Photo Solidaire, Karina Brys

En Pologne, le gouvernement ultra-conservateur et son président homophobe soutiennent les pouvoirs locaux qui créent des « zones sans LGBT ». En Belgique aussi, des groupes actifs sur les réseaux sociaux pour faire l’apologie des violences à l’encontre des personnes LGBT voient le jour.

En Pologne, certaines communes ont créé des « zones sans LGBT », avec le soutien du gouvernement et du président homophobe Andrej Duda, du parti d’extrême droite PiS. La police réprime sévèrement les protestations des militants LGBT et n’hésite pas à les jeter en prison. Une situation qui s’aggrave de semaine en semaine.

Chez nous, on a récemment vu apparaître en ligne un groupe (« Criminal system ») dont les membres postent des vidéos illustrant des agressions de personnes LGBT et s’en félicitent. Selon la VRT, ce groupe ne serait même que la partie émergée de l’iceberg. La rhétorique homo et transphobe de ces groupes correspond parfaitement à ce que l’on a déjà pu voir dans le groupuscule fasciste Schild en Vrienden, ainsi que dans le programme du Vlaams Belang.

L’organisation Çavaria, plateforme des organisations de défense des droits des personnes LGBT en Flandre et à Bruxelles, s’est portée partie civile contre ce groupe appelle toutes les victimes à se joindre à elle. C’est une initiative positive, car de tels actes sont intolérables.

Partout en Europe, une nouvelle droite (courant conservateur très proche de l’extrême droite, dont sont issus Trump, Bolsonaro, Francken, etc.) se développe et, avec elle, la violence contre toutes les personnes « différentes », qui sortent du cadre « traditionnel ». Au PTB, nous entendons organiser tout le monde et lutter ensemble contre toute forme de discrimination et de violence.