En 2009, la Libye a été classée parmi les États les plus développés de la planète par le rapport IDH (Indice de développement humain) de l’ONU.
La force militaire Africom a été créée par les États-Unis dans le but déguisé de « protéger l’accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques dont l’Afrique est riche, et s’assurer qu’aucune autre puissance comme la Chine, l’Inde, le Japon ou la Russie ne puisse obtenir un monopole ou des traitements de faveur », selon le Dr Peter Pham, conseiller aux départements d’État et de la Défense américaine. Le journaliste américain William Engdhal abonde dans le même sens en ajoutant que « bombarder la Libye de Kadhafi n’a pas grand-chose à voir avec ce que le gouvernement d’Obama proclame être une mission de protection de civils innocents ». Mieux encore, le représentant des États-Unis à l’OTAN, Ivo Daalder, affirme : « Ce sont les États-Unis qui ont dirigé la planification et l’exécution de l’opération militaire (...) et qui ont fourni le plus gros des renseignements permettant d’identifier les objectifs à frapper. »
Patrick W.
Il est triste et incompréhensible de constater que nos dirigeants actuels consacrent des millions aux banques... C’est à croire que la crise ne touche pas assez de monde chez nous. On parle beaucoup de l’électricité hors de prix, mais il n’y a pas que cela : l’eau, le mazout de chauffage, l’essence et le diesel sont également surtaxés. Pourquoi ne pas agir ? Si tout le monde laissait sa voiture au garage pendant 24 heures et que l’on recommençait régulièrement cette action, ces grosses entreprises réfléchiraient peut-être à deux fois au vu de leurs pertes, non ?
Luc Schepers,
Grâce-Hollogne
Je viens de signer mon deuxième contrat de travail à durée déterminée en six mois. En pleine semaine d’inventaire, ce qui demande un surcroît de travail, j’ai eu une petite altercation avec un collègue. Le même jour, on me met au chômage économique. J’en ai avisé le délégué syndical et le secrétaire de mon syndicat. Après leur intervention, j’ai eu une réunion avec eux, le patron et un autre responsable. Mais, ce lundi 24 octobre, je prends quand même le chemin de l’Onem, sans en savoir davantage. J’ai presté un énorme travail pour l’entreprise et mon dévouement a été sans faille. Je précise que je n’ai pas eu droit à un avertissement préalable, et que je n’ai pu bénéficier d’aucune heure de récupération. Je suis scandalisé, mais que puis-je faire de plus ?
Lorenzo Delvecchio,
La Louvière
Il faut bien constater que la grande majorité de ceux qui s’opposent à une taxe des millionnaires sont justement ceux qui seraient touchés par celle-ci. En quelque sorte, ils pratiquent l’autodéfense. Comme cela serait évidemment très mal vu de reconnaitre ce fait, ils préfèrent décrédibiliser cette taxe. Car enfin, même en admettant que celle-ci pourrait présenter une certaine inefficacité, ils pourraient faire ce geste sans se retrouver pour autant en difficulté.
François Van Steenacker, Fléron
La situation actuelle de la SNCB découle d’un manque total d’investissements et en matériel et en projet de développement. Ce déficit historique est de la responsabilité de tous les partis qui ont été au pouvoir pendant au moins les trente dernières années. Si, effectivement, la direction actuelle a sa part de responsabilités, celle-ci est dérisoire par rapport au manque total d’intérêt des partis politiques, toutes tendances confondues, envers les services publics et en particulier, celui du rail, pourtant présenté lors des élections comme l’alternative à la circulation routière. Dénoncer le manque de responsabilité de ces partis est vraiment un devoir.
Jean-Claude Challe
Le PTB avance trois propositions alternatives au plan d’économies de la SNCB. J’aimerais ajouter que : 1. La scission de la SNCB résulte de l’application aveugle d’une décision de l’Union européenne visant à favoriser la libéralisation du rail. 2. Faire appel à des consultants externes est une méthode éprouvée pour faire dire aux autres ce que l’on veut dire, c’est-à-dire, pour ne pas prendre ses responsabilités. C’est typique de trop nombreuses entreprises publiques. 3. D’une manière plus globale, il est temps de nationaliser, par exemple Electrabel. La libéralisation de l’électricité imposée par l’Union européenne n’est pas une farce, mais une authentique escroquerie.
Michel Smet,
Watermael-Boistfort
Gino Russo, délégué syndical à ArcelorMittal, a appelé à se rendre en masse à Seraing le 26 octobre, afin de lancer un signal clair à l’entreprise, mais aussi à toutes les multinationales.
J’estime que l’on devrait pouvoir exproprier les entreprises pour qu’elles soient réellement d’utilité publique. Et nous les gèrerons nous-mêmes. Pendant plus d’un siècle, les usines de fonderie Godin ont très bien fonctionné sous gestion coopérative, en en construisant des logements pour ses ouvriers. Pourquoi serait-il impossible de refaire cela ?
Christine Bika, Liège
Retombée au chômage suite à la faillite de mon petit business comme indépendante, j’avais demandé une extension de la période restante de remboursement d’un emprunt, qui s’élève actuellement à 416 euros par mois pour encore six mois... Combiné avec mon loyer à 500 euros – ce qui n’est même pas si élevé –, je ne parviens évidemment plus à (sur) vivre. Cela m’a été refusé par ma banque. J’ai demandé le motif de ce refus par écrit. La réponse arrive... Au lieu d’une explication écrite, elle m’annonce l’annulation de ma ligne de crédit. Je ne peux donc plus aller en négatif sur mon compte. Assez kafkaïen, non ?
J’ai donc contesté cette annulation en demandant de me laisser aller sous zéro pour encore six mois, le temps de rembourser cet emprunt fiscal. Sinon, comment vivre, en tenant compte des autres factures (téléphone, internet, énergie, assurances... sans parler de la nourriture) ? J’ai alors demandé ce qu’ils comptaient faire, puisque ce remboursement de leur emprunt part automatiquement de mon compte, et qu’en conséquence mon compte sera inévitablement en négatif. La réponse de Madame Dexia m’est donc donnée par téléphone : « Nous passons votre nom à la Banque nationale et vous serez mise sur “la liste noire”. »
Dégueulasse, hein.
C’est également ce que j’ai dit — très poliment — à madame Dexia, que c’était le comble du cynisme. Dexia est sauvée par les milliards de la collectivité, donc également par moi comme citoyenne, et, en revanche, ils ne sont pas prêts à la moindre indulgence vis-à-vis d’une simple citoyenne, qui veut juste être en mesure de gérer son humble budget dans les six mois à venir. Sa réaction : « Je crois que notre conversation est terminée. »
J’ai réussi à rester polie jusqu’à la fin, mais en disant tout gentiment : « Madame Dexia, je ne peux vraiment pas vous souhaiter une bonne après-midi. »
Henriette, Bruxelles