On ne peut plus l’ignorer. Une vague déferle sur l’Europe : mouvement pour le climat, gilets jaunes, grèves paneuropéennes chez Ryanair, Deliveroo et Amazon, solidarité syndicale internationale chez Carrefour et Caterpillar, sans oublier grèves et manifestations en Allemagne, Hongrie, France et Belgique pour le pouvoir d’achat, une meilleure qualité de vie et des pensions décentes.

Pendant des décennies, l’Union européenne a été construite par l’establishment. Nous en subissons les conséquences. Évasion fiscale, réchauffement climatique, dumping social et austérité sans fin. Autant de questions fondamentales qui nécessitent une approche européenne. Mais ce sont aussi des défis auxquels l’Union européenne n’apporte aucune réponse. Au contraire.

L’Union européenne est basée sur la concurrence et l’inégalité. Il s’agit d’un projet autoritaire qui impose l’austérité ainsi que la libéralisation et la destruction des services publics, même lorsque le peuple les rejette, comme en Grèce en 2015. Cela entraîne la réapparition de courants dont on pensait qu’ils étaient enterrés une bonne fois pour toute. Des vents nationalistes gagnent l’Europe de l’Est. En Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, en Autriche et en Belgique, l’angoisse et les difficultés quotidiennes constituent un terrain fertile pour la droite radicale, les nationalistes d’extrême-droite et de nouveaux courants xénophobes.

Les politiques européennes mettent les peuples en concurrence et sont ainsi responsables de cette situation. Mais les eurocrates continuent envers et contre tout à appliquer les mêmes recettes, avec à la clé toujours plus d’autoritarisme et de moins en moins de participation. Une Union devenue folle, qui s’éloigne chaque jour un peu plus du peuple.

Nous avons besoin d’une Europe fondamentalement différente. Une Europe basée sur la coopération, la solidarité, des investissements publics et un développement régional équilibré. Un continent qui active la richesse des plus riches pour faire des investissements industriels, écologiques et sociaux. Une Europe basée sur la participation citoyenne, pas sur le mépris envers les gens.

Le monde tel que nous le voulons ne peut pas s’enfermer dans le carcan étroit du nationalisme et du repli sur soi ni dans la camisole de force de l’austérité imposée par l’Union européenne.

Les rapports de forces doivent changer à l’échelle européenne pour une Europe des gens, pas des multinationales. Sur le plan européen, les multinationales et les politiciens de l’establishment jouent la même partition. Il est temps que la résistance devienne également européenne. Pour cela, nous aurons besoin de tout le monde. On ne changera pas l’Europe avec des amendements parlementaires adoptés lors de réunions avec des lobbys et la Commission européenne. Une véritable stratégie du changement passe par une vague de résistance où un large éventail de mouvements en Europe convergent pour imposer des exigences sur le plan social, écologique et démocratique.

Un parlementaire européen PTB sera un parlementaire de combat, un élu qui sera là pour vous informer. Pour soutenir les luttes non seulement en Belgique, mais aussi en Europe, pour s’attaquer aux lobbys et pour construire un contre-pouvoir. Un parlementaire à mille lieues de l’eurocratie, mais proche du peuple. Un parlementaire qui vit avec un salaire moyen de travailleur et non avec les revenus plantureux d’un député européen traditionnel.

C’est notre engagement pour une Europe des gens, pas des multinationales. Pour cela, nous avons besoin de vous. Lisez et diffusez notre programme. Venez avec vos idées. Agissez avec nous. Embarquez dans le train du futur, participez et devenez membre de la locomotive de gauche.

Phénoménal. Social. Le changement est en marche ! En Europe également, avec la gauche qui pique contre cette Europe du fric.

Marc Botenga, tête de liste PTB pour le Parlement européen.

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