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La ministre Bénédicte Linard (Ecolo), en charge de la petite enfance à la Fédération Wallonie-Bruxelles, annonce le 30 avril la reprise progressive à partir du 4 mai des activités dans les structures d’accueil de la petite enfance. « Tant les parents que les travailleurs de ces structures sont inquiets : les conditions matérielles et financières ne sont pas réunies pour garantir un accueil correct », réagit Alice Bernard, cheffe de groupe PTB à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En outre, la ministre écrit dans le même communiqué de presse le 30 avril qu’à partir du 18 mai, les parents devront à nouveau payer, même si les enfants ne sont pas présents. À cette date l’ONE cessera en effet de verser les indemnités compensatoires prévues pour faire face au manque de rentrées financières. « C’est prendre le problème à l’envers, estime Alice Bernard, cheffe de groupe PTB à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Déjà avant la pandémie, certains milieux d’accueil étaient en permanence sur le fil et survivaient tant bien que mal. Il est plus que probable que tous les enfants ne seront pas de retour le 18 mai. De nombreux parents refusent de ramener les enfants à la crèche ou chez la gardienne, parce que les conditions matérielles du déconfinement ne sont pas remplies. Ou parce qu’ils seront eux-mêmes encore en télétravail. Ou encore parce qu’ils n’auront plus les mêmes revenus. »

« Il ne peut dès lors être question d’imposer une fréquentation minimale ou d’obliger à payer quand l’enfant n’est pas là, estime la députée du parti de gauche. Ce serait pénaliser les parents. Et il ne peut être question d’arrêter le versement des indemnités compensatoires. Ce serait mettre en péril la viabilité de certaines structures qui seraient contraintes de fermer. Le risque est grand d’avoir encore moins de places d’accueil à l’avenir. »

La ministre s’était pourtant engagée, lorsque la durée des mesures de confinement serait connue, à étudier les mesures complémentaires qui devront être prises pour soutenir les parents, préserver l’emploi, les places d’accueil et ne laisser personne au bord du chemin.

Le PTB demande à la ministre de tenir parole. « Le confinement n’est pas entièrement levé. Il est nécessaire de prolonger au moins jusqu’à fin juin les indemnités compensatoires - déjà minimales - aux structures d’accueil, quel que soit le nombre d’enfants présents. Ce serait un véritable soutien au secteur. Dans les circonstances actuelles, l’accueil des tout petits doit se faire sur base volontaire et les parents ne doivent pas payer pour les jours d’absence », conclut Alice Bernard.


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