Photo Solidaire, Salim Hellalet.

Le PTB réagit à l’annonce de la nomination de Thomas Salden, secrétaire général adjoint du MR et demi-frère d’Olivier Chastel au poste de conseiller général de l’ ISPPC, l’intercommunale de Santé publique du Pays de Charleroi. « Certains représentants politiques continuent à s’arranger entre amis et à s’arroser mutuellement de postes grassement rémunérés, déclare Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement wallon. Nous demandons la transparence sur ce qu’il s’est passé et la reprise à zéro de la procédure. »

« Ce poste semble avoir été créé sur mesure pour M Salden, poursuit Germain Mugemangango. Aucune qualification n’est requise pour le poste, aucune formation universitaire n’est demandée et on ne demande pas un profil qui semble devoir correspondre à une personne qui dirigera une intercommunale qui emploie des milliers de personnes. »

De plus, l’appel à candidature a été lancé sur une durée très courte de neuf jours, sans réelle publicité ni prolongation des délais.

« En résumé, M. Salden quitte son poste au conseil d’administration (CA) pour immédiatement postuler à une nouvelle place qui demandes des critères rédigés par ce même CA, dénonce Germain Mugemangango. Et c’est le CA qui décidera si la candidature est acceptée ou pas ? Cerise sur la gâteau, c’est une collègue de son propre parti, Valérie De Bue, qui décidera si les pouvoirs publics autorisent cette nomination. »

Ce poste sera en outre rémunéré à hauteur de 200 000 euros par an. Et le CA vient justement de s’autoriser une indexation de 10 % des salaires des directeurs (environs 20 000 euros en plus). « Et ce, alors que tout les travailleur.e.s de l’asbl, des hôpitaux aux maisons de repos et de soins, sont mis sous pression depuis des mois », ajoute Germain Mugemangango.

Et de conclure : « Cette affaire montre que la caste politique n’a toujours pas compris. Malgré le scandale Publifin, nos représentants politiques continuent à s’arranger entre amis et à s’arroser mutuellement de postes grassement rémunérés. Ce poste est-il seulement vraiment nécessaire ? Car, si ce n’est pas le cas, les 200 000 euros économisés pourraient servir à embaucher quatre infirmières, par exemple. D’autre part, nous voulons que, si ce poste est nécessaire, la procédure soit reprise de zéro et il faudrait au moins que plusieurs candidats soient sérieusement envisagés. »

Le PTB interpellera le CA de l’ISPPC lors de sa prochaine réunion, début septembre.

Le parti de gauche estime en outre qu’en cas d'augmentation du salaire concernant le personnel de direction, il faut aussi augmenter le salaire des travailleur.e.s dans les mêmes proportions.


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