Poste

À travers un mouvement d’ampleur nationale particulièrement bien organisé, les travailleurs de bpost ont fait reculer le CEO Koen Van Gerven dans ses plans et ont arraché de belles avancées. Une étape importante dans leur lutte pour de meilleures conditions de travail, de meilleurs salaires, et plus de respect.

Les postiers et postières sont fier.e.s de leur métier. Mais ils et elles sont aussi en colère. L'explosion de la charge de travail est difficile à supporter, alors que les salaires ne suivent pas. Pour le PTB, il faut sortir de la logique de profit imposée par la Bourse afin de retrouver une poste au service des gens et non du profit.

Après Lidl, Ryanair et Aviapartner, c'était au tour des postiers de se mobiliser pour plus de respect et le droit de travailler dans de bonnes conditions. Un mouvement exemplaire qui, même s'il n'est pas encore fini, a déjà fait trembler la direction. Voici six leçons que l'on peut tirer de cette première mi-temps sociale.

Les propositions de la direction de bpost ont été discutées aujourd’hui dans les instances syndicales. « Nous avons reçu un avis négatif unanime », a résumé la CSC. De son côté, la CGSP estime les propositions « insuffisantes » et demande « la réunion du front commun dans les plus brefs délais ». Retour sur cinq des raisons pour lesquelles les postiers rejettent le plan de la direction.

Voilà comment Frédéric, facteur depuis 12 ans, résume la grève chez bpost. « Tant que nous n'obtiendrons pas des résultats concrets, nous sommes prêts à rester mobilisés. »

Les postiers n’en peuvent plus de la pression au travail, de devoir travailler toujours plus pour que les actionnaires touchent de gros dividendes. Ces derniers ont donc décidé d’arrêter le travail quelques jours. Quelles sont les raisons de leur colère et comment les aider à assumer un service essentiel au public ?

Le CEO de bpost, Koen Van Gerven, estime dans le Soir que « nous sommes arrivés au bout de notre modèle ». Et d’annoncer notamment la fin des tournées quotidiennes. En clair, il s’agit pour lui d’encore augmenter les profits. Pour le PTB, au contraire, une poste publique qui tourne selon les besoins de gens et le respect des travailleurs est nécessaire.

Diminution des boîtes aux lettres et augmentation des tarifs des timbres pour recevoir son courrier à temps : ce sont les deux dernières mesures que vient d’annoncer le CEO de bpost, Koen Van Gerven. Qui rêve de devenir le nouveau Jeff Bezos, le patron d’Amazon, l’homme le plus riche du monde. Le PTB a une vision totalement différente d’une vraie poste publique, moderne et efficace.

Bpost veut se séparer de 90 à 130 travailleurs dans son service à la clientèle (call centrer). Soit près d’un tiers des 375 travailleurs actuels. Et les remplacer en développant son site et les nouvelles technologies. Le PTB dénonce cette logique absurde qui jettera des travailleurs à la rue et fera baisser la qualité du service.

93 % des postiers trouvent qu’il n’est pas normal de travailler jusque 67 ans. C’est ce qui ressort d’une enquête que le PTB a menée auprès d’une centaine de postiers. Témoignages de futurs pensionnés qui comptent bien ne pas se laisser faire.

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