Préface
Les gens d’abord, pas le profit
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Criminalité, violence, insécurité… sont des problèmes qui affectent non seulement les victimes et leur famille, mais aussi l’ensemble de la société. Nous réclamons des mesures concrètes contre ceux qui en sont responsables. Petite criminalité et vandalisme sont pourtant des fléaux que l’on pourrait en grande partie éviter grâce à un plus grand contrôle social et plus d’investissements dans l’homme.
Dans les quartiers et les blocs d’habitations, les animateurs de quartier, les éducateurs et les concierges pourraient signaler à temps aux sociétés de logement et à la commune les réparations à effectuer et les problèmes de sécurité.
Plutôt que le déploiement dans les rues d’une armée de robocops en tenue de combat, nous voulons une revalorisation de l’agent de quartier qui connaît le quartier, parle avec les gens et est donc plus à même de gérer efficacement la criminalité. Les municipalités pourraient soutenir les comités et projets de quartier par toutes sortes de moyens et un encadrement adéquat.
À Amsterdam et à Rotterdam, l’expérience a démontré qu’un accompagnateur de tram et de bus en plus du conducteur peut résorber presque complètement les agressions et la criminalité.
Dans le système judiciaire actuel, les personnes victimes de violence se retrouvent bien souvent abandonnées. La justice fait peu cas de leurs expériences lors du traitement du dossier. Les victimes ont droit à un plus grand soutien.
Une approche purement répressive a pour effet d’enfoncer davantage les auteurs de délits dans la marginalité et le crime. Ils se retrouvent ainsi enfermés dans un cercle vicieux. Nous plaidons pour des peines axées plutôt sur la réinsertion en ce qui concerne la petite criminalité. Les auteurs doivent prendre conscience de ce qu’ils ont infligé à leurs victimes.
Il convient en outre de se pencher sur les causes de la criminalité. Le but n’est pas de justifier la criminalité ou l’impunité, mais la plupart des jeunes qui commettent des actes criminels sont sans emploi, peu ou pas du tout scolarisés et souvent victimes de discrimination. Ils n’ont aucune perspective. Un problème que l’on ne pourra résoudre que si leurs chances de réussite scolaire augmentent et s’ils peuvent espérer décrocher un emploi décent et stable. C’est pourquoi le PTB mise surtout sur l’investissement dans l’humain et le développement d’un système social solide, en particulier dans les villes.