Préface
Les gens d’abord, pas le profit
Notre programme complet en version pdf (335 Kb).
Loisirs, sport et culture doivent être populaires, et ce, au sens propre du terme, c’est-à-dire accessibles et ouverts à tous. Le sport, la culture et les loisirs contribuent à la création d’une société solidaire où chacun apprend à se connaître et peut développer son potentiel. Bien souvent le secteur commercial n’estime pas les talents des gens à leur juste valeur. C’est pourquoi nous réclamons une vie culturelle et sportive solidaire, tolérante et variée.
Un grand nombre de clubs et groupes locaux fonctionnent grâce aux bénévoles. Ces associations ne reçoivent pas suffisamment d’aide de la part des autorités qui préfèrent consacrer les fonds à des projets de prestige. Et bien souvent, ces associations ne peuvent même pas résoudre leurs problèmes financiers en organisant fêtes et soirées, car elles ne disposent pas d’un local convenable. Pour couronner le tout, les nouvelles réglementations en la matière n’ont fait qu’augmenter la pression fiscale sur leurs activités.
Les associations devraient pouvoir lutter contre la pression du secteur commercial. Afin de préserver leur diversité et leur continuité, elles ont besoin du soutien financier et matériel des autorités qui devraient renouveler l’infrastructure, soutenir la formation des bénévoles et valoriser le statut de ces derniers.
Nous voulons que plus d’efforts soient déployés au profit des initiatives sportives et culturelles avec une mission spécifique à l’égard de certains groupes cibles. Et notamment, les quartiers socialement vulnérables, les personnes handicapées, les personnes âgées, bref toutes les personnes laissées pour compte.
Chacun devrait pouvoir, à son niveau, avoir accès aux activités sportives et culturelles et même les organiser si nécessaire. C’est aux autorités de construire des plaines de jeux, des centres d’activités, des salles de fête, des centres de formation, des terrains de camping. Le secteur commercial a souvent contrecarré les activités populaires et le parcours de nombreux groupes musicaux. Les autorités ne devraient pas permettre que ce qui reste tombe aux mains du privé.
Plus tôt on commence à faire du sport, plus longtemps on reste actif. Cela vaut également pour la culture. C’est pourquoi il est bon que les enfants se familiarisent dès l’école primaire avec le sport et la culture, non seulement durant les heures de cours, mais aussi sur le temps de midi et après l’école. C’est en outre une alternative à la garderie et à l’étude, pas trop onéreuse en plus. Des initiatives de ce type sont en cours, comme à Bruxelles par exemple avec un projet de sport de quartier, pour la plus grande satisfaction des parents, des élèves et des écoles. Ce vaste concept profite également aux mouvements de jeunesse. Le bénévolat pourrait aussi devenir une option pour les deux dernières années du secondaire.