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L’idée de péage urbain est remise sur la table par le gouvernement Vervoort à travers une taxe, qui peut s’élever jusqu’à 3 euros par trajet, sur les automobilistes roulant en heure de pointe sur le territoire de la Région bruxelloise. « Après la Zone de Basses Émissions, voici encore une mesure qui fait payer les travailleurs », réagit Françoise De Smedt, cheffe du groupe PTB au Parlement bruxellois.

 « Plutôt que d’imposer une politique antisociale, le gouvernement Vervoort ferait mieux de faire contribuer les grandes entreprises pour une STIB gratuite. Il est également temps d’investir dans la SNCB pour offrir une alternative sociale et écologique aux automobilistes. » Le PTB estime par ailleurs que cette mesure est peu efficace pour réduire la congestion automobile.

 Le projet d’un péage urbain à Bruxelles, dont la presse fait écho aujourd’hui, coûterait entre 840 et 1200 euros par automobiliste.

« Le chauffeur de la STIB qui habite Charleroi ou l’infirmière qui travaille à Erasme qui habite le Brabant wallon risquent de devoir payer jusqu’à 1200 euros en plus par an, dénonce Françoise De Smedt. Une telle taxe est antisociale, car elle touche les gens qui sont obligés de prendre la voiture pour aller travailler, mais aussi parce qu’elle coûte autant, qu’on gagne 1 300 ou 10 000 euros par mois. »

L’accès à Bruxelles en voiture est en passe de devenir un privilège pour les riches, critique le PTB.

« Pour les PDG, les cadres, et les ministres, cela ne posera sans doute pas de problème, avec leurs gros salaires et leur voiture de fonction. Mais les ouvriers, les techniciens indépendants, les employés ne choisissent pas leurs horaires. Et ils n’ont souvent d’autre choix que de rouler pendant les heures de pointe. Les études montrent en outre que les zones en dehors des grandes villes sont très mal desservies par le chemin de fer. Pour beaucoup de travailleurs, la voiture est donc la seule option. »

La cheffe de groupe du PTB remet en question aussi l’efficacité de telles mesures. « Des expériences de péages urbains montrent qu’après une petite diminution initiale, le nombre de voitures augmente de nouveau, explique Françoise De Smedt. C’est le cas à Londres, où les voitures privées de services comme Uber ont remplacé les voitures des automobilistes qui n’entraient plus dans la ville. Diminuer le nombre de voitures de navetteurs à Bruxelles, passera avant tout par des lignes de train plus fréquentes et des parkings gratuits aux gares de départ. Tout le contraire de ce que fait le gouvernement fédéral. »

« À Milan, suite à l’introduction d’un péage, la fréquentation des transports en commun a augmenté d'à peine 3 %, c’est-à-dire presque rien, souligne la députée bruxelloise du PTB. Le PTB propose la gratuité des transports en commun pour tous les usagers, Bruxellois comme navetteurs, comme cela se fait à Dunkerque. Là, la gratuité a fait augmenter l’utilisation des transports en commun de 85 %. Et la moitié des nouveaux usagers ont laissé leur voiture. »

« Pour payer cette gratuité de la STIB, le PTB propose de faire contribuer les grandes entreprises par un forfait domicile-travail, comme cela se fait en France, conclut Françoise De Smedt. Nous constatons que le gouvernement Vervoort préfère payer les travailleurs et navetteurs. »


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  • fernand soupart
    a commenté 2020-02-28 17:46:52 +0100
    encore des taxe s et vraiment infernal se pays de merde qu et devenue la belgique , je comprend ceux qui on quitter le pays pour vivre mieux ailleur

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