.

Plus la guerre va durer, plus certains vont vouloir faire payer la classe travailleuse. Les prix du gaz et du pétrole battent déjà des records. Les profiteurs de guerre et les spéculateurs font des affaires en or. Il est urgent de prendre des mesures.

« Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent », dit le dicton. La guerre tourne autour du pouvoir et de l’argent. La classe travailleuse ne peut que perdre dans cette guerre. En Ukraine-même en premier lieu, où la population paie le prix de l’invasion russe jusque dans sa chair. Mais aussi en Europe et ailleurs dans le monde. On le voit avec les prix de l’énergie qui sont en train d’exploser, avec des graves conséquences sociales et économiques en Europe. Mais aussi avec l’augmentation des prix de l’alimentation et des matières premières au niveau mondial.

Les politiciens et les « va-t-en-guerre » qui prônent l’escalade militaire et la confrontation disent que « nous devons accepter tous les coûts de la guerre et des sanctions ». Mais ce n’est pas eux qui en subissent les conséquences.

La classe travailleuse, elle, a tout intérêt au contraire à la paix et à la désescalade.

Et elle a aussi besoin d’un plan d’urgence pour protéger son pouvoir d’achat.

Voici ce plan du PTB en 5 points :

1. Baissons immédiatement la TVA à 6 % sur le gaz, l’électricité et le mazout.

L’énergie est un bien de première nécessité. Nous avons rassemblé déjà plus de 300 000 signatures et, grâce à la pression, nous sommes en train de faire bouger les lignes. Il faut une baisse permanente (et pas provisoire) de la TVA à 6 % sur les produits énergétiques. L’énergie n’est pas un luxe. Cette mesure doit être financée par les géants de l’énergie qui profitent de la guerre et de la crise pour faire des surprofits. Cette baisse ne peut pas être financée en allant chercher l’argent dans nos poches via d’autres manières, comme l’augmentation des accises.

2. Ramenons le prix du carburant sous les 1,40 euro/L en baissant les accises

Le carburant est devenu impayable. Beaucoup de travailleurs et de travailleuses n’ont pas d’alternatives et se retrouvent à devoir bosser pour payer le carburant pour aller travailler... Les libéraux, le CD&V et la N-VA avaient encore augmenté les accises sous le dernier gouvernement. Il est temps de les baisser radicalement et de garantir un prix sous les 1,4 euro/L en appliquant un cliquet inversé radical (les accises baissent d’autant plus que le prix augmente).

3. Bloquons les prix de du gaz, de l’électricité et du pétrole au niveau européen

Depuis des mois, les prix augmentent de façon intenable à cause de la libéralisation du secteur, la guerre en Ukraine vient maintenant encore empirer dramatiquement cette situation. On parle d’augmentation de factures jusqu’à 5 000 ou même 8 000 euros par an. La baisse de la TVA ne suffira pas pour compenser ces augmentations. Il faut intervenir de manière plus fondamentale et bloquer les prix à un niveau beaucoup plus bas qu'aujourd'hui. La France l’a déjà fait en partie pour l’électricité. C’est possible de financer cela en s’attaquant aux surprofits réalisés par les profiteurs de guerre.

4. Investissons dans un grand plan d’isolation, les transports en commun et les énergies renouvelables

La vulnérabilité actuelle est la conséquence de libéralisations depuis des décennies au niveau européen. En laissant la main au marché, nous avons trop peu investi dans l’isolation et dans les transports en commun – ce qui permettrait de consommer moins d’énergie – ou dans la production renouvelable, ce qui nous rend hyper dépendant du pétrole et du gaz. C’est une politique absurde au niveau social, écologique et économique. Il faut changer totalement de direction, faire un plan d’investissements publics massifs qui permettent que tout le monde ait accès à l’isolation de son habitation, de développer les transports en commun et d’accélérer la production d’énergies renouvelables.

5. Faisons payer les profiteurs de guerre

Pour une petite minorité de multinationales et d’actionnaires, la guerre n’est pas un problème mais une affaire juteuse. Ils se frottent les mains. Engie, Total ou Shell, toutes ces entreprises ont réalisé des profits records l’année passée. Et ces multinationales de l’énergie vont ensemble réaliser encore plus de 200 milliards de surprofits en 2022 grâce à la situation actuelle selon les chiffres officiels de l’Agence Internationale de l’Energie. Les grands spéculateurs qui parient sur la pénurie de gaz pour se faire de lʼargent sur les marchés à court terme doivent être mis au pas. C’est aussi le cas des marchands de canon, qui se frottent déjà les mains, comme le PDG de Lockheed Martin qui a déjà annoncé à ses actionnaires de beaux profits grâce à la guerre en Europe.

Ces profiteurs de guerre doivent passer à la caisse. C’est là que nous devons aller chercher l’argent pour financer les mesures de protection de la classe travailleuse.