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14 décembre 2011 11:32 | Il y a : 162  jour(s)
| Thème: Lettres

Lettres Solidaire 48

Monarchie
Oui, il faut réagir très concrètement contre ce plan d’austérité instauré par un ministre issu de la classe ouvrière.
    Ensuite, je me dirige vers une proposition que tous syndicalistes de combat, ou si vous désirez prononcer le qualificatif exact, toute personne responsable en Belgique, devrait mettre en avant, et c’est celle-ci : quand va-t-on arrêter de payer autant de milliards pour cette monarchie ? À quoi servent-ils ?
Antoine Cooken

Euro empoisonné

Tout le monde voit les choses se dégrader. L’euro est un cadeau empoissonné plutôt qu’une monnaie forte et unificatrice. Les banques sont les chouchous des politiciens. Les riches n’ont rien à craindre et ils ne se posent même pas de questions. Ils nous vendent la démocratie et l’humanité, et pourtant d’ici peu la zone euro ressemblera plus à un empire sous la dictature de l’œil de la providence.
(…) Il faut réagir maintenant. Sinon.
Chrissy

69 ans

Pauvre Belgique. Je vais avoir 69 ans, je suis né pendant la Seconde Guerre mondiale. J’ai vu toutes les évolutions du bien-être de notre Belgique avant la loi unique des année 60 et les grèves de 70. La Belgique, qui était à ce moment une des premières au monde où l’on vivait le mieux…
Emile Declercq

Tartine

Plus de 80 000 manifestants à Bruxelles, représentants du peuple, pour lutter contre la misère, les emplois précaires et la dictature sociale, la Belgique étant devenue un paradis fiscal pour le patronat... Pas d’impôt pour les gros, nous dit Di Rupo. Et, pendant ce temps-là, vos députés européens, représentants aussi du peuple – ayant au préalable touché leurs jetons de présence ce vendredi matin (284 €), valise en main, quelle belle tartine pour le week-end –, feront bronzette au soleil, la poche remplie d’oseille.
    Demain, les travailleurs reprendront le chemin du travail, parce que demain, vos enfants aussi auront besoin d’une tartine.
David, Quaregnon

Nouvelle société

Malheureusement, les gens vont attendre d’être tout à fait à la rue pour commencer à voter autrement. Le capitalisme est presque mort, une nouvelle société enfin basée sur le partage équitable viendra bientôt. Ce n’est qu’une question de temps. En attendant, mes amis du PTB, vous avez toute ma sympathie.
Jean-claude Quenon, Mons

Papillon

Quel euphorie dans les médias. Nous avons un gouvernement « Papillon ». Maintenant, selon l’adage, lorsque les ministres papillons battront des ailes, les travailleurs seront dans la tempête.
Dany

Réponse au billet d’humeur du Standaard intitulé « Soyez un peu adultes »

J’étais l’un de ces clowns folkloriques qui tenaient tant à aller vadrouiller « comme des conservateurs » dans Bruxelles. Pourtant, je n’ai que 36 ans et je ne rêve pas encore au jour de ma prépension. Je ne marche pas derrière une bannière syndicale bien précise, même si cela ne m’a aucunement dérangé de voir les syndicats organiser cette manif. Et j’ai défilé parmi les pétards et les ballons, avec ma fille de trois ans. Je vais vous dire pourquoi.
    Cette crise et la précédente ont été provoquées par des spéculateurs financiers qui ont très bien fait leur boulot, et par des membres de conseils d’administration qui n’ont pas bien fait – ou n’ont pas voulu faire – le leur, c’est-à-dire contrôler. (…) C’est pourquoi nous devons faire des sacrifices aujourd’hui, oui, certainement, comme tout un chacun. (…) La question sur laquelle vous ne vous arrêtez pas, c’est celle-ci : pourquoi devons-nous faire des sacrifices pour une crise dans laquelle nous n’avons aucune responsabilité ? Et c’est contre cela qu’on a manifesté à Bruxelles.
    Pourquoi nos hommes politiques ne vont-ils pas chercher ces dizaines de milliards chez les gens que cette crise a enrichis ? Ils ne peuvent pas ? Ils ne veulent pas ? Ils n’osent pas ?
    Vous estimez que nos hommes politiques doivent utiliser leur créativité afin de contrer le dumping social dans les entreprises. J’aimerais les convier aussi à engager leur personnel le plus inventif pour trouver des façons de museler la spéculation et à faire contribuer les grosses fortunes de façon équitable. Et, au-delà de ce simple accord gouvernemental dans un seul pays, il m’est apparu qu’il était également question aujourd’hui de l’avenir. L’avenir du monde, de l’Europe, de notre pays, de ma fille. Et c’est cela que vous appelez « être conservateur ».
    Messieurs qui avez mon âge, ouvrez donc un peu les yeux. Regardez ce qui se passe dans les pays qui nous entourent. L’économie de l’Allemagne, le paradis de l’emploi, est étayée par des boulots intérimaires très mal payés. En Angleterre et aux Pays-Bas, les pays où cela se passe le mieux sur le plan économique, on pratique des coupes sombres dans l’enseignement, les soins de santé, les services publics, sans oublier la culture.
    C’est une illusion de croire que nous allons rester à l’abri de toutes ces choses si nous ne décidons pas de passer à l’action.
    Traitez-moi de conservateur si je veux lutter pour que ma fille ne soit pas bientôt obligée de cracher des dizaines de milliers d’euros pour aller à l’université ou dans une école supérieure. Ou que ma mère ne renonce pas à un home adapté parce que sa pension est trop petite. Ou pour que mon train privatisé ne devienne pas trop fois plus cher encore. (…)
    Je suis très reconnaissant aux générations précédentes de s’être battues pour nos droits sociaux. Ce serait faire preuve de paresse et d’indifférence de ne plus le faire aujourd’hui. (…)
    De plus, et c'estd’une actualité criante : Comment nos hommes politiques vont-ils s’arranger pour qu’une crise pareille ne puisse plus se produire ?
    Là-dessus, je ne lis rien dans l’accord gouvernemental. Je trouve cela inadmissible. Nous dansons sur un volcan, car qui nous garantit que cela ne va pas recommencer demain ? Et quels sacrifices vont-ils alors exiger de ma fille ? (…)
    Vous dites que nous ne voulez pas renoncer à la solidarité avec la génération plus ancienne. Je veux bien vous croire. Mais en dirigeant vos flèches sur eux au lieu de les pointer sur ceux qui ont provoqué la crise et qui sont vraiment en train de s’enrichir, vous vous transformez en fait en alliés objectifs de cette pensée ultralibérale.
    Il est toutefois une chose pour laquelle je vous donnerai mille fois raison : vous n’êtes pas les hérauts de toute une génération. Certes, ce n’est quoi qu’il en soit pas en mon nom que vous parlez !
Jorre Vandenbussche


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