Photo Solidaire, Stefaan Van Parys.

La proposition de loi qui dépénalise l’avortement et allonge le délai à 18 semaines a été adoptée en deuxième lecture ce 20 décembre en commission de la Justice de la Chambre. « C’est une première avancée majeure pour les droits des femmes. » se réjouit Sofie Merckx. « Il reste encore une étape importante : c’est le vote en plénière. C’est pour cela qu’il est important de rester mobilisés. »

Inquiets de voir que Paul Magnette (PS) envisageait de sacrifier le droit des femmes dans les négociations quant à la formation du futur gouvernement, le PTB a plaidé pour la loi soit mise à l’ordre du jour de la première séance plénière qui suit les vacances de Noël.

Sofie Merckx raconte : « Les débats en commission ont été très lourds. Nous avons vu sortir tous les arguments contre toute IVG alors même que l’avortement est autorisé en Belgique jusqu’à 12 semaines. Mai, au sein du groupe dépositaire, nous avons travaillé dans un esprit très constructif. Ensemble, avec les centres de planning familial, nous avons répondu en détail à tous les arguments car nous avions un but en commun : faire avancer le droit des femmes à disposer de leur corps et pouvoir offrir des soins adéquats aux 500 femmes qui se rendent aux Pays-Bas chaque année pour avorter au-delà du délai de 12 semaines. »

En 2018, une tentative de changer la loi avait été avortée, et toutes les associations féministes et de défense de la santé des femmes avait appelé au changement tel qu’il a été voté aujourd’hui et ce, malgré les multiples tentatives des partis NVA , CD&V, cdH et Vlaams Belang de bloquer le débat.


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