
En un an, les denrées alimentaires ont augmenté de 8,5 %. Certains produits de base, comme le blé et le lait, ont même augmenté de 30 %. Le PTB veut qu’on plafonne les prix des denrées alimentaires.
Depuis l’an dernier, remplir son caddie est devenu bien plus cher. Des centaines de produits de base ont augmenté de 3 à 30 %. Ce sont surtout les produits alimentaires à base de céréales, de lait, d’huile, ainsi que les légumes, qui ont augmenté.
Une étude de la Vlerick Management School a montré que, si les matières premières avaient bel et bien augmenté, les grandes entreprises du secteur de l’alimentation avaient abusé de la situation pour augmenter leur prix bien plus que nécessaire. Ainsi elles ont pu augmenter leur profit. Selon cette étude, la moitié des multinationales et deux tiers des chaînes de supermarchés ont appliqué des hausses de prix vraiment malhonnêtes.
Le 15 mars, le producteur de bière InBev, de Louvain, a augmenté le prix de sa bière pour la troisième fois en un an. Pour un bac, il faut encore payer 3,5 % de plus. Mais, en même temps, InBev augmente ses bénéfices de 1,4 milliard d’euros, pour atteindre le chiffre record de 2,2 milliards. Votre chope, du coup, n’a-t-elle pas perdu un peu de sa fraîcheur ?
Le PTB veut des prix plafonnés, c’est-à-dire des prix fixés par les pouvoirs publics, en concertation avec les organisations de consommateurs et les syndicats, et que les producteurs et entreprises ne peuvent dépasser. C’est nécessaire pour contrer les abus manifestes. La nourriture est trop importante pour qu’on l’abandonne aux caprices du libre marché. Surtout quand il s’agit de produits de base.