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11 janvier 2012 11:08 | Il y a : 134  jour(s)
| Thème: Le médecin vous répond, Belgique, Santé

Quelle est l’influence des médicaments sur mon attitude au volant ?

Nele Vandenbemt

Ces dernières semaines, il y a eu de nombreux contrôles de l’alcoolémie sur nos routes, dans le cadre de la fameuse campagne BOB. Peut-être avez-vous dû « souffler dans le ballon » ? Tout le monde est au courant : avec de l’alcool dans le sang, on ne peut pas conduire.

Mais les médicaments influencent eux aussi l’attitude au volant. Les chiffres des accidents sous influence des médicaments sont rares. Or les chiffres des tués de la route sont incroyablement élevés, en Europe.

Une étude réalisée à Tilburg (Pays-Bas), en 2005, révélait que 3 % des conducteurs contrôlés avaient pris des somnifères ou des calmants, des anxiolytiques ou de la codéine (comme antitussif ou calmant). Ces médicaments poussent à la distraction, limitent la concentration et réduisent les facultés d’évaluation. La combinaison avec l’alcool et les drogues accentue encore ces effets. Pour l’instant, les médicaments ne peuvent être détectés que par un examen du sang et non par de simples tests de l’haleine ou de la salive. 

En 2006, l’Union européenne lançait le projet DRUDID (Driving Under the Influence of Drugs, alcohol and medicines – conduite sous l’influence de drogue, alcool et médicaments). L’université de Gand, notamment, y collabore. Vous trouverez plus d’infos sur www.druid-project.eu.

L’intention est d’enfin élaborer un projet grâce auquel les mêmes directives seraient valables dans toute l’Europe concernant l’utilisation de médicaments influençant la conduite d’un véhicule. Cela s’inscrit dans un plan visant à réduire de 50 % les accidents de la route.

De quels médicaments s’agit-il ?

Les antidépresseurs (surtout au début du traitement), les somnifères et les calmants, les médicaments traitant l’ADHD (Attention Deficit Hyperactivity Disorder, appelé également syndrome hyperkinétique), les antidouleurs à base de codéine (antitussifs et calmants), la morphine (un calmant puissant), les anciens antiallergiques et certains médicaments contre l’hypertension. Vous pouvez toujours poser vos questions concernant l’influence des médicaments au volant à votre médecin traitant ou à votre pharmacien. 

Les médicaments servent à guérir le patient ou, en tout cas, à améliorer son état. Le fait qu’ils peuvent être parfois dangereux lorsqu’on les combine à la conduite automobile ne doit pas aboutir à ce que le patient ne prenne pas ses médicaments. 

Nele Vandenbemt, Médecine pour le Peuple, Schaerbeek, www.mplp.be


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