement sous pression. On le sent. Ils ne sont pas à l’aise.
Et c’est pourquoi toutes celles et ceux qui se sont mobilisés méritent aujourd’hui plus que jamais notre respect et nos applaudissements.
Parce que c'était ça, 2025.
Le gouvernement est confronté à un problème
Ce gouvernement est maintenant au pouvoir depuis un an. Et c’est clair : ils ont un problème. Ils n’arrivent tout simplement pas à faire passer leur politique. Ils passent de crise en crise.
C’est toujours le même scénario.
D’abord, ils se fixent eux-mêmes une deadline très dure, et ils ne la respectent pas. Essayez donc ça dans une usine ou sur votre lieu de travail. Si vous ne respectez jamais vos deadlines : vous êtes dehors.
Ensuite, cela leur coûte des semaines, parfois des mois, et d’interminables négociations nocturnes.
Et puis, pour éviter une crise profonde, ils concluent soudain, à la va-vite, un accord.
Nous posons alors quelques questions simples et critiques sur cet accord. Et que se passe-t-il ? Le château de cartes s’effondre à nouveau. On se rend compte qu’il n’y a en réalité aucun véritable accord. Et quelques mois plus tard, ils doivent recommencer de zéro.
Regardez le malus pension. Il aurait dû être décidé depuis longtemps. Mais aujourd’hui, après un an de gouvernement, ils ne savent toujours pas comment ils veulent l’appliquer concrètement.
Même chose pour le blocage de l’index. Tout est reporté, tout vacille.
Chers amis, on le sent : ce gouvernement ne tient pas solidement sur ses jambes.
Et la raison est claire.
C’est la force de la résistance sociale.
Une opposition politique forte.
Et un large mécontentement dans la société contre les mesures de ce gouvernement.
Dans tous les coins du pays, la colère et l’indignation sont grandes. Dans les syndicats. Dans le monde associatif. Chez les jeunes. Chez les petits indépendants. Dans le monde de la justice. Dans le secteur culturel. Et ainsi de suite.
Ce gouvernement n’a aucun soutien pour sa politique de casse sociale, et ils le savent. Deux sondages consécutifs montrent que cette coalition n’a plus de majorité. La coalition est en difficulté : Vooruit, Les Engagés et le MR reculent dans les sondages. Ils n’arrivent tout simplement pas à faire passer leur politique auprès de la population.
Et c’est logique. Parce que personne n’a voté pour ça.
Avez-vous vu pendant les élections des affiches de Vooruit avec le slogan : « Vooruit, pour un malus pension » ?
Avez-vous reçu des tracts du CD&V annonçant qu’ils allaient s’attaquer à l’index ?
Avez-vous vu des publicités de la N-VA expliquant qu’ils voulaient limiter les primes de nuit ?
Avez-vous entendu le MR ou Les Engagés promettre dans un débat d’augmenter la TVA et les accises ?
Non. Personne n’a fait campagne pour ça. Personne n’a voté pour ça.
Ils avaient promis de mieux récompenser le travail et ils s’attaquent aujourd’hui aux pensions et à l’indexation des salaires. Ils avaient parlé de faire contribuer les épaules les plus larges, et ils augmentent la TVA et les accises pour l’ensemble de la population. Ils font exactement l’inverse de ce qu’ils avaient promis. Ils attaquent le pouvoir d’achat des gens.
Ce gouvernement n’a aucune légitimité démocratique pour démanteler nos droits sociaux.
Ils commencent à reculer
Et sous la pression, nous voyons quelque chose d’important se produire : ils commencent déjà à reculer.
L’exemple le plus clair est celui du malus pension, une mesure phare du gouvernement, reportée au moins à 2027 sous la pression du mouvement social. Cela signifie que 20 000 personnes échapperont déjà à ce malus en 2026.
Sous la pression du mouvement social, le gouvernement a également assimilé les périodes de maladie et de chômage temporaire. Résultat : chaque année, un quart des personnes qui partent en pension anticipée seront épargnées par le malus. Cela représente environ 5 000 personnes par an.
Ce ne sont pas des détails. Ce sont des victoires concrètes. Grâce à la lutte sociale. Grâce la mobilisation des organisations syndicales. Grâce à la pression politique. Grâce au mécontentement largement répandu dans la société.
Le gouvernement a également dû adapter, sous la pression, la limitation des primes de nuit ou le durcissement de la pension anticipée. Ce sont des exemples montrant que la mobilisation paie. Et ce n’est qu’un début. Nous ne voulons pas seulement adapter le malus pension, nous voulons son retrait définitif.
Avec le PTB, nous soutenons pleinement le plan d’action des syndicats : les actions et grèves provinciales en février et la grande manifestation nationale du 12 mars.
Aucune des attaques menées contre les pensions et le pouvoir d'achat n'a encore été votée au Parlement. Tout est encore ouvert. Nous pouvons encore gagner. Ensemble, nous pouvons repousser ce vol de l’index et des pensions. En 2025, nous avons fait vaciller le gouvernement ; en 2026, nous le ferons reculer.
Ce que ça va coûter à Kevin et Isabelle
Chers amis, nous allons prendre des exemples concrets.
Ils disent : « Il faut revaloriser le travail. »
Mais si c’était vrai, ce sont des gens comme Kevin qui devraient le ressentir.
Kevin a 42 ans. Il vit à Gand. Il travaille depuis vingt ans comme ouvrier dans l’industrie sidérurgique. À pauses. Matin, soir, nuit. Un rythme différent chaque semaine. Son corps ressent chaque changement de shift.
Quand nous dormons, Kevin est à l’usine.
Quand nous nous levons, il rentre chez lui.
Il voit parfois à peine ses enfants pendant plusieurs jours. Cela fait vingt ans qu’il vit ainsi.
Ça, c’est travailler dur.
Et qu’est-ce que Kevin reçoit aujourd’hui de De Wever et Bouchez ?
Pas plus de salaire. Non, non.
Son index est bloqué.
Sa pension est démantelée.
Parce qu’il gagne plus de 4 000 euros brut — soit environ 2 600 euros net.
Le gouvernement dit alors : « Mais Kevin recevra toujours l’index. »
Regardons ce qu’il en est.
À cause du blocage de l’index, Kevin perd la première année 310 euros brut.
Mais ça ne s’arrête pas là.
Car lorsque son salaire sera à nouveau indexé plus tard, ce sera sur une base salariale plus basse.
Ainsi, la perte augmente chaque année.
Comme une boule de neige qui dévale une montagne.
Sur l’ensemble de sa carrière, Kevin perdra ainsi plus de 20 000 euros brut.
Disparus. Volés. Par ce gouvernement.
C’est ça, « revaloriser le travail », monsieur De Wever ?
Et ça ne s’arrête pas aux gens comme Kevin.
Le gouvernement étend même son attaque contre l’index aux personnes qui travaillent à temps partiel.
Prenez Isabelle. 49 ans. Infirmière. Elle travaille à mi-temps. Elle gagne 2 650 euros brut.
Sur le reste de sa carrière, elle perdra plus de 8 000 euros brut de pouvoir d’achat.
Ce n’est pas « revaloriser le travail ».
C’est une attaque sur le monde du travail.
Plus de la moitié des travailleurs sont touchés par ce vol de l’index. Et plus de la moitié des pensionnés aussi.
Ouvriers sidérurgistes. Infirmières. Enseignants. Chauffeurs… Celles et ceux qui font tourner le pays.
De la part des partis de droite, on s’attend à ce genre de politique.
Mais ce que personne ne comprend, c’est comment Vooruit peut soutenir ça.
Vous vous souvenez ?
Pendant la campagne, Conner Rousseau – le président de Vooruit, les socialistes flamands – promettait de protéger le pouvoir d’achat.
Il a accepté toute la casse sociale et justifié la participation de Vooruit au gouvernement avec une garantie explicite : « On ne touchera pas à l’index ». Logique : l’index est l’un des plus grands acquis du mouvement social. Un symbole d’un siècle de luttes.
Et pourtant maintenant, ils attaquent l’index.
Rousseau a menti. Il dit que les réformes doivent être « justes ».
Mais qu’y a-t-il de juste dans le malus pension, le vol de l’index ou l’augmentation de la TVA de ce gouvernement ?
2026 sera donc aussi l’année de vérité pour Vooruit.
Rien n’a encore été définitivement voté.
Leur blocage de l’index tient avec des bouts de ficelle.
Nous appelons Vooruit à bloquer cette mesure. Ils doivent abandonner ce plan. Vooruit peut encore arrêter cette mesure.
Conner Rousseau, demandez à vos parlementaires de ne pas voter ces mesures antisociales.
Il y a des alternatives. Avec le mouvement social, nous allons intensifier la pression pour stopper le vol de l’index.
Pas touche à l’index. En paroles, mais surtout en actes.
Pas touche à nos pensions
Je veux aussi parler des pensions.
Car à côté de l’attaque contre nos salaires, ce gouvernement commet aussi un vol des pensions.
Il veut faire travailler tout le monde plus longtemps pour moins de pension.
Selon la Commission d'étude sur le vieillissement du Bureau du Plan, les travailleurs perdront à terme en moyenne 150 euros de pension par mois. Pour le reste de leur vie.
Ceux qui ne peuvent pas travailler jusqu’à 67 ans risquent en plus un lourd malus. Ils perdent alors encore entre 200 et 300 euros supplémentaires par mois.
Et même ceux qui sont déjà à la pension sont touchés. Le gouvernement supprime l’adaptation des pensions au bien-être. Des personnes qui ont travaillé toute leur vie pour une pension modeste voient cette pension perdre de la valeur année après année.
Vous savez quel est le vrai problème ? La question est : qui doit payer ?
Dans la tête de De Wever, Bouchez et Prévot, les « épaules les plus larges » sont apparemment les travailleurs.
Les gens qui commandent des plats à emporter et paient plus de TVA.
Les gens qui se chauffent au gaz et paient plus d’accises.
Les gens qui gagnent plus de 4 000 euros brut, soit 2 600 euros net.
Voilà, selon eux, les épaules les plus larges. Celles et ceux qu’ils veulent faire payer.
Eh bien, là-dessus, nous sommes fondamentalement en désaccord.
Pour nous, les épaules les plus larges, ce sont les super-riches.
Le 1 % le plus riche de notre société.
Ceux qui possèdent plus de 5 millions d’euros nets et qui contribuent aujourd’hui beaucoup trop peu.
Il est temps d’aller chercher l’argent là-bas.
C’est la différence de vision entre ce gouvernement et nous.
Georges-Louis Bouchez : le roi du pipeau
Et soyons honnêtes : en matière de pipeau, Georges-Louis Bouchez est le roi.
Il promettait de revaloriser le travail, mais il attaque l’index et les pensions.
Il promettait moins d’impôts, mais il augmente la TVA, les accises sur le gaz, le minerval des étudiants.
Il dit que les impôts doivent diminuer, mais sa politique pousse les communes à augmenter les taxes locales. On peut même les appeler les « taxes Bouchez ».
Tout le monde paie. Enfin, presque tout le monde. Car un groupe reste remarquablement épargné : les millionnaires, les grandes fortunes, les PDG.
Avec Bouchez et Prévot, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Il y a là un grand tabou : faire contribuer les super-riches.
C’est cette logique que nous voulons renverser en 2026.
Et c’est pourquoi le PTB est aujourd’hui la locomotive de la gauche. Dans la rue, dans la résistance sociale et au Parlement. Nous ne sommes pas seuls face à cette politique de casse sociale. Nous menons ce combat avec le large mouvement social. Avec toutes celles et ceux dans ce pays qui disent : « trop c’est trop ». Pour Kevin. Pour Isabelle. Pour tous ces travailleurs et travailleuses qui donnent chaque jour le meilleur d’eux-mêmes. Organisés. Mobilisés. Déterminés. J’appelle tous nos militants à soutenir cette résistance. Jusqu’à ce que ce gouvernement retire ses plans de blocage de l’index et de vol des pensions. Jusqu’à ce qu’on aille chercher l’argent là où il se trouve.
L'impérialisme de Trump
2025 a aussi été l’année où Donald Trump est revenu au pouvoir aux États-Unis.
Sous sa direction, l’impérialisme américain est plus ouvert et plus brutal que jamais. Mais ne vous y trompez pas : cette agressivité ne vient pas de la force, elle vient de la peur et de la faiblesse.
La puissance des États-Unis décline. Économiquement, ils sont dépassés par la Chine et par des pays du Sud global. Le centre de gravité du monde se déplace vers l’Asie.
Et que font les États-Unis ? Ils s’accrochent par tous les moyens possibles à leur hégémonie et à leur domination mondiale. Ils tentent de compenser ça militairement. Même si ça signifie pousser le monde vers la guerre.
Regardez ce qui se passe aujourd’hui. Trump attaque le Venezuela et menace le Groenland, le Mexique, la Colombie ou Cuba Il déstabilise l’Afrique, comme en République démocratique du Congo, où les grandes puissances se battent pour le contrôle des matières premières. Et pendant ce temps, le soutien au génocide contre le peuple palestinien se poursuit.
L’impérialisme américain est de loin la plus grande menace pour la paix et la sécurité dans le monde actuel. Face à la crainte de perdre son hégémonie, il devient de plus en plus agressif
Et que fait l’Europe ? Que fait notre pays ?
Deux jours après l’enlèvement illégal d’un chef d’État d’un pays souverain, notre ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, rend visite à son homologue américain Marco Rubio.
On pourrait espérer qu’il y défende la souveraineté européenne. Qu’il prenne ses distances avec cette politique agressive.
Mais non. Après sa visite, il déclare que notre pays partage avec les États-Unis de « fortes convergences » et des « responsabilités partagées ».
Quelles convergences ?
Soutenir le génocide contre le peuple palestinien ou bombarder le Venezuela, est-ce une « forte convergence », monsieur Prévot ?
Menacer le Groenland, la Colombie ou le Mexique, est-ce une « forte convergence », monsieur Prévot ?
L’élite européenne se comporte comme un paillasson de l’impérialisme américain. Elle se met à genoux devant la politique impérialiste et participe à l’attaque contre le droit international.
Alors que Trump veut se réapproprier l’hémisphère occidental, intensifie la guerre froide avec la Chine, et veut nous y entraîner,
alors que l’Europe choisit une économie de guerre et plus de militarisation,
nous faisons un autre choix.
Face au choix de la guerre, nous faisons le choix de la paix.
Rompons avec la politique impérialiste des États-Unis. Choisissons une alternative à la militarisation de l’Europe. Travaillons avec les pays qui défendent le droit international plutôt que le « far west ». Avec les pays qui défendent le multilatéralisme, le dialogue, la diplomatie et les principes de sécurité collective et partagée.
Ce n’est que de cette manière que nous pourrons peser sur la scène internationale et contribuer à un monde de paix. Ceux qui se soumettent à l'impérialisme de Trump et choisissent la voie des armes mènent la Belgique vers un monde de guerre.
L'année de l'alternative
Si 2025 a rendu une chose claire, c’est que le système dans lequel nous vivons est soumis à des chocs de plus en plus forts. Les problèmes sociaux, économiques, écologiques et démocratiques de notre époque s’aggravent, et le capitalisme les approfondit toujours plus. Une alternative existe. Rosa Luxemburg le disait déjà il y a cent ans : c’est le socialisme ou la barbarie. Et ce choix est aujourd’hui plus actuel que jamais.
La course à des profits toujours plus élevés met en permanence nos droits sociaux et démocratiques sous pression.
La recherche de matières premières bon marché, de main-d’œuvre bon marché, de sphères d’influence et de marchés pousse notre monde dans une spirale de guerre et de violence.
Un système qui place le profit au-dessus de tout alimente la crise climatique.
Il détruit les deux sources de toute richesse : le travail et la nature.
C’est le chemin de la barbarie.
Face à cette barbarie, nous faisons un autre choix.
Nous choisissons le socialisme.
Le socialisme n’est pas une idée abstraite.
C’est un choix concret pour une autre société.
Une société où l’économie est au service des êtres humains, et non du profit.
Où la solidarité, la justice, l’émancipation et l’humanité sont centrales.
Une société où la richesse va à celles et ceux qui la créent : la classe travailleuse. Pas aux actionnaires, pas aux multimilliardaires.
Une société où les travailleurs décident eux-mêmes des choix qui déterminent leur vie.
Où la démocratie ne s’arrête pas à la porte de l’usine.
Une société qui choisit la paix. Qui respecte le travail et la nature.
Qui investit dans la préservation de la vie sur notre planète, plutôt que dans sa destruction.
Cette société, nous ne la construisons pas seulement avec des mots.
Nous la construisons avec la force et l’espoir que nous avons vus en 2025. Dans les yeux des gens qui se mobilisent. Dans la détermination des syndicats. Dans les poings levés des jeunes qui descendent dans la rue pour Gaza, pour le climat, pour leur avenir.
Organisons-nous. Car ce n’est qu’en étant organisés que nous pouvons gagner. Plus nous sommes organisés, plus nous pouvons imposer des avancées. 2025 l’a prouvé.
Camarades, 2025 a été l’année de la résistance. L’année où nous avons fait vaciller le gouvernement.
2026 sera l’année de l’alternative.
Ils font le choix de la casse sociale et la guerre. Nous choisissons la solidarité et la paix.
Ils font le choix des super-riches. Nous choisissons la classe travailleuse.
Ils n’ont aucun avenir à offrir. Nous construisons notre avenir nous-mêmes.
Socialisme ou barbarie, le choix nous appartient.
Je vous souhaite à toutes et tous une année 2026 pleine de combativité !