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Cinq leçons des journées de mobilisation nationale et de la grève générale

De Wever et Bouchez pensaient pouvoir imposer leurs réformes antisociales sans résistance. Ils avaient tort.

Vendredi 28 novembre 2025

On a assisté à une nouvelle démonstration de force du mouvement social. Avec 3 jours de grève en cette fin novembre. Respect pour ces actions qui montrent encore que ce sont bien les travailleurs et travailleuses qui font tourner le pays. Et non les actionnaires ou les politiciens.

Mais quelles leçons peut-on tirer de ces journées de mobilisation ? Réponse en 5 points. 

Photo de groupe à la médiacité à Liège

Découvrez les moments forts de la grève générale et la réponse de Raoul aux attaques du gouvernement

PVDA-leden op een feest.

Rejoins un groupe de base du PTB

Tu savais que, dans ton quartier, des membres du PTB se réunissent une fois par mois pour organiser des actions sur le terrain ? Dans un groupe de base, tu peux utiliser tes talents pour changer les choses.

LEÇON n°1 — Nous sommes forts

Ce qui se passe depuis un an est inédit. Quelques chiffres pour s’en rendre compte :

  • 7 novembre 2024 : 32 000 travailleuses et travailleurs du non-marchand manifestent alors que le gouvernement n’est même pas encore formé.
  • 13 décembre 2024 : 10 000 personnes devant le Palais de justice de Bruxelles.
  • 13 janvier 2025 : 30 000 travailleurs des services publics, en particulier des enseignants, contre les attaques sur les pensions.
  • 13 février 2025 : 100 000 personnes dans les rues de Bruxelles contre le plan de casse sociale de l’Arizona. Une mobilisation qui rassemble syndicats, jeunesse et monde associatif.
  • 31 mars 2025 : grève générale interprofessionnelle.
  • 29 avril 2025 : grève nationale dans les services publics et mobilisations dans les grandes villes du pays.
  • 22 mai 2025 : nouvelle manifestation du non-marchand, plus de 30 000 personnes.
  • 25 juin 2025 : ce qui ne devait être qu’un rassemblement interprofessionnel se transforme en manifestation vu le succès de la mobilisation. Au final, ce ne sont pas moins de 40 000 personnes qui vont manifester dans les rues de Bruxelles.
  • 14 octobre 2025 : mobilisation monstre à Bruxelles, 140 000 personnes contre le malus pension et le vol des pensions.
  • 23 novembre : manifestation contre les violences faites aux femmes et l’inaction de Bouchez et De Wever.
  • 24 novembre : grève nationale dans les transports publics.
  • 25 novembre : grève des services publics.
  • 26 novembre : nouvelle grève générale interprofessionnelle — la deuxième cette année.

Au total : 13 grandes mobilisations nationales en un an.

Et c’est sans compter les grèves locales, les actions sectorielles comme celles des acteurs de la justice, les enseignants, les artistes, les étudiants et le large monde associatif. Ni les nombreuses mobilisations monstres pour dénoncer la complicité du gouvernement belge dans le génocide en Palestine.

Ça faisait longtemps dans l’histoire que la classe travailleuse, ses organisations, le monde associatif et la jeunesse n’avaient maintenu un tel niveau de mobilisation sur une aussi longue durée.

LEÇON n°2 — Nous sommes largement soutenus, ils n’ont pas de légitimité

Rarement les revendications portées par le mouvement n’ont eu autant de soutien dans la population. 

Une immense majorité rejette l’idée d’être forcé à travailler jusqu’à 67 ans pour une pension plus basse.

Une immense majorité est contre le blocage de l’index ou ne veut pas qu’on sacrifie nos pensions pour acheter les F-35 de Donald Trump.

Et on est également une immense majorité à être pour une taxation des grandes fortunes.

Eux, ils n’ont aucune légitimité démocratique pour imposer leur casse sociale.  Aucune mesure n’était dans les programmes électoraux des partis de l’Arizona : ni le malus pension, ni le blocage de l’index, ni les attaques contre les primes de nuit ni l’augmentation de la TVA.

Personne n’a voté pour un tel programme.

LEÇON n°3 — Leurs accords sont fragiles... et on commence déjà à les faire reculer

De Wever et Bouchez affirmaient qu'ils voulaient un gouvernement uni, sans discussions interminables comme avec le gouvernement De Croo. Le gouvernement serait dur et sûr de lui. Mais des fissures sont rapidement apparues.

On a un gouvernement qui patine, qui hésite, qui change d’avis et qui réécrit son propre accord toutes les deux semaines. Il recule aussi. Voyons les faits :

  • Le malus pension devait s’appliquer dès 2026. Aujourd’hui, il n’est toujours pas voté, mais ils ont déjà décidé qu’il serait maintenant reporté à 2027.
  • Les jours de maladie devaient pénaliser les travailleurs dans le calcul du malus. Maintenant, ils annoncent qu’ils seront finalement assimilés.
  • Ils voulaient limiter la nuit de travail de minuit à 5 heures. Ce serait finalement de 23h à 6h.

Rappelons-le encore : aucune de leurs réformes n'a encore été votée et leurs accords sont fragiles.

Et ça, c’est le résultat de la persévérance de nos mobilisations et du mécontentement général qui grandit dans la population.

LEÇON n°4 — On ne peut croire aucune de leurs promesses

C’est un constat simple : on ne peut rien croire de ce qu’ils annoncent.

Dans leur accord de gouvernement – Vooruit, MR et Les Engagés en tête –, ils affirmaient noir sur blanc qu’ils ne toucheraient pas à l’index. Ils promettaient de récompenser ceux qui bossent et de ne pas augmenter les taxes.

Quelques mois plus tard, ils essaient de voler une partie de l’indexation automatique. Comme si c’était les ouvriers de la sidérurgie, de la chimie, de l’automobile, les infirmières, les professeurs et instituteurs... qui étaient les épaules les plus larges.

Quelques mois plus tard, ils augmentent taxes et TVA  sur des produits essentiels comme le gaz naturel, le mazout et les carburants et même sur le paquet de frites ou les pizzas à emporter. 

Pendant la campagne électorale, faire payer les millionnaires était pour Vooruit un point de rupture. Conner Rousseau, le président des socialistes flamands, avait encore répété récemment que c’était une « ligne rouge pour lui ». Aujourd'hui, c'est devenu pour ce même Rousseau un « symbooltje » (un petit symbole) qui n’était là que pour les réseaux sociaux.

Au final, on n’a rien sur le sujet. Zéro, Niets, Rien, schnoll... Pour faire payer les super millionnaires.

En résumé, ils mentent et on ne peut croire aucune de leurs promesses

LEÇON n°5 — S’organiser mieux pour gagner plus

Depuis un an, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes se mobilisent et s’organisent toujours plus

C’est une force qui se construit et qui peut encore grandir.

Être organisé, c’est :

  • être mieux informé ;
  • être solidaire ;
  • pouvoir tenir dans les hauts comme dans les bas d’un mouvement long ;
  • partager les expériences ;
  • trouver des solutions collectivement ;
  • ne jamais être seul.

S’organiser, c’est s’impliquer dans nos syndicats, nos associations de quartier, nos collectifs de solidarité, tous ces lieux qui font vivre la résistance. Le gouvernement l’a d’ailleurs bien compris. Il essaie de nous réduire à une somme d’individus. C’est pour ça qu’il essaie de criminaliser la résistance organisée, c’est pour ça qu’il s’en prend aux moyens du monde associatif. Le gouvernement a compris que si nous nous organisons toujours mieux, nous pouvons gagner toujours plus.

Et bien sûr : s’organiser, c’est aussi dans le PTB, le meilleur parti du pays.

Il y a une place pour vous dans nos groupes de base et nos sections locales. Avec vous, avec chacune de vos contributions, nous pouvons être plus forts, nous pouvons peser davantage. Et à l’inverse, en vous engageant avec nous, vous pouvez devenir plus forts, apprendre, échanger et agir collectivement.

Nous rassemblons toutes celles et tous ceux qui veulent changer de société, qui veulent une société fondée sur le respect du travail et de la nature.

Une société de la classe travailleuse, pas du profit.

Une société de la paix et du socialisme.