Photo Solidaire, Raf Degeest

La Belgique entière l’a découvert par ses interventions enflammées au Parlement, sa présence systématique lors des mobilisations sociales ou encore ses passages dans les médias. Raoul Hedebouw, porte-parole et chef de groupe au parlement fédéral, est aujourd’hui candidat pour devenir le nouveau président du PTB. L’élection aura lieu lors du congrès du parti, le 5 décembre prochain. L’occasion de revenir sur le parcours de celui qu’un éditorialiste a décrit comme « un phénomène au flair bilingue ».1

L’unité comme racine, la classe travailleuse comme terreau

Raoul Hedebouw est né en 1977 à Liège, sur les hauteurs d’Herstal, dans le quartier populaire de La Préalle. Sa mère était syndicaliste dans une usine de production de matériel médical et son père sidérurgiste à Arcelor-Mittal, aussi actif au niveau syndical. S’il est Liégeois et supporter du Standard, Raoul est aussi parfait bilingue. À Herstal, chez les Hedebouw, on parlait néerlandais. Logique, avec des parents ouvriers flamands, venus l’un de Flandre-Occidentale (le père) et l’autre du Limbourg (la mère). Grandir dans un quartier populaire liégeois tout en ayant de la famille et des racines aux quatre coin du pays, la recette fait de lui une véritable produit de la Belgique d’aujourd’hui.

Quant au choix pour la classe travailleuse et la lutte, Raoul y a été confronté dès son plus jeune âge. Dans son livre « Première à Gauche », il raconte l’importance de l’épisode du licenciement de sa mère en 1992 : « Ce qui est arrivé à ma mère a été déterminant dans mon engagement. En fait, en Belgique on peut dire que les droits de l’Homme s’arrêtent aux porte des entreprises. Vous pouvez vous exprimer en dehors des entreprises, mais pas à l’intérieur sans risquer de perdre votre travail si cela ne plaît pas à la direction. »2

Cependant, le véritable baptême du feu a lieu entre 1994 et 1996. En 1994 éclate une grande lutte pour le refinancement de l’enseignement et contre le plan du ministre Lebrun. S’ensuivent six semaines de grèves et d’actions dans les écoles, hautes écoles et universités. Alors en rhéto à l’athénée royale d’Herstal, Raoul se plonge dans la lutte et créé avec des amis le Comité Herstalien des Étudiants, le « C.H.E. » (« il n’y a pas de hasard », comme il aime le dire lui-même). C’est là qu’il fait ses premiers pas comme organisateur et comme animateur de manif.

La lutte se poursuit en 1995-1996, dans le grand combat contre le plan de la ministre Laurette Onkelinx, qui prévoit de licencier 3 000 enseignants. Entre grèves de profs, d’écoliers et manifestations, le combat durera des mois. « J’ai alors décidé de m’engager au PTB », explique Raoul. Il devient alors actif dans le mouvement étudiant du PTB, Comac.

En 1997, la Belgique est marquée par la lutte des Forges de Clabecq. « Avec des étudiants, nous sommes souvent allés soutenir ceux de Clabecq, explique Raoul dans son livre. C’était normal, ils étaient venus aussi nous soutenir lors de nos luttes dans l’enseignement l’année auparavant. Et puis, le 2 février 1997, il y a eu cette marche multicolore pour l’emploi qui s’est terminée dans l’immense cour de l’usine. 70 000 personnes sont venues de tout le pays manifester pour défendre l’emploi. » Ce jour-là, la délégation va demander à Raoul de traduire en direct à la foule le discours de Roberto D’Orazio. « C’était un moment très impressionnant, témoigne-t-il. Je rencontre encore beaucoup de gens pour qui ce combat des Forges de Clabecq a été une source d’inspiration dans leur lutte de tous les jours. Il y avait chez ceux de Clabecq le refus de la fatalité , la détermination de lutte et toujours la volonté de placer leur combat dans un cadre plus large, celui d’un choix de société. »

La percée

Ces racines et son bilinguisme, Raoul a aussi pu les mettre à profit lorsqu’il est devenu porte-parole national du PTB en 2005. Raoul Hedebouw a d’abord percé au Sud du pays à travers ses interventions aux débats dominicaux, décrivant le PTB comme le « moustique qui va déranger les partis traditionnels ».

Il entre au conseil communal de Liège en 2012 (avec 7,2 % des voix) en même temps que Peter Mertens au conseil communal d’Anvers (où le PTB obtient 8 %). Il est depuis devenu le porte-voix de l’ensemble du parti, relayant et soutenant des combats allant des dockers d’Anvers aux blouses blanches bruxelloises en passant par les métallos de Caterpillar. Présent systématiquement sur les piquets de grèves et dans les mobilisations sociales aux quatre coins du pays, il se fait connaître et apprécier par de nombreux travailleurs.

La percée de 2014, avec deux premiers élus du PTB au parlement fédéral, lui donne encore une nouvelle dimension comme porte-parole. Durant cinq ans, avec son compère Marco Van Hees, Raoul Hedebouw va utiliser la tribune parlementaire pour défendre les intérêts de la classe travailleuse.

À contre-courant, avec humour, il jongle sans cesse d’une langue à l’autre – un challenge pour les services de traduction de la Chambre, qui ont dû s’adapter -, mais toujours avec des chiffres et des analyses étayées. Marco sur la fiscalité, Raoul sur des dossiers comme le saut d’index ou la pension à 67 ans, vont asticoter les ministres et mener le débat parfois durant des nuits entières. Ils vont réussir à plusieurs reprises à toucher un large public et mettre le gouvernement MR-N-VA en difficulté. Comme en 2017, quand le Premier ministre Charles Michel, à court d’argument, lui crie qu’il est un « populiste », alors que Raoul démontre – documents de l’ONSS à l’appui – que l’énorme majorité des emplois prétendument créés par le gouvernement via son tax shift sont en réalité des emplois précaires à temps-partiel.

Les ingrédients de ce succès grandissant du PTB sont multiples : un projet alternatif de société avec le socialisme 2.0, une présence croissante sur le terrain, les dossiers solides de son service d’études, mais aussi une communication renouvelée. C’en est fini du jargon, place à une langue directe et simple, compréhensible mais riche de contenu, qui se nourrit de la réalité et des exemples du terrain. Il s’agit de s’adresser à l’esprit – avec des dossiers étayés et sérieux–, mais aussi au cœur, avec des témoignages, des images et de l’humour. Raoul Hedebouw a indiscutablement joué un rôle important à ce niveau.

« Il parle avec son cœur »

Le célèbre éditorialiste de Het Laaste Nieuws Jan Segers parle d’un « phénomène » au « flair bilingue ». Un homme qui a « la tchatche et le contact facile » écrit l’hebdomadaire Le Vif3. Le journal de Zondag exprimait en 2016 ses félicitations et son enthousiasme pour Raoul Hedebouw. Le journaliste Paul Cobbaert explique :

« Ses amis comme ses ennemis s’accordent sur le fait que Raoul Hedebouw amène une plus-value forte au parlement. Cela faisait trente ans que des marxistes ne siégeaient plus dans l’hémicycle. Aujourd’hui ils sont deux. Et Raoul a clairment très vite imprimé sa marque. Sans tabou à la tribune, il parle avec son cœur, une qualité qui fait défaut à trop de politiciens. Pas de réserves ni de trac, il n’a pas eu besoin de période de rodage. La semaine dernière, pour la énième fois, il a tendu un douloureux miroir à ses collègues, lors du débat sur les pensions des députés. "Apparemment, il y a une catégorie de la population qui ne doit pas travailler plus longtemps." Et ça paie. Aujourd'hui, on travaille à la modification de cette loi. Hedebouw donne de la couleur au Parlement. Et c’est voulu. "La politique ne doit pas être ennuyeuse, je pense même que c'est une forme d'art", m'a-t-il dit. "Si tout le monde parlait comme Kris Peeters, les gens s'endormiraient." Je l'adore, j'adore son style. Un atout, cet homme. D'où ce compliment. Félicitations ! »4

Lors de réceptions locales du parti, de débats et de séances de questions-réponses, Raoul Hedebouw parcourt les salles de Wallonie, de Bruxelles, mais aussi de Flandre. Ses interventions bilingues relayées sur les réseaux sociaux ne vont pas tarder à le faire connaître aussi en au Nord du pays, où il est vu par beaucoup de travailleurs comme celui qui n’a jamais sa langue dans sa poche et ne manque pas d’humour.

Fin 2016, il est invité à participer à l’émission populaire « de Slimste Mens Ter Wereld » (littéralement « la personne la plus intelligente du monde »). Il franchira quelques tours de cette émission de quizz, mais se fait surtout remarquer par sa bonne humeur et son humour sur le plateau. Cela lui vaudra une grande attention médiatique, mais aussi les attaques de toute la droite, notamment des nationalistes de la N-VA, qui veulent empêcher l’émergence d’une gauche authentique. « Je peux vous assurer qu’en 2019, avec votre politique, grâce la colère des gens, nous allons être beaucoup plus nombreux ici. Maintenant vous avez la trouille hein ! », leur répond Raoul Hedebouw dans une réplique mémorable au parlement .

Porte-parole d’une opposition de gauche devenue incontournable

En 2019, le nombre d’élus a été multiplié par six. Le groupe parlementaire devient le 5e groupe de la Chambre avec des députés des trois régions du pays. Parmi ces 12 députés PTB, quatre sont des ouvriers et ouvrières, alors qu’il n’y avait pratiquement aucun autre élu issu de la classe travailleuse auparavant au parlement. Le parti marxiste renoue ainsi avec une tradition du mouvement ouvrier. Raoul dirige ce groupe très divers avec Peter Mertens, faisant émerger des nouvelles figures comme Sofie Merckx, Nabil Boukili, Nadia Moscufo ou Gaby Colebunders.

Tout cela traduit le poids que le PTB a de plus en plus comme opposition de gauche dans tout le pays. Comme chef de groupe, Raoul Hedebouw affronte évidemment les partis de droite sur leur politique d’austérité et de blocage des salaires au service des plus riches.

En octobre 2019, en pleine affaires courantes, il est à l’initiative du fameux amendement « Blouses Blanches » qui permet de dégager 400 millions d’euros supplémentaires pour les infirmières, et ceci quelques mois avant le Covid. Il confronte durement le Premier ministre De Croo dès son entrée en fonction, montrant directement que la Vivaldi est face à deux oppositions très différentes : celle du bloc séparatiste de droite d’un côté, celle de la gauche authentique unitaire de l’autre.

S’il donne du fil à retordre au PS et son vice-premier Dermagne, comme lors du débat sur l’accord interprofessionnel, il n’est pas en reste quand, sur la question des malades de longue durée, il croise le fer avec le ministre socialiste Vandenbroucke. Finalement, sous la pression, Vandenbroucke a d’ailleurs récemment dû annoncer un report de ces sanctions.

Dans le combat au parlement, il est également sans merci envers le bloc nationaliste de la haine de la N-VA et du Vlaams Belang. Élu de la gauche authentique, populaire, parfait bilingue et anti-nationaliste : Raoul Hedebouw représente tout ce que les nationalistes détestent. Il explique au magazine Humo : « Le moment le plus marrant de la législature précédente a été quand la N-VA m’a attaqué au parlement en disant “Vous, les Wallons”… (Il regarde autour de lui) “De qui vous parlez ? De moi ?” Je n’ai pas tout de suite compris. Je ne me sens pas wallon, ni flamand d’ailleurs, plutôt belge. Mais je me sens surtout appartenir à une classe sociale, la classe travailleuse.6

Acteur du renouveau du PTB

Si Peter Mertens a dirigé le mouvement du renouveau qui a amené l’émergence du PTB jusqu’à aujourd’hui (lire l’article L’émergence du PTB : « une historie incroyable »), Raoul Hedebouw a été un des acteurs de ce renouveau.

Raoul Hedebouw et Peter Mertens se connaissent depuis longtemps. Depuis 1994 et les grèves contre les réformes de l'enseignement. À l'époque, Peter Mertens était président du mouvement étudiant du PTB et était allé aider à Liège. Ils ont maintenu les liens d'amitié qu'ils avaient tissé à l'époque, mais aussi la répartition des tâches. « Raoul était déjà le porte-parole du mouvement de jeunesse, je travaillais un peu plus en arrière-plan. Cela fonctionne encore aujourd'hui, même si le niveau est différent »7, expliquait dans une interview celui qui est encore président du PTB. « Raoul Hedebouw est notre Eden Hazard. Je l'ai su dès la première fois que je l'ai vu, un leader d'écoliers perché sur un casier de coca, face à une cour de récréation bondée suspendue à ses lèvres. Sans lui, le parti n'aurait pas évolué aussi vite. »8

Raoul Hedebouw, de son côté, explique que « sans Peter, je ne serais pas ici. Il m'a convaincu de sa vision d'un PTB renouvelé, et m'a emmené dans l'aventure en tant que porte-parole d'un projet moderne. Nous formons une bonne équipe. »9

Raoul Hedebouw a d’abord dirigé la section provinciale de Liège, puis est devenu membre du bureau national du parti, l’exécutif du parti, en 2008. Il a apporté sa pierre aux nombreux débats et décisions au niveau de la direction du parti ces 13 dernières années.

« Raoul a toujours une analyse pointue de la situation politique, il est à l’écoute de ce qui vit à la base, il fait entendre son point de vue de manière argumentée témoigne David Pestieau, directeur du service d’études du parti. Et toujours avec une petite pointe d’humour. C’est quelqu’un qui est toujours en train de lire et de s’intéresser aux phénomènes nouveaux. Il a une grande culture politique. Au niveau social, bien sûr, mais aussi dans d’autres domaines comme le climat, le nationalisme ou les pays du Sud. »

La biologie et le marxisme

Raoul Hedebouw est diplômé en biologie de l’université de Liège, où il a fait son mémoire sur le cycle carbone et la décomposition des feuilles dans les Fagnes (Haute Ardenne). « Botanique et écologie de terrain, parce que les labos n’étaient pas pour moi. » explique-t-il dans une interview à RTL10. Il est également passionné par les oiseaux et l’ornithologie. Cette passion et son intérêt pour la science l’ont naturellement poussé à s’intéresser aux questions du climat et de l’écologie. Des défis dans lesquels il voit une confirmation de l’actualité et de la pertinence de l’analyse marxiste.

Au printemps 2019, le magazine Wilfried titre « Apologie du vautour fauve et leçon d’écologie léniniste ». Le magazine consacre huit pages d’interview en profondeur du porte-parole du PTB sur le marxisme et la question climatique. « Le marché libre est incapable de répondre à l’urgence climatique, y explique Raoul Hedebouw. Le problème du capitalisme c’est qu’il raisonne avec des profits à court terme. Ce n’est pas une erreur du capitalisme, c’est sa raison d’être. Et à court terme le capitalisme continue d’investir dans l’énergie fossile. »11 Idem lors d’une grande interview dans le journal Le Soir, dont le titre parle de lui-même : « La seule solution pour le climat, c’est de sortir du capitalisme ».12

Comme porte-parole national, il donne également beaucoup d’attention à l’étude de l’histoire commune des luttes des travailleurs. « Organiser un parti présent dans des régions contrastées, ça a toujours été une difficulté du mouvement ouvrier. Il ne faut pas idéaliser l'histoire des dirigeants ouvriers de Charleroi et de Liège qui, à la fin du XIXe siècle, devaient inventer une stratégie pour conquérir le monde du travail namurois, où le niveau de conscience n'était pas du tout le même. Quand on regarde le film Germinal, qui vient casser la grève des mineurs français ? Ce sont les mineurs belges. Les Belges étaient réputés à la solde du patronat, c'étaient les "jaunes" qui venaient casser les grèves dans le nord de la France - les mêmes stéréotypes qu'on entend aujourd'hui en Wallonie à propos des Flamands. La vitesse différente des combativités du monde du travail a toujours été une équation complexe à résoudre. Mais c'est aussi passionnant d'un point de vue intellectuel. Parce qu'il n'y a rien de plus facile que de se rabattre sur une région homogène », explique-t-il dans un autre long entretien avec le magazine Wilfried, à l’automne 2020.

L’internationalisme

Son intérêt pour les questions internationales ne date pas d’hier. En 2001, il fait une des ses premières apparitions médiatiques comme porte-parole du mouvement alter-globaliste qui se mobilise en Belgique. Un peu plus tard, Raoul séjournera deux ans au Congo, où il sera confronté à la réalité du Tiers-Monde. Actif dans la coopération au développement, le voyage est aussi marquant au niveau politique. Il explique dans son livre Première à gauche : « J’y ai aussi rencontré un peuple désireux de prendre son sort en main. La pensée de Lumumba, premier Premier ministre du Congo est encore très présente. Les gens se rappellent encore très bien le sale rôle qu’ont joué la Belgique et la CIA dans l’assassinat de ce premier dirigeant panafricain du Congo. »

Ces questions sont encore aujourd’hui un sujet sur lequel Raoul Hedebouw est engagé. Il déclarait ainsi récemment à la radio : « J’en ai un peu marre que les États-Unis continuent à donner des leçons de démocratie dans le monde. Les États-Unis, c’est 800 bases militaires dans le monde, la Chine, c’est une base militaire… Qui est un danger pour la guerre aujourd’hui ? Quand on voit les interventions qu’ils ont faites en Irak, en Afghanistan, en Syrie… L’establishment américain a sur la conscience la mort de 1,5 millions d’Irakiens et nous on continue à suivre l’impérialisme américain... Je ne suis pas d’accord avec ces deux poids, deux mesures. »13

Une nouvelle génération

Raoul incarne avec une série d’autres visages du PTB, comme Germain Mugemangango, Sofie Merckx, mais aussi Jos D’Haese, Kim De Witte ou Tom De Meester, la génération issue du renouveau du parti. Il est l’un des visages du rajeunissement du parti et de sa popularité parmi la jeunesse aujourd’hui14.


À propos de sa candidature comme président du PTB, Raoul Hedebouw déclare "Je suis candidat à la succession de Peter Mertens, même si c’est loin d’être évident. Peter a dirigé le parti pendant 13 ans et nous a amené là où nous sommes aujourd’hui. Sous sa présidence, nous sommes devenus une force de gauche incontournable en Belgique. Je veux continuer son travail. Je pense que nous sommes prêts maintenant à affronter les nouveaux défis qui s’annoncent devant nous : la lutte pour l’unité du pays avec le rendez-vous important 2024, ainsi que la mobilisation de la classe travailleuse et de la jeunesse dans le combat pour une autre société, pour le socialisme. Avec cette candidature, je veux avant tout me mettre au service du collectif et – si je reçois la confiance lors du vote du 5 décembre – continuer à faire grandir le PTB aux quatre coins du pays".

 


1Jan     Segers, HLN, 26 octobre 2016     https://www.hln.be/nieuws/ik-leef-met-1-600-euro-zoals-de-gewone-man~a702c2a5/        

2« Première     à gauche », Raoul Hedebouw, 2014, éditions Aden

3Le     Vif, 5 décembre 2016     https://www.levif.be/actualite/belgique/raoul-hedebouw-je-suis-le-produit-de-la-lutte/article-normal-581577.html        

4De     Zondag, 11 mai 2016     https://www.dezondag.be/pluim-raoul-hedebouw-pvda-zorgt-kleur-parlement/        

5De     Tijd, 8 décembre 2016

6Humo,     17 juin 2019     https://www.humo.be/nieuws/raoul-hedebouw-pvda-de-socialisten-willen-niks-nul-nada-veranderen~b10726de/        

7Wallter     Pauli, Het marxistisch reveil: Raoul Hedebouw en Peter Mertens.     Knack, 5 août 2015

8Hannes     Cattebeke, ‘Het fuck you – gehalte van deze verkiezingen was     bijzonder groot’, Het Nieuwsblad, 8 juin 2019.

9Jan     Antonissen, Raoul Hedebouw, de rode ridder van PVDA-PTB. Humo n° ,     5 décembre 2016

10RTL,     « le Che Guevarra wallon », mars 2017,     https://www.youtube.com/watch?v=onLZt9qwJDQ        

11Wilfried,     printemps 2019    

12Le     Soir, février 2019,     https://www.lesoir.be/208417/article/2019-02-22/raoul-hedebouw-au-soir-la-seule-solution-pour-le-climat-cest-de-sortir-du        

13Bel     RTL, 15 juin 2021,     https://www.rtl.be/info/belgique/politique/-j-en-ai-marre-que-les-etats-unis-donnent-des-lecons-de-democratie-raoul-hedebouw-commente-les-propos-de-joe-biden-1306343.aspx        

14Voir     https://www.lesoir.be/365790/article/2021-04-11/le-vote-des-jeunes-tendance-verts-et-rouges-rouges        

 

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