Plan du site | Newsletter | Aide | RSS |
Loading

Sommaire

Préface
Les gens d’abord, pas le profit

  1. Les médicaments entre 50 et 90 % moins chers grâce au véritable modèle kiwi. La consultation gratuite chez le généraliste, comme à Médecine pour le Peuple.
  2. Notre facture d’énergie 20 % moins chère
  3. 550 000 demandeurs d’emploi, pourquoi travailler plus longtemps ? Un emploi stable pour tout le monde
  4. Préserver la terre pour les générations futures. Que les plus gros pollueurs supportent les charges les plus lourdes !
  5. L’impôt sur les fortunes : une question de justice sociale
  6. Pour une sécurité sociale forte et nationale. Dans notre pays, la fracture est entre riches et pauvres, et pas entre le Nord et le Sud
  7. Davantage d’argent pour un enseignement de qualité et accessible
  8. Des loyers fixes et abordables
  9. Une pension légale minimale de 1 000 euros
  10. Maintien de l’index. Un salaire minimal de 1 360 euros
  11. Les plus forts doivent porter les charges les plus lourdes. Pour un système fiscal juste
  12. Train, tram, bus : des transports publics bon marché, fréquents et accessibles
  13. Maintien des petits bureaux de poste locaux. Pour une poste accessible et abordable.
  14. La recherche scientifique : publique et au service des besoins de la société
  15. Des loisirs de proximité : des clubs sportifs, maisons de jeunes, groupes de musique, clubs de marche, aux associations du troisième âge…
  16. Remettre l’égalité homme/femme à l’ordre du jour
  17. Une meilleure protection des délégués syndicaux. Préserver le droit de grève
  18. Plus de participation à la politique nationale et européenne et plus de contrôle
  19. Généraliser les meilleurs acquis sociaux dans tous les pays de l’Union européenne
  20. Belges anciens ou nouveaux, tous Belges. Droits égaux pour tous.
  21. Personne n’est d’illégal. Celui qui séjourne depuis longtemps dans notre pays mérite d’avoir toutes ses chances
  22. Mesures contre la petite criminalité. Mieux vaut prévenir que punir
  23. La paix est le bien le plus précieux. Préservons-la par une politique de paix active. Pas de collaboration aux guerres américaines
  24. Donnons aux pays du Sud une chance de voler de leurs propres ailes
  25. Solidarité internationale avec les pays qui œuvrent pour la justice sociale, en s’inspirant de l’expérience latino-américaine

Télécharger

Notre programme complet en version pdf (335 Kb).

Programme PTB

24. Donnons aux pays du Sud une chance de voler de leurs propres ailes

Le fossé entre les pays industrialisés (« le Nord ») et les pays du tiers monde (« le Sud ») ne cesse de s’élargir. Le sous-développement du Sud est la conséquence de plusieurs siècles de rapports inégaux entre le Nord et le Sud. Pour y remédier, il ne suffit pas d’augmenter l’aide au développement, mais il faut un revirement total des relations de notre pays avec le Sud.

Protéger les services publics et les secteurs sociaux contre le libre-échange


Le libre-échange des marchandises est régi par la loi du plus fort – ou du plus riche. Les accords de libre-échange ont permis aux grandes multinationales d’accéder librement aux marchés et services publics dans le Sud. Ainsi, suite à la libéralisation du commerce international du poisson, par exemple, les tarifs à l’importation sur le poisson ont chuté à 5 % aux Philippines. Résultat, un cinquième des petits pêcheurs aux Philippines ont perdu leur emploi. L’Union européenne entretient des accords de partenariat économique (APE) avec 75 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (les pays ACP), qui doivent s’ouvrir à l’importation de biens et services européens sans pouvoir protéger leur économie contre cette concurrence. La Belgique doit veiller à ce que tout accord commercial garantisse la protection de l’économie locale des pays du Sud. Quant aux services publics et secteurs sociaux, ils doivent être exclus du champ d’application de ces accords.

Annuler la dette du tiers monde

La plupart des pays du tiers monde croulent sous les dettes. Les pays d’Afrique noire remboursent chaque année 10 milliards de dollars aux créanciers étrangers. Soit quatre fois plus que ce qu’ils dépensent pour les soins de santé et l’enseignement. Cette dette est un frein au développement. Sans compter les conditions imposées par les créanciers et les institutions financières internationales (le Fonds monétaire international, la Banque mondiale) pour l’obtention d’une réduction de dette : économies au niveau des secteurs sociaux, privatisation des services publics et ouverture de l’économie. Nous proposons que la Belgique annule la dette des pays du tiers monde, une dette qui s’élève à environ 2,8 milliards d’euros.
Notre pays doit, au sein de l’Union européenne, œuvrer pour l’annulation des autres dettes. La Belgique doit s’opposer aux conditions d’annulation imposées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Elle doit prendre l’initiative d’œuvrer pour une annulation générale de la dette du Sud vis-à-vis des institutions multilatérales et des grandes banques privées.

Augmenter et améliorer la qualité de l’aide
au développement

En 2006, la Belgique a consacré seulement 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) à l’aide au développement. Cela fait pourtant des années qu’il a été décidé que les pays riches devaient affecter 0,7 % de leur PIB à l’aide au développement. Et malgré ce taux infime, notre gouvernement utilise toutes sortes d’astuces en insérant dans « l’aide au développement », par exemple, les dépenses pour la mission de paix internationale au Congo et l’annulation de la dette du Congo et autres pays. Donnant ainsi l’impression que l’aide au développement de la Belgique est plus importante qu’elle ne l’est en réalité (0,37 % en 2006). Le Parlement a décrété que la Belgique devrait atteindre les 0,7 % d’ici 2010. Ce qui implique un sérieux effort, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, puisqu’il devra s’agir d’une véritable aide au développement et non de budgets « déguisés » pour une collaboration militaire, annulation de la dette ou accueil de demandeurs d’asile.

Propositions d’action PTB

  • Protéger les services publics et les secteurs sociaux contre le libre-échange.
  • Annuler la dette des pays du tiers monde vis-à-vis de la Belgique.
  • Augmenter et améliorer la qualité de l’aide au développement.