« Pas en notre nom » : les députés flamands du PTB protestent contre le fait que le Vlaams Belang préside le parlement flamand

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« Pas en notre nom. » C’est le message que le groupe PTB a envoyé aujourd'hui au Parlement flamand lorsque Filip Dewinter (Vlaams Belang) a pris la parole en tant que président du parlement par intérim. Le président, le N-VA Kris Van Dijck, a en effet dû démissionner, laissant temporairement la place à l’élu d’extrême droite. « Nous ne pensons pas qu'il soit normal qu'une figure de l'extrême droite préside une institution démocratique », a expliqué Jos D'Haese, chef du groupe PTB.

« Je vais être président de tous les députés et donc de tous les Flamands. » C'est ce qu'a déclaré Filip Dewinter lorsqu'il est devenu clair qu'après la démission de Kris Van Dijck, il deviendrait président par intérim du Parlement flamand. Le PTB n’est pas d'accord. « Nous trouvons absolument anormal qu'une figure de l'extrême droite préside une institution démocratique, a réagi Jos D'Haese, chef du groupe PTB au parlement flamand. Dewinter et son parti disent qu'ils défendent tout le monde, alors qu'en réalité, ils promeuvent aussi toutes sortes de mesures antisociales et appliquent une politique du diviser pour régner. »

Les représentants du parti de gauche ont donc levé des pancartes avec les mots « Niet in onze naam » (pas en notre nom) lorsque Filip Dewinter a pris la parole comme président par intérim. « Dewinter, ancien président du Vlaams Belang, est connu pour ses déclarations racistes, mais aussi pour avoir rendu visite au parti néo-nazi grec Aube Dorée, ajoute Jos D’Haese. Il est aussi spécialisé dans les tweets nauséabonds. Il est le meilleur signal du fait que le Vlaams Belang n’a pas réellement changé depuis l’époque du Vlaams Blok. Aucun règlement ne peut justifier qu’un tel homme préside un parlement dans notre pays. »

Après la démission de Kris Van Dijck, Dewinter est devenu président par intérim. Le Bureau exécutif du Parlement flamand a depuis nommé Wilfried Vandaele (N-VA) comme nouveau président.

Kris Van Dijck a dû démissionner après une série de scandales. Déjà mis à mal suite à son arrestation pour conduite en état d’ébriété début juillet, il est depuis également soupçonné d’avoir fraudé et fait jouer ses relations politiques au profit de sa maîtresse, une escort girl.

« Il est incompréhensible qu'après la débâcle avec Van Dijck, les partis traditionnels décident à nouveau de la présidence à huis clos, poursuit Jos D'Haese. Ce que nous avons vu ces derniers jours est un bon exemple d'une vieille culture politique. La N-VA, toujours prompte à dénoncer le clientélisme du PS, ne semble pas prendre la déontologie trop au sérieux. De plus, notre groupe doit tout apprendre par la presse. Dans une démocratie saine, cette question serait débattue ouvertement au Parlement. » Le PTB appelle donc à une enquête approfondie sur les accusations portées contre Van Dijck.


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