9 milliards d’euros transférés de nos salaires vers les profits des entreprises : il est temps de rendre l’argent

Photo Solidaire, Barbara Tuna.

Le gouvernement Michel-De Wever aura été un champion de l’inégalité. En quatre ans, il a réussi à faire perdre plus de 9 milliards d’euros aux salaires, directement transférés vers les profits record des entreprises. « Pour le PTB, il est inacceptable que les travailleurs ne reçoivent que des cacahuètes, réagit le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw. Bref, les salaires doivent augmenter. »

« Cette dernière année, les profits des multinationales ont doublé, explique Raoul Hedebouw. En Belgique, les actionnaires ont empoché 12 milliards d’euros de dividendes, soit une augmentation de 26 %. Et les travailleurs ? Des cacahuètes. Pour le gouvernement et les patrons, les salaires ne pourraient augmenter que de 0,8 % dans les deux prochaines années. »

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+ 26 % pour les actionnaires, + 0,8 % pour les travailleurs ? C’est inacceptable

Cela résume bien la politique du gouvernement Michel-De Wever, qui a tout fait pour que les richesses produites par les travailleurs aillent au maximum dans la poche des plus riches.

Saut d’index, blocage salarial, jobs précaires, durcissement de la loi salariale de 1996… Toutes ces mesures expliquent qu’en quatre ans, la part des salaires dans le PIB (la richesse produite) a diminué de 2,06 %. La part des profits, elle, a augmenté de 2,34 %.

« Autrement dit, les salariés ont été rackettés de plus de 9 milliards d’euros, et les riches actionnaires ont reçu plus de 10 milliards d’euros », dénonce Raoul Hedebouw. Pour retrouver une part salariale identique à 2014, il faudrait augmenter les salaires de 4,2 %, soit une hausse salariale de 127 euros par mois pour un salaire médian.

Rendre de l’oxygène aux nombreux ménages qui ont du mal avec les fins de mois

« Jamais la part des profits dans le PIB n’a été aussi importante, pointe Raoul Hedebouw. Et, pendant ce temps, de plus en plus de travailleurs et travailleuses peinent à finir le mois. Tout augmente : les factures d’énergie, les factures d’hôpitaux, les prix des biens de consommation… mais les salaires, eux, devraient à peine pouvoir augmenter ? Cela ne va pas. Pour beaucoup de gens, la coupe est pleine. Il est temps d’augmenter réellement les salaires pour redonne de l’oxygène et du pouvoir d’achat aux ménages. »

Il est temps de redistribuer les richesses de façon plus équitable.

C’est pourquoi le PTB demande :

  1. Une augmentation salariale générale de 3 % pour la période 2019-2020.
  2. Une revalorisation conséquente du salaire minimum, qui doit passer à 14 euros de l’heure.
  3. L’abrogation de la loi qui emprisonne les salaires et les empêche d’augmenter. (loi de 1996).

« Ces mesures permettraient d’inverser la tendance, défend Raoul Hedebouw. Sous le gouvernement Michel-De Wever, les inégalités ont augmenté. Alors que ce sont ces millions de travailleurs et de travailleuses qui produisent chaque jour les richesses dans ce pays, ils et elles en voient toujours moins la couleur, et ce sont les riches actionnaires qui empochent. Une augmentation des salaires, et particulièrement du salaire minimum, rendrait de l’oxygène aux nombreux ménages qui ont du mal avec les fins de mois. En plus, rendre du pouvoir d’achat aux travailleurs et travailleuses, c’est aussi donner de l’oxygène à l’économie. Notre étude montre clairement qu’il y a de la marge. Maintenant, il s’agit de lutter pour l’obtenir. C’est pourquoi nous continuerons à soutenir les gilets jaunes, rouges et verts qui se mobilisent pour la justice sociale. »

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