Ces partis au gouvernement dénoncent l'ICE de Trump... mais autorisent les visites domiciliaires
Lorsque nous avons vu les images des troupes de l’ICE de Trump aux États-Unis, Les Engagés, Vooruit et le CD&V ont exprimé leur indignation face à cette approche inhumaine. Ces mêmes partis décident aujourd’hui d’autoriser les visites domiciliaires.
Le 3 avril dernier, le gouvernement a donné son feu vert aux visites domiciliaires. Cela signifie que la police pourra pénétrer dans des habitations pour arrêter et expulser des personnes sans papiers.
Ils prétendent vouloir poursuivre des « criminels illégaux ». C’est le même langage que celui utilisé par Trump. Et la même propagande mensongère, car toute personne commettant des infractions peut évidemment déjà être arrêtée sur base des lois existantes. C’est également ce qu’affirme l’Association des juges d’instruction, qui critique le texte.
Il y a neuf ans, cette proposition était déjà sur la table et avait suscité une énorme vague de protestations, notamment de la part d’avocats, de juges, d’activistes des droits humains, de juges d’instruction… Le gouvernement de l’époque avait dû abandonner ses projets répressifs.
Aujourd’hui encore, la contestation est importante. Dans une lettre ouverte, des dizaines d’organisations ont mis en garde contre les dangers démocratiques de cette mesure.
« Confondre un statut administratif avec une menace pour la société revient à instaurer une logique de suspicion collective, à légitimer des mesures d’exception et à saper les principes d’égalité devant la loi et d’individualisation des situations. (...) Une démocratie qui accepte que des domiciles soient pénétrés comme lors d’un cambriolage et sans garanties effectives cesse progressivement de se considérer comme un espace de droits et devient de plus en plus un appareil de contrainte », écrivent-elles.
Aujourd’hui, le gouvernement impose ses projets et nous avançons pas à pas dans la même direction que les États-Unis sous Trump.
Aux États-Unis, des manifestations massives ont contraint l’ICE à se retirer de Minneapolis. Aux côtés d’un large front d’organisations, dont les syndicats, nous continuerons nous aussi à nous opposer à cette loi.