Union européenne

Il y a un projet d’accord intra-belge afin de permettre au gouvernement fédéral de signer le traité de libre-échange avec le Canada, le fameux CETA. Tout d’abord, ce projet d’accord doit encore être approuvé dans les différents Parlements. Tant que ce ne sera pas le cas, ce projet d’accord n’a aucune valeur. Un nouvel ultimatum y est attaché : il doit être signé dans les 48 heures à venir.

Le PTB soutient le rejet de la Région wallonne et des autres entités fédérées des nouvelles propositions de la Commission européenne. « La crise actuelle et le report du sommet montrent la nécessité d’ouvrir enfin un vrai débat démocratique en Europe concernant ce traité », réagit le président du PTB, Peter Mertens.

Dans l'affaire de l’opposition de la Région wallonne à l'accord de libre-échange avec le Canada, le fameux CETA, nombre de commentateurs ont évoqué le rôle du PTB. Peter Mertens, président du parti de gauche, nous donne son point de vue sur la question.

Les gouvernements régionaux wallon et bruxellois disent « non » au CETA, un traité commercial entre le Canada et l’Union Européenne. Cet accord est taillé sur mesure pour les multinationales, moins pour l’homme et l’environnement…

« CETA, à qui profite le crime ? Aux multinationales. Le but de ce traité est de mettre toujours plus en concurrence les travailleurs, les agriculteurs et les systèmes sociaux, a dénoncé Frédéric Gillot, député PTB au parlement wallon. On ne transforme pas un dangereux carnivore en végétarien comme ça. »

Face à la contestation croissante contre le TTIP, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis, plusieurs dirigeants européens parlent de postposer les négociations. Mais il ne faudrait pas que cela serve un autre agenda : faire adopter rapidement le CETA, négocié entre l'UE et le Canada, qui banaliserait le bœuf aux hormones.

Les peuples d'Europe ont besoin d'une alternative à cette Union européenne autoritaire et antisociale. Lors de ManiFiesta, quatre acteurs majeurs de la gauche conséquente ont débattu sur leur vision de l'Europe et leur perspective de changement.

Le groupe parlementaire européen de gauche GUE/NGL (dont fait partie en Belgique le PTB, NdlR) a condamné l’annonce de fermeture de Caterpillar à Gosselies. « L’entreprise suit une logique aveugle de profits aux détriment des gens » , dénonce Thomas Händel de la GUE.

Les Britanniques ont choisi de quitter l’UE. L’économie grecque poursuit sa dégringolade. L’Espagne et le Portugal risquent des sanctions européennes. Les Français protestent en masse contre la Loi Travail. Et en Italie se profile une crise politique. L’appel à une Europe radicalement différente est de plus en plus strident.

« Il est temps de dire que les droits sociaux et démocratiques des peuples sont supérieurs à la libre circulation des capitaux. » Le 30 juin dernier, le député fédéral PTB Raoul Hedebouw a pris la parole lors du débat sur les suites du Brexit au Parlement. « Nous devons repartir d'une feuille blanche qui garantit une Europe des peuples et une Europe sociale », a-t-il ajouté.

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