« Nos gouvernements ont pu trouver en un week-end des milliards pour des banques, mais n’arrivent pas à donner un ticket de bus gratuit pour emmener des sans-abris et des demandeurs d’asile dans les casernes vides. Jusqu’à quand? » demande le porte-parole du parti de gauche.
Raoul Hedebouw : « Une solution d’urgence doit être apportée aux sans-abris qui doivent passer la nuit dans la rue. Mais les partis au pouvoir - et qui le sont depuis 2007 - sont collectivement responsables d’une situation structurelle désastreuse qui s’empire chaque année. Et dans la question des sans-abris et pour l’accueil des demandeurs d’asile. »
Pourquoi autant de personnes sans-abris se trouvent dans la rue ? Le revenu d’intégration sociale (RIS) accordé par les CPAS, dernier filet avant l’exclusion sociale, est largement en dessous du seuil de pauvreté. Un isolé touche 785 euros du CPAS. Soit 20 % en dessous du seuil de pauvreté (973 euros). Pour un ménage composé de deux adultes et de deux enfants, le RIS est 40 % en dessous du seuil de pauvreté. Dans ces conditions, les prix des loyers en augmentation et les hausses des prix de l’énergie poussent littéralement des milliers de gens à la rue.
Le parti de gauche propose « de relever le montant du RIS au-dessus du seuil de pauvreté » comme première mesure structurelle.
« Mais des mesures doivent aussi être prises en matière d’énergie et de logement : cadastre des logements et fixation par la loi de loyers maximaux, d’une part, réduction de la TVA et prix maximas sur l’énergie, d’autre part. De telles mesures pourraient enrayer fondamentalement la machine à fabriquer des sans-abris », affirme Raoul Hedebouw.
Le PTB demande aussi l’instauration immédiate d’un moratoire sur les expulsions hivernales de logement (une mesure qui n’existe pas en Belgique sauf pour le logement social) comme cela existe en France. Il est inadmissible d’expulser des ménages de leur logement en hiver.
Service de presse du PTB
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Raoul Hedebouw