Photo Solidaire, Bruno Bauwens.

Ce 1er Mai était une journée sous le signe des mobilisations sociales. Celles des travailleurs et du secteur de la culture. Mais aussi de l’influence du PTB qui grandit partout dans le pays.

D’Anvers à Charleroi, en passant par Liège, Bruxelles ou encore Gand : c’est dans plus de 20 villes dans tout le pays que le PTB a mené aujourd’hui des actions dans la rue, dans le respect des règles sanitaires. Dans plusieurs villes, comme à Hasselt, Verviers, Mouscron ou Bruges, il s’agissait d’une première. À Huy, Turnhout et Aarschot il a d’ailleurs fallu lutter d’abord contre les tentatives d’interdictions par les bourgmestres locaux.

Lors de son discours à la place Saint-Paul à Liège, Raoul Hedebouw, le porte-parole du PTB, a appelé les autres partis de gauche à soutenir la proposition de loi Goblet-Hedebouw, afin d’en finir avec le blocage salarial. « La question n’est pas le nom de la loi, il s’agit de libérer les négociations salariales et de donner à la classe travailleuse le respect qu’elle mérite. »

Évoquant le débat sur les dividendes, le porte-parole du PTB a déclaré qu’il « s’agit d’un bon moyen de pression, mais que la question essentielle est la possibilité d’obtenir des vraies augmentations de salaires ». Raoul Hedebouw a souligné que c’est la pression du mouvement social, combinée avec la popularité croissante du PTB dans tout le pays, qui fait bouger les lignes. « Qu’il s’agisse des pensions, des salaires ou de lever les brevets sur les vaccins, nous faisons bouger les lignes. C’est aussi ça, le rôle de la gauche : retrouver la fierté, retourner à l’offensive pour faire reculer la droite. » (retrouvez ici son discours complet)

Retrouvez demain Raoul Hedebouw en débat face à Georges-Louis Bouchez dans C’est pas tous les jours dimanche à 11h30 sur RTL.

Un message syndical clair venant des 4 coins du pays

La FGTB s’est également mobilisée à la fois sur les réseaux sociaux et dans la rue à Gand, à Bruxelles, Charleroi et Liège. Cela a été l’occasion de remettre les pendules à l’heure, au moment de la rupture des négociations salariales. À Gand, la FGTB était claire : « La loi sur les salaires doit être changée. Il faut rétablir la liberté de négocier des augmentations de salaires. Nous devons pouvoir établir des accords interprofessionnels et sectoriels solides. »

A Gand et à Verviers, les responsables de la FGTB ont soutenu la proposition de loi Goblet-Hedebouw. « La proposition de loi de Raoul Hedebouw et Marc Goblet. On doit en parler dans les jours et semaines à venir. Ils veulent en finir avec la loi de blocage des salaires, mais ils ne vont pas y arriver tout seuls. Tous les députés doivent se positionner dans les semaines qui viennent », a appelé Angeline Van Den Rijse, secrétaire générale de la FGTB Oost Vlaanderen.

« La FGTB Verviers Ost België soutient à 100 % le projet de loi Marc Goblet et Raoul Hedebouw sur les salaires et la loi de 96' » a ainsi déclaré Christian Jacquemin, président de la FGTB Verviers Ostbelgien.

À Liège, Joël Thone, président de la FGTB-Liège, ne disait pas autre chose : « 0,4 % d'augmentation pour les travailleurs, nous ne l'accepterons jamais. Nous voulons une marge indicative et pas une marge impérative ». « Nous ne demandons pas de prime ou de subsides salariaux, mais une vraie augmentation du salaire brut » a expliqué Marc Staelens de la FGTB-Métal Oost-Vlaanderen.

Thierry Bodson, président de la FGTB a déclaré quant à lui à Bruxelles : « Nous n’accepterons pas que les salaires soient bloqué pendant deux ans. Et encore moins le salaire minimum. » Le président de la FGTB a aussi évoqué l'actualité du combat pour la journée de 8 heures et la réduction du temps de travail ainsi que les 100 ans du droit de grève.

À Bruxelles, une action rassemblait également la FGTB et le syndicat néerlandais FNV devant le parlement européen pour revendiquer un salaire minimum à 14 euros. Hans Wijers, représentant du syndicat néerlandais FNV, était lui à Anvers pour témoigner des luttes dans le secteur du métal aux Pays-Bas, où il y a encore récemment eu 72 heures de grève pour l’augmentation des salaires et l’abaissement de l’âge de départ à la prépension.

À Charleroi, Antonio Cocciolo, président de la FGTB Charleroi a déclaré : « Nous appelons à des nouvelles mobilisations interprofessionnelles au mois de mai pour sortir des 0,4 % et arracher la liberté de négocier des vraies augmentations de salaire. » La Centrale générale de la FGTB a quant à elle rappelé que « notre détermination est plus forte que jamais : nous voulons un accord inter-professionnel (AIP) qui soit l’expression même de la solidarité entre tous les travailleurs, ceux des secteurs forts et ceux des secteurs plus faibles. Notre message aux employeurs est clair : sans un accord juste et solidaire, pas d’AIP. Mais sans AIP, pas de paix sociale. »

La culture aussi est essentielle

Face à l’abandon et au mépris des autorités depuis le début de la crise, une grande partie du monde de la culture est aussi entré en résistance. Depuis hier, sous le slogan « Still Standing For Culture », plus de 130 espaces et associations culturelles rouvrent leurs portes et font acte de résistance. « La culture est en résistance. En résistance contre l'oubli. En résistance contre ce mépris qui considère que remplir les poches des actionnaires est plus important que de se remplir la tête, les oreilles et le cœur de belles choses », a témoigné Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB présent au théâtre de l’Ancre à Charleroi hier soir.

Retrouvez aussi le fil avec le résumé de toutes les actions la journée https://www.ptb.be/1mai-live

Regardez le discours du 1er Mai digital de Raoul Hedebouw :

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