Photo Solidaire, Fabienne Pennewaert.

En une semaine, Aurélie, 31 ans, et Jill, 36 ans, ont été assassinées par leur ex-partenaire. Et ce ne sont pas des cas isolés. 21 femmes ont été tuées en Belgique cette année parce qu’elles sont des femmes. Il est temps de prendre des mesure à la hauteur du problème.

Une femme meurt tous les 10 jours juste parce qu'elle est une femme. Parmi les 21 cas de féminicides cette année, 19 sont le fait d’un conjoint ou ex-conjoint. Cette situation devrait être une priorité absolue pour la police et la justice, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Évidemment, investir dans la prévention est aussi nécessaire.

Cela ne suffit cependant pas. Les deux femmes, Aurélie et Jill, avaient porté plainte. Il était clair pour elles qu'elles se trouvaient dans une situation où leur vie était en danger. Et pourtant rien n'a été fait. Il y a un problème important de manque de formation sur la question dans les commissariats, mais aussi de directives sur l’urgence avec laquelle ces plaintes doivent être traitées.

À Gand, par exemple, ce n'est qu'avec la quatrième plainte que la police rédige effectivement un rapport officiel. De nombreuses plaintes sont tout simplement ignorées. 70 à 80 % des plaintes n’ont en effet pas de suites, ce qui décourage évidemment les femmes de déposer plainte.

Le gouvernement doit donc donner des consignes claires pour que les plaintes qui concernent de la violence contre les femmes soient considérées avec l’urgence et la gravité qui convient.

Maria Vindevoghel, députée fédérale du PTB : « On peut aller chercher de l’inspiration dans un pays comme l’Espagne. Le pays s’est en effet doté d'un plan d'action comportant pas moins de 200 mesures et d'un budget d'un milliard d'euros pour y faire face. Et avec le succès, le nombre de victimes diminue. L'une de ces mesures est la création de tribunaux spécifiques, traitant exclusivement de la violence à l'égard des femmes, avec des juges formés à cet effet, et assurant une réponse rapide. »

Un tel plan n’est pas tombé du ciel, mais est le fruit d’importantes mobilisations féministes. C’est pourquoi le PTB appelle à participer à la manifestation contre les violences faites aux femmes du 24 novembre prochain, organisée par la plateforme Mirabal.

 


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