Photo Maria Evseyeva

La lutte pour une vie décente et un accès à l’eau pour tous a engrangé une victoire avec l’engagement de la ministre régionale de l’Environnement de « mettre fin définitivement à l’usage des limiteurs d’eau en Wallonie ».

 

« Le gel du prix de l’eau était une première victoire mais nous faisons un pas encore plus important aujourd’hui », se réjouit Germain Mugemangango, chef de groupe du PTB au Parlement wallon. « Depuis que nous sommes au Parlement wallon, le PTB mène la lutte aux côtés des associations de terrain pour l’accès à l’eau, ce combat commence à porter ses fruits. »

Le 21 janvier 2020, la ministre Ecolo, Céline Tellier, déclarait que la pose d’un limiteur ou la menace de pose était efficace pour récupérer les factures impayées. Elle a pourtant défendu une toute autre position en commission de l’environnement ce 28 janvier : « Le principe même de limiter l’accès à l’eau à des personnes qui sont souvent déjà en proie à des difficultés conséquentes m’indispose particulièrement. » Elle a déclaré s’engager « à mettre définitivement fin à l’usage des limiteurs d’eau en Wallonie ».

Pour Jori Dupont, député wallon PTB, « ce changement radical de position ne vient pas de nulle part. La crise sanitaire que nous traversons à pu mettre en avant le caractère indispensable de l’accès à l’eau mais sans le travail des associations de terrain comme le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP), la Fondation Roi Baudouin ou encore les tuteurs énergie (conseillers qui aident les ménages à réduire leur facture sous la direction des CPAS wallons, NdlR), nous n’aurions pas pu en arriver là. C’est la preuve que la lutte paie. »

Il reste encore à supprimer concrètement les limiteurs. Le PTB a déposé en début de semaine une proposition de décret pour mettre fin aux limiteurs et aux coupures d’eau. « Les arguments repris par la ministre contre les limiteurs d’eau sont encore plus valables contre les coupures », remarque le député PTB. « J’ai aujourd’hui bon espoir que la majorité soutienne notre décret pour mettre effectivement fin une bonne fois pour toutes à ces pratiques d’un autre temps qui s’opposent à la dignité humaine. »