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Des centaines d'organisations et personnalités progressistes du monde entier (dont Marc Botenga, député européen du PTB) signent un appel adressé au président américain Joe Biden pour qu'il mette fin aux sanctions et au blocus contre Cuba. Le voici.

Cher président Biden,

Le temps est venu de donner une nouvelle orientation aux relations entre les États-Unis et Cuba. Nous, les soussignés, vous adressons cet appel public urgent, car nous rejetons les politiques cruelles mises en œuvre par l’administration Trump qui ont causé tant de souffrances au peuple cubain.

Cuba - un pays de onze millions d'habitants - traverse une crise difficile en raison de pénuries croissantes de nourriture et de médicaments. Les récentes manifestations ont attiré l'attention du monde entier sur cette question. Si la pandémie de Covid-19 s'est avérée être un défi majeur pour tous les pays, c’est un défi bien plus grand pour une petite île qui subit l’énorme impact d'un blocus économique.

Nous considérons que la politique consistant à refuser délibérément nourriture et médicaments au peuple cubain, en particulier durant une pandémie mondiale, est un acte totalement dénué de scrupules.

Avec la pandémie, les habitants de l'île - et leur gouvernement - ont perdu des milliards de recettes provenant du tourisme international qui, en temps normal, auraient été investis dans le système de santé publique, la distribution de nourriture et l'économie.

Durant la pandémie, l'administration Trump a renforcé le blocus, est revenue sur l'ouverture de l'administration Obama et a mis en place 243 mesures coercitives qui ont délibérément asphyxié la vie sur l'île et provoqué encore plus de pénuries.

L'interdiction des envois de fonds et la suspension des vols commerciaux directs entre les États-Unis et Cuba sont des entraves au bien-être de la plupart des familles cubaines.

Le 12 juillet dernier vous avez écrit : « Nous soutenons le peuple de Cuba ». Si cela est vrai, nous vous demandons de signer immédiatement un décret annulant les 243 « mesures coercitives » mises en œuvre par Trump.

Il n'y a aucune raison de poursuivre la politique de la guerre froide qui obligeait les États-Unis à traiter Cuba comme un ennemi existentiel et non comme un pays voisin. Au lieu de maintenir le cap pris par Trump dans son effort pour revenir sur la politique d’ouverture d’Obama vis-à-vis de Cuba, nous vous exhortons à renouer avec elle, à la poursuivre et à entamer le processus de levée du blocus. Mettre fin aux pénuries de nourriture et de médicaments doit être la priorité absolue.

Le 23 juin dernier, une majorité d'États membres des Nations unies a voté pour demander aux États-Unis de lever le blocus. Telle a été la position constante de la majorité des États membres au cours des 30 dernières années. En outre, en avril 2020, sept Rapporteurs spéciaux des Nations unies ont adressé une lettre au gouvernement américain concernant les sanctions contre Cuba dans laquelle ils écrivent que : « Dans l'urgence sanitaire que représente la pandémie, le manque de volonté du gouvernement des États-Unis de suspendre les sanctions peut entraîner un risque accru de pénuries à Cuba ».

Nous vous demandons de lever les « mesures coercitives » imposées par Trump et de reprendre l'ouverture initiée par Obama ou, mieux encore, d'entamer le processus de levée du blocus et de normaliser totalement les relations entre les États-Unis et Cuba.

(Voir tous les signataires sur https://www.letcubalive.com/)

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