Préface
Les gens d’abord, pas le profit
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La Belgique doit prendre ses distances par rapport à la politique de guerre du président Bush. D’autant plus que cela fait deux ans que notre pays est membre du conseil de sécurité des Nations Unies, notre gouvernement doit prendre des mesures claires en vue d’une politique de paix active.
L’Europe regorge d’armes nucléaires, américaines, britanniques, françaises… Des armes nucléaires sont également entreposées en Belgique, des armes dont le pouvoir destructif est beaucoup plus grand que celui des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945.
Le traité international contre la prolifération des armes nucléaires stipule clairement que pour réprimer la prolifération des armes nucléaires, il faut démanteler les arsenaux existants. C’est pourtant le contraire qui se produit puisque les puissances américaines et européennes sont occupées à moderniser leur arsenal nucléaire. Le gouvernement belge pourrait donner l’exemple en retirant les armes nucléaires américaines entreposées à la base de Kleine Brogel au Limbourg.
La Belgique a passé des accords secrets avec l’OTAN. Ces accords ont fait de notre pays une plaque tournante pour l’armée américaine, et ce, dès les premiers préparatifs de la guerre contre l’Irak. Trains, camions, navires et avions ont transporté par nos ports, nos aéroports et nos routes les machines de guerre américaines à destination de l’Irak. Ce qui est tout à fait contraire à la Charte des Nations Unies et au droit de la guerre.
Suite aux nombreuses actions menées par les activistes pacifistes, le gouvernement a promis en 2003 de revoir les accords secrets passés avec les États-Unis. Cette promesse figure même dans le dernier accord gouvernemental. Mais quatre ans plus tard, nous l’attendons toujours. Le PTB exige du nouveau gouvernement qu’il annule ces accords secrets, car c’est là l’unique moyen pour notre pays de ne plus soutenir, que ce soit directement ou indirectement, les interventions militaires américaines.
L’armée belge s’est engagée dans des actions humanitaires, comme l’élimination des bombes à fragmentation utilisées par Israël au Liban. Mais cela s’est fait dans le cadre de son adhésion à l’OTAN. Cette aide est donc loin d’être neutre, elle pourrait être utilisée pour servir les intérêts de l’OTAN. Une politique de paix active implique une claire et nette distinction entre une opération humanitaire et un soutien ouvert à l’occupation militaire de l’Afghanistan, par exemple.
La Belgique doit se retirer de l’OTAN et ne faire partie d’aucune alliance militaire. Et même dans le cadre de l’Union européenne, nous refusons toute participation à une armée d’intervention au service de la politique de guerre des États-Unis ou de l’Union européenne.