À chaque dépôt, il y a un permanent, présent de 5h à 21h, pour intervenir en cas de problème. Si un accompagnateur est malade ou rencontre des difficultés, le permanent est là pour dépanner. L’ennui, c’est que la direction veut restructurer ces postes pour centraliser et, à terme, avoir une permanence nationale. Au total, ce sont 17 équivalents temps-plein qui sont menacés.
Par ailleurs, ce personnel renforce la sécurité des accompagnateurs. En effet, l’insécurité pour les travailleurs augmente dans les trains. En 2010, on a recensé 82 agressions, contre 136 en 2011.
« Selon moi, c’est la goutte qui fait déborder le vase », nous confie Filip Peers, secrétaire permanent de la CGSP. Les travailleurs déplorent notamment le manque de concertation. Ainsi, les responsables de B-Security, le service de sécurité de la SNCB, ont refusé d’envisager l’augmentation de la présence de leurs agents dans les zones « à risque ».
Le but de l’opération est bien évidemment de faire des économies (environ 1 million d’euros) et, une fois de plus, celles-ci se feront au détriment de la sécurité et des conditions de travail. Ces économies s’intègrent par ailleurs dans un plan qui prévoit également la suppression de nombreux trains. La colère des accompagnateurs monte, et un préavis de grève a été déposé pour le 15 février par le front commun syndical, en attendant la suite des négociations, vendredi 10 février.