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Ce mercredi 9 octobre, l'armée turque a lancé une offensive militaire dans le nord de la Syrie. Les attaques aériennes et terrestres auraient fait au moins quinze morts. Comme de nombreux observateurs, le PTB redoute une guerre imprévisible à plus grande échelle.

Le Moyen-Orient est une nouvelle fois à feu et à sang, après trois décennies d'attaques aériennes, de guerre et d'occupation par les États-Unis. Ceux-ci sont d'ailleurs très souvent suivis par des pays européens, dont la Belgique qui, ces dernières années, a participé aux bombardements sur la Syrie.

La cible déclarée de la Turquie, pays de l’Otan, est l'YPG, la branche armée du Parti kurde de l'union démocratique en Syrie. Mais, comme lors de guerres précédentes, c'est toute la population locale, quelles que soient les nationalités, origines ou obédiences religieuses, qui sera victime de l'offensive militaire. La Croix-Rouge internationale met en garde : cela peut menacer des centaines de milliers de personnes, alors que les besoins humanitaires sont déjà tellement grands dans la région, avec entre autres des millions de réfugiés syriens en Turquie et ailleurs.

Tout comme pour les guerres précédentes, ce sont les intérêts géostratégiques de Washington qui constituent la raison constante des violations permanentes du droit international, de l'ingérence militaire et des échanges d'alliances des États-Unis. Les Kurdes syriens en font aujourd'hui une fois de plus l'amère expérience.

Pour le PTB, la Belgique et le Conseil de sécurité des Nations unies doivent insiste sur la nécessité du dialogue et de négociations entre toutes les parties impliquées dans le région, et sur le respect intégral du droit international. Cela signifie en premier lieu que toutes les troupes américaines et européennes doivent quitter l'ensemble du territoire du Moyen-Orient et que l'armée turque reste en dehors de la Syrie. C'est aux Syriens et à personne d'autre de décider de leur pays et de l'organisation de celui-ci.


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  • Pol Red
    a commenté 2019-10-12 20:54:19 +0200
    Certaines personne s’interrogent quant à la solidarité qu’auraient d’autres à l’égard des Kurdes récemment pris sous le feu de l’armée turque. Ce qui pourrait apparaître comme un manque de réaction, de solidarité me semble erroné. Je ne pense pas que ce soit par manque de solidarité, bien au contraire : voici pourquoi.
    L’attaque turque relayée de cette manière et subitement dans la presse mainstreem pose question. Depuis neuf ans sans dénonciation dans nos médias officiels, la Turquie soutient le massacre de milliers de Syriens en payant et armant certaines factions de Daesh (d’après nos gouvernements, il y aurait les bons et les mauvais ténorites), pose également question.
    L’atermoiement subit de nos gouvernements, alors que les autorités trucs massacrent les Kurdes turcs dont on ne parle pratiquement jamais (dont le PKK), sinon pour les déblatérer, pose encore question.
    Au regard de l’Histoire, l’intérêt porté aux Kurdes par les dictatures occidentales semble peut convainquant. Aussi, l’«agenda» politique et géo-stratégique des USA et de ses «alliés» crée un malaise qui s’installe chez toute personne séduite par le projet d’une société égalitaire et laïque (*) qui serait envisagée au Rojava : «ne serait-ce pas, une fois de plus , une tentative des puissances occidentales d’appliquer le «diviser pour régner».
    Jusqu’en en 2011, avant les premières attaques contre la Syrie venues de l’étranger, la «question» kurde syrienne, telle qu’elle se présente aujourd’hui, n’existait pas, à tout le moins en Syrie (en Turquie la situation des Kurdes était différente).

    Ces personnes, qui sembleraient «manquer de solidarité» à l’égard des Kurdes, craignent peut-être d’être prises en otage par la propagande occidentale et de tomber dans un jeu qui les dépasse, où l’intérêt des Kurdes (rappelons-nous la fiole de Collin Powell qui «justifia» la guerre faite à l’Irak, et tant d’autres exemples) ne serve de prétexte à justifier le plan US de longue date. Plan qui prévoit le «remodelage» du Proche-Orient (**) au profit des colons occidentaux et de l’état israélien très actif bien sur …mais surtout des USA (pétrole et gaz obligent). Chose étrange : que ce soit en Syrie ou en d’Irak, les Kurdes occupent principalement les zones pétrolifères du pays, souvent à proximité de base(s) militaire(s) US.
    La propagande occidentale fait son travail, bien et efficacement comme à l’habitude, en stimulant l’affectif tout en refusant tout espace de discussion, de réflexion, d’information.
    Pour les ancien(nes)s, ces photos Oh ! combien romantiques de femmes belles et souriantes brandissant le fusil contre l’envahisseur ne sont pas sans rappeler «la fleur au fusil» des militaires portugais lors de la révolution des œillets. Attention.

    Comme le dit Franck Lepage, quand un patron propose d’agir pour la création d’emplois, personne ne peut moralement aller contre. Le patron s’arrangera ensuite pour que toute contradiction, toute dénonciation de magouille soit écartée. Le procédé est le même, quand, pendant un interview exclusif de x minutes, l’interviewé(e) n’a la parole qu’un dixième du temps, le reste étant occupé par le(s) journaliste(s) qui bride(nt) alors le «débat». Devoir se positionner de façon brève, sans replacer les choses dans leur contexte n’est pas honnête intellectuellement. Par contre, refuser les caricatures dogmatiques instantanées de la pensée unique donnera aux journaleux les outils pour vous accabler de complicité des pires crimes, même si ce sont eux qui en sont le fer de lance : «si vous n’éructer pas de manière robotique conte le dictateur pré-désigné, c’est que vous le soutenez. Vous êtes par conséquent vous-même un dictateur». C’est le CQFD de cette pensée manichéenne, totalitaire et dictatoriale du pouvoir de l’argent, du capitalisme.
    Voilà ce qui explique ce malaise chez certaines personnes : celui d’être humain, honnête et refuser toute forme de manipulation. Je n’ai pas la solution à ce dilemme insupportable, mais je refuserai toujours d’être désigné pour ce que je ne suis pas.

    Dire que les combats des Kurdes du Rojava constituent l’essentiel de la défaite de Daesh comporte du «vrai» et du «faux». Du «vrai» pour ce qui concerne la région nommée sous suggestion occidentale «Rojava». Du «faux» , dans la mesure où le Rojava ne représente qu’une partie du territoire syrien, et que, globalement, c’est l’armée régulière syrienne (avec l’aide ses alliés, de circonstance ou non) qui est venue à bout de Daesh : loin de moi l’envie de faire des comptes à bouillotte, dire que des morts valent plus que d’autres : je n’ai pas ce cynisme.
    Pour ce qui concerne les USA, dire qu’ils ont combattu Daesh (certaines factions : les bonnes, pas les mauvaises, cf les déclarations des USA à l’ONU) est risible . En effet, tout en les dénonçant publiquement, les USA les ont armées et les arment toujours. Et quant ces combattants de Daesh sont en danger, les USA les sauvent, les déplacent, pourquoi pas sur d’autres fronts comme en Afghanistan.

    Daesh n’est pas homogène, de même que les Kurdes. Les Kurdes de Syrie, d’Irak, d’Iran, de Turquie n’ont pas les mêmes souhaits, ne sont pas de même obédience. En Syrie, certains réclament une forme d’indépendance tout en se considérant toujours comme Syriens, d’autres veulent l’indépendance pur et simple, d’autres encore se sont ralliés à Daesh pour le pire.
    D’autre part, les combattants du Rojava ne représentent pas forcément tous les citoyens «ordinaires» de la région.
    Trop souvent, les peuples de la région qui veulent rejoindre le reste du pays sont pris en otage et exécutés sans forme de procès, si ils contestent et veulent s’éloigner de l’«autorité» de celles et ceux qui ont pris les armes contre le gouvernement syrien.

    Devant la volonté des USA de faire exploser les pays qui leur sont «hostiles» (comprendre : qui ne se soumettent pas à l’hégémon), il était prévisible que ni la Syrie, ni l’Irak ne toléreraient quelque mouvance que ce soit, qui mettrait en danger l’intégrité territoriale de la nation. Aussi, dans le contexte de rivalité et de rapport de force internationale actuel au Proche-Orient, le Rojava a peu de chances de se réaliser, et ne peut rester qu’un rêve.
    Les autorités syriennes ont cependant proposé une forme d’autonomie pour les régions kurdes du pays, avec amnistie totale pour une partie de leurs combattants kurdes. Mais, après avoir signé » des accords dans ce sens avec les autorités syriennes, une partie des kurdes (ceux qui se battent pour une société égalitaire, laïque, indépendante à vocation socialisante comme on dit) a cru pouvoir obtenir plus qu’une indépendance relative, en s’appuyant sur l’aide de leurs «amis» états-uniens, pour continuer à titiller l’état syrien. Ils se sont fourvoyés en croyant que les USA étaient leurs amis, et ce fut une grosses erreur. Aussi, qu’on le veuille ou non, la seule solution «immédiate» pour sauver les Kurdes du massacre turc est qu’ils acceptent d’être aidés par l’armée de leur pays, l’armée régulière syrienne, comme ils l’avaient déjà accepté précédemment (cela semble de nouveau être le cas), d’autant que, encore une fois, en défendant son territoire, la Syrie prendra la défense de facto des régions kurdes du nord, qui sont encore incluses jusqu’à présent, dans les frontières syriennes.
    La sauvegarde des Kurdes (syriens ici) passe par le soutien à la Syrie dans son combat pour le droit à l’indépendance.
    S’insurger contre le massacre des Kurdes par l’armée turque (Kurdes syriens dans notre cas) ne peut porter ses fruits qu’en s’insurgeant contre l’invasion turque de la Syrie, et pour tous les Kurdes et peuples massacrés, contre les guerres coloniales au Proche-Orient ou ailleurs, contre l’impérialisme occidental, par le retrait de Syrie de toutes les forces qui occupent illégalement et sans autorisation le territoire de ce pays.
    Une fois la paix revenue, les conditions seront meilleurs (ou moins mauvaises, c’est selon) pour parler d’un Rojava en tant qu’ état indépendant ou région autonome de la Syrie.
    Maintenant, que sera le Rojava…

    La charte de l’ONU reconnaît aux peuples le droit à l’autodétermination et à disposer d’eux-mêmes.
    Cela demande que toute indépendance souhaitée ne soit pas interprétée (à tors ou à raison) par l’état concerné, comme outil d’agression de la part d’un état étranger, outil dont malheureusement jouent le rôle, consciemment ou inconsciemment, un grand nombre de combattants kurdes.
    • pour rappel, la Syrie est un pays laïque, et Erdogan souhaitait y installer les frères musulmans au service de son rêve de nouvel empire ottoman. Erdogan est peut-être mégalomane, mais il reste le dirigent d’un pays, membre important de l’Otan.
    • le souhait des USA était de constituer à partir des régions kurdes (irakienne, syrienne et iranienne), un état fantoche qui leur serait soumis (pour des raisons économiques, mais aussi pour des raisons militaires contre la Russie et la Chine). Cela aurait supposer le partitionnement de ces trois pays (but rechercher par les USA). Bien qu’alliés, les USA et la Turquie sont en discordance à ce sujet, car cela aurait pu donner des velléités d’indépendance aux Kurdes de Turquie, ce qui eut mis en danger l’intégrité territorial turque.
  • Pol Red
    a commenté 2019-10-12 20:53:55 +0200
    Certaines personne s’interrogent quant à la solidarité qu’auraient d’autres à l’égard des Kurdes récemment pris sous le feu de l’armée turque. Ce qui pourrait apparaître comme un manque de réaction, de solidarité me semble erroné. Je ne pense pas que ce soit par manque de solidarité, bien au contraire : voici pourquoi.
    L’attaque turque relayée de cette manière et subitement dans la presse mainstreem pose question. Depuis neuf ans sans dénonciation dans nos médias officiels, la Turquie soutient le massacre de milliers de Syriens en payant et armant certaines factions de Daesh (d’après nos gouvernements, il y aurait les bons et les mauvais ténorites), pose également question.
    L’atermoiement subit de nos gouvernements, alors que les autorités trucs massacrent les Kurdes turcs dont on ne parle pratiquement jamais (dont le PKK), sinon pour les déblatérer, pose encore question.
    Au regard de l’Histoire, l’intérêt porté aux Kurdes par les dictatures occidentales semble peut convainquant. Aussi, l’«agenda» politique et géo-stratégique des USA et de ses «alliés» crée un malaise qui s’installe chez toute personne séduite par le projet d’une société égalitaire et laïque (*) qui serait envisagée au Rojava : «ne serait-ce pas, une fois de plus , une tentative des puissances occidentales d’appliquer le «diviser pour régner».
    Jusqu’en en 2011, avant les premières attaques contre la Syrie venues de l’étranger, la «question» kurde syrienne, telle qu’elle se présente aujourd’hui, n’existait pas, à tout le moins en Syrie (en Turquie la situation des Kurdes était différente).

    Ces personnes, qui sembleraient «manquer de solidarité» à l’égard des Kurdes, craignent peut-être d’être prises en otage par la propagande occidentale et de tomber dans un jeu qui les dépasse, où l’intérêt des Kurdes (rappelons-nous la fiole de Collin Powell qui «justifia» la guerre faite à l’Irak, et tant d’autres exemples) ne serve de prétexte à justifier le plan US de longue date. Plan qui prévoit le «remodelage» du Proche-Orient (**) au profit des colons occidentaux et de l’état israélien très actif bien sur …mais surtout des USA (pétrole et gaz obligent). Chose étrange : que ce soit en Syrie ou en d’Irak, les Kurdes occupent principalement les zones pétrolifères du pays, souvent à proximité de base(s) militaire(s) US.
    La propagande occidentale fait son travail, bien et efficacement comme à l’habitude, en stimulant l’affectif tout en refusant tout espace de discussion, de réflexion, d’information.
    Pour les ancien(nes)s, ces photos Oh ! combien romantiques de femmes belles et souriantes brandissant le fusil contre l’envahisseur ne sont pas sans rappeler «la fleur au fusil» des militaires portugais lors de la révolution des œillets. Attention.

    Comme le dit Franck Lepage, quand un patron propose d’agir pour la création d’emplois, personne ne peut moralement aller contre. Le patron s’arrangera ensuite pour que toute contradiction, toute dénonciation de magouille soit écartée. Le procédé est le même, quand, pendant un interview exclusif de x minutes, l’interviewé(e) n’a la parole qu’un dixième du temps, le reste étant occupé par le(s) journaliste(s) qui bride(nt) alors le «débat». Devoir se positionner de façon brève, sans replacer les choses dans leur contexte n’est pas honnête intellectuellement. Par contre, refuser les caricatures dogmatiques instantanées de la pensée unique donnera aux journaleux les outils pour vous accabler de complicité des pires crimes, même si ce sont eux qui en sont le fer de lance : «si vous n’éructer pas de manière robotique conte le dictateur pré-désigné, c’est que vous le soutenez. Vous êtes par conséquent vous-même un dictateur». C’est le CQFD de cette pensée manichéenne, totalitaire et dictatoriale du pouvoir de l’argent, du capitalisme.
    Voilà ce qui explique ce malaise chez certaines personnes : celui d’être humain, honnête et refuser toute forme de manipulation. Je n’ai pas la solution à ce dilemme insupportable, mais je refuserai toujours d’être désigné pour ce que je ne suis pas.

    Dire que les combats des Kurdes du Rojava constituent l’essentiel de la défaite de Daesh comporte du «vrai» et du «faux». Du «vrai» pour ce qui concerne la région nommée sous suggestion occidentale «Rojava». Du «faux» , dans la mesure où le Rojava ne représente qu’une partie du territoire syrien, et que, globalement, c’est l’armée régulière syrienne (avec l’aide ses alliés, de circonstance ou non) qui est venue à bout de Daesh : loin de moi l’envie de faire des comptes à bouillotte, dire que des morts valent plus que d’autres : je n’ai pas ce cynisme.
    Pour ce qui concerne les USA, dire qu’ils ont combattu Daesh (certaines factions : les bonnes, pas les mauvaises, cf les déclarations des USA à l’ONU) est risible . En effet, tout en les dénonçant publiquement, les USA les ont armées et les arment toujours. Et quant ces combattants de Daesh sont en danger, les USA les sauvent, les déplacent, pourquoi pas sur d’autres fronts comme en Afghanistan.

    Daesh n’est pas homogène, de même que les Kurdes. Les Kurdes de Syrie, d’Irak, d’Iran, de Turquie n’ont pas les mêmes souhaits, ne sont pas de même obédience. En Syrie, certains réclament une forme d’indépendance tout en se considérant toujours comme Syriens, d’autres veulent l’indépendance pur et simple, d’autres encore se sont ralliés à Daesh pour le pire.
    D’autre part, les combattants du Rojava ne représentent pas forcément tous les citoyens «ordinaires» de la région.
    Trop souvent, les peuples de la région qui veulent rejoindre le reste du pays sont pris en otage et exécutés sans forme de procès, si ils contestent et veulent s’éloigner de l’«autorité» de celles et ceux qui ont pris les armes contre le gouvernement syrien.

    Devant la volonté des USA de faire exploser les pays qui leur sont «hostiles» (comprendre : qui ne se soumettent pas à l’hégémon), il était prévisible que ni la Syrie, ni l’Irak ne toléreraient quelque mouvance que ce soit, qui mettrait en danger l’intégrité territoriale de la nation. Aussi, dans le contexte de rivalité et de rapport de force internationale actuel au Proche-Orient, le Rojava a peu de chances de se réaliser, et ne peut rester qu’un rêve.
    Les autorités syriennes ont cependant proposé une forme d’autonomie pour les régions kurdes du pays, avec amnistie totale pour une partie de leurs combattants kurdes. Mais, après avoir signé » des accords dans ce sens avec les autorités syriennes, une partie des kurdes (ceux qui se battent pour une société égalitaire, laïque, indépendante à vocation socialisante comme on dit) a cru pouvoir obtenir plus qu’une indépendance relative, en s’appuyant sur l’aide de leurs «amis» états-uniens, pour continuer à titiller l’état syrien. Ils se sont fourvoyés en croyant que les USA étaient leurs amis, et ce fut une grosses erreur. Aussi, qu’on le veuille ou non, la seule solution «immédiate» pour sauver les Kurdes du massacre turc est qu’ils acceptent d’être aidés par l’armée de leur pays, l’armée régulière syrienne, comme ils l’avaient déjà accepté précédemment (cela semble de nouveau être le cas), d’autant que, encore une fois, en défendant son territoire, la Syrie prendra la défense de facto des régions kurdes du nord, qui sont encore incluses jusqu’à présent, dans les frontières syriennes.
    La sauvegarde des Kurdes (syriens ici) passe par le soutien à la Syrie dans son combat pour le droit à l’indépendance.
    S’insurger contre le massacre des Kurdes par l’armée turque (Kurdes syriens dans notre cas) ne peut porter ses fruits qu’en s’insurgeant contre l’invasion turque de la Syrie, et pour tous les Kurdes et peuples massacrés, contre les guerres coloniales au Proche-Orient ou ailleurs, contre l’impérialisme occidental, par le retrait de Syrie de toutes les forces qui occupent illégalement et sans autorisation le territoire de ce pays.
    Une fois la paix revenue, les conditions seront meilleurs (ou moins mauvaises, c’est selon) pour parler d’un Rojava en tant qu’ état indépendant ou région autonome de la Syrie.
    Maintenant, que sera le Rojava…

    La charte de l’ONU reconnaît aux peuples le droit à l’autodétermination et à disposer d’eux-mêmes.
    Cela demande que toute indépendance souhaitée ne soit pas interprétée (à tors ou à raison) par l’état concerné, comme outil d’agression de la part d’un état étranger, outil dont malheureusement jouent le rôle, consciemment ou inconsciemment, un grand nombre de combattants kurdes.
    • pour rappel, la Syrie est un pays laïque, et Erdogan souhaitait y installer les frères musulmans au service de son rêve de nouvel empire ottoman. Erdogan est peut-être mégalomane, mais il reste le dirigent d’un pays, membre important de l’Otan.
    • le souhait des USA était de constituer à partir des régions kurdes (irakienne, syrienne et iranienne), un état fantoche qui leur serait soumis (pour des raisons économiques, mais aussi pour des raisons militaires contre la Russie et la Chine). Cela aurait supposer le partitionnement de ces trois pays (but rechercher par les USA). Bien qu’alliés, les USA et la Turquie sont en discordance à ce sujet, car cela aurait pu donner des velléités d’indépendance aux Kurdes de Turquie, ce qui eut mis en danger l’intégrité territorial turque.
  • Chantal Siebert
    a commenté 2019-10-12 02:32:16 +0200
    Heu ! On ne peut pas corriger ici.
    Dans la 2ème ligne et phrase, il faut lire “Ces terroristes” et non “C’est terroristes”, bien sûr.
    Je ne relis pas tout, mais dans le second paragraphe, je devrais dire "on se demande d’ailleurs quelle définition il donne à “Alliés”, si c’est…" et non "… définition donne-t-il à “Alliés” si…".
    Désolée s’il reste des erreurs. Après-tout, c’est le contenu qui compte.
  • Chantal Siebert
    a commenté 2019-10-12 02:25:23 +0200
    Ce qu’on oublie de dire dans ce texte, c’est que l’attaque des Turcs a pour conséquence de faire fuir les Kurdes et de laisser s’échapper les prisonniers (familles entières) appartenant à Daesh. C’est terroristes sont à nouveau en liberté.
    A qui la faute ? Bien sûr, à Erdogan, mais aussi à Trump qui a donné son feu vert à une offensive de la Turquie contre les forces kurdes.
    Trump voulait contraindre ses alliés européens à s’occuper directement eux-mêmes des prisonniers de l’Etat islamique – on se demande d’ailleurs quelle définition donne-t-il à “Alliés” si c’est pour leur donner des ordres et se défaire financièrement de ce qui devrait être partagé. Ensuite, se rendant compte, sans doute de sa bourde, il dit : “Si la Turquie fait quoi que ce soit dont j’estime, dans ma grande et inégalable sagesse, que cela dépasse les bornes, je détruirai et anéantirai complètement l’économie de la Turquie”. Sa grande et inégalable sagesse !!! Mon c… (désolée) ! Et il a encore l’audace de menacer l’économie du pays alors que c’est lui qui est responsable de cette situation. D’ailleurs, combien de pays Trump (et d’autres avant lui) anéantit (ou a anéanti) l’économie ouvertement ou indirectement avec la complicité de la CIA ? Le Venezuela, l’Argentine, le Brésil, l’Equateur, Cuba… La liste ne s’arrête pas là, pas plus que les menaces, même envers ses alliés.
    Résultat, Ce ne sont pas les Etats-Unis qui sont menacés par Erdogan, mais l’Europe, à qui il promet l’invasion de pauvres migrants qu’il laissera passer en ouvrant ses frontières, parce que l’Europe a osé critiquer l’invasion turque en Syrie, contre les Kurdes et les nombreuses autres victimes.
    Qu’il les laisse, ces pauvres réfugiés, mais qu’il rende l’argent (en milliard d’euros – et puis on dit que c’est la crise) qu’il a reçu pour s’en occuper, soi-disant dignement. Ils seraient mieux accueillis chez nous, si… Enfin, s’il n’y avait pas tant de préjugés, de racisme, de peurs… Ceci-dit, l’accord a du plomb dans l’aile depuis longtemps. En effet ! Rien qu’en septembre, 10.200 migrants ont réussi à passer. Combien sont partis avant et combien encore depuis 12 jours ? Alors, on se demande si Erdogan se moque de l’Europe et ne s’intéresse qu’à l’argent qu’il reçoit pour ce qu’il ne respecte pas. Tout comme on peut se poser la question de savoir pourquoi l’Europe abandonne près de 4 millions de personnes dans un seul pays qui ne peut faire face, seul, à une augmentation massive de sa population. Argent ou pas, il faut pouvoir créer des infrastructures pour autant de personnes, ce qui est impossible en peu de temps. Ces réfugiés devaient être répartis équitablement dans tous les pays. Mais c’est trop demandé à nos chers politiciens qui, pour beaucoup d’entre-eux, ne veulent pas laisser des voix à l’Extrême-droite et se serve de la peur des gens pour gagner des voix et ainsi abandonné des victimes dont nos pays sont pour une grande part, responsables de la destruction de leur(s) pays. Notre société capitaliste exploite les richesses naturelles au mépris de la vie.
  • Marc Somville
    a commenté 2019-10-11 19:43:47 +0200
    Je ne suis pas opposé à cette communication, mais je suis critique sur le manque de solidarité avec le peuple kurde. C’est la région autonome du Rojava qui est odieusement attaquée. C’est là que se trouve les combattants kurdes qui ont mené une très grande partie de la victoire contre l’Etat Islamique – Daesh. En plus, c’est la région où se développe une expérience politique et social très intéressante par rapport au marasme du Proche et Moyen-Orient. Je pense que le nationaliste islamique Erdogan veut liquider cette expérience qui pourrait se propager ailleurs.
  • fernand soupart
    a commenté 2019-10-10 16:06:29 +0200
    rien ne vas plus le monde deviend fou , et sera de pire en pire il serait presque temps que nos grand et idiot dirigent de la planete réflechise plus loin que leur bout du nez ( enfin si en son capable ) et arreter les geurre qui n on aucun sens et la violence na jamais rien résolut alors penser un peuxau gens qui son exiller loin de leur pays et famille peut etre et qui son dans des camps dans un etat pitoyable

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