Affaire Reynders : nous demandons une commission d'enquête parlementaire suite à la transaction pénale d'ING
La banque ING, soupçonnée de complicité dans des pratiques de blanchiment d'argent dans l'affaire Reynders, a conclu une transaction pénale de 1,6 million d'euros, échappant ainsi à toute poursuite ultérieure.
« C'est de la justice de classe : celui qui est assez riche peut acheter l'abandon de son affaire, déclare notre député Julien Ribaudo. Nous ne tolérerons pas que l'élite économique et politique échappe ainsi à son procès. Les citoyens méritent transparence et justice. C'est pourquoi nous allons, avec le PTB, remettre notre proposition de commission d'enquête parlementaire à l'ordre du jour le plus rapidement possible. »
La banque ING est soupçonnée d'avoir été complice de pratiques de blanchiment d'argent dans l'affaire Reynders. Didier Reynders, ancien ministre du MR, aurait blanchi 1 million d'euros, notamment via des e-tickets de la Loterie Nationale. Il a effectué 1 000 versements suspects sur son compte chez ING, sans que la banque n'en ait jamais fait la déclaration.
C'est de la justice de classe : celui qui est assez riche peut acheter l'abandon de son affaire
Député à la Chambre
« Nous ne pouvons plus attendre de réponses d'ING, affirme Julien Ribaudo. Pour eux, ce chapitre est clos, mais nous voulons des éclaircissements, car toute cette affaire sent mauvais. S'agit-il d'argent public provenant de l'un des nombreux scandales dans lesquels Reynders était impliqué en tant que ministre, comme le Kazakhgate ? Pourquoi ING n'a-t-il pas signalé les versements suspects pendant des années ? Le lien étroit entre le monde économique (les banques) et le monde politique (Reynders) a-t-il joué un rôle ? »
Chez les politiques, il s'agit la plupart du temps d'affaires impliquant de l'argent public. Les citoyens ont d'autant plus droit à un procès public où toutes les questions trouvent une réponse
Député à la Chambre
Sans oublier la possibilité que Didier Reynders lui-même échappe à son procès via une transaction pénale.
« C'est pourquoi nous avons, avec le PTB, déposé une proposition visant à interdire aux hommes politiques de conclure une transaction pénale, conclut Julien Ribaudo. Chez les politiques, il s'agit la plupart du temps d'affaires impliquant de l'argent public. La victime, c'est alors la société. Dans ce cas, les citoyens ont d'autant plus droit à un procès public où toutes les questions trouvent une réponse. »