RSV est l’abréviation de Respiratory Syncytial Virus, appelé aussi virus du refroidissement. Il est étroitement apparenté au virus de la grippe. Ce virus du refroidissement provoque une inflammation des fines voies respiratoires (bronchioles). Cela aboutit généralement à un simple refroidissement ou à une autre infection des voies respiratoires pouvant durer entre 3 et 7 jours. Tous les enfants, ou presque, subissent cette infection. Celle-ci se rencontre grosso modo d’octobre à mars. Le virus peut se traduire par un nez qui coule, parfois un peu de fièvre, une otite, une toux ou même de violents accès de toux, avec une respiration qui s’accélère et laisse entendre des sifflements rauques. Dans ce cas, il convient de consulter rapidement un médecin et, généralement, une admission en clinique s’impose. Les ailes du nez qui frémissent en respirant ou la cage thoracique qui se comprime sous les côtes peuvent être un signe que la respiration est plus pénible. L’enfant doit faire de lourds efforts pour respirer et, de ce fait, il boira et mangera moins, ce qui peut provoquer une déshydratation. Parfois, les lèvres peuvent bleuir, ce qui est un signe de sérieux manque d’oxygène.
Tout le monde peut être contaminé par le RSV et on peut même l’être plusieurs fois. 2 % des enfants en bas âge doivent être admis en clinique suite à des difficultés respiratoires. Ce sont surtout les enfants ayant des problèmes cardiaques ou nés prématurément qui courent des risques.
Le RSV est très contagieux, et est transmis via la toux, les éternuements, ou même lors d’échanges verbaux. Le virus peut survivre environ six heures sur des objets, tels les jouets ou sur des mains qu’on n’a pas lavées… Une hygiène correcte est donc importante. Utilisez des mouchoirs jetables.
Il n’existe pas de véritable médicalement pouvant guérir du RSV. Le corps doit produire lui-même suffisamment d’anticorps contre le virus. L’affection dure une dizaine de jours environ. Les parents qui soignent leur enfant à la maison doivent bien le tenir à l’œil et vérifier s’il respire encore facilement et s’il boit assez. On prescrit des aérosols qui diffusent un produit à effet ventilant afin de soutenir la respiration. La kinésithérapie respiratoire peut également aider l’enfant à expectorer ses glaires. S’il n’y a pas d’amélioration ou si des difficultés respiratoires apparaissent, il est préférable de faire admettre l’enfant en clinique. Généralement, un apport d’oxygène est nécessaire ; Les antibiotiques ne sont pas nécessaires en cas de RSV, à moins que ne vienne s’y greffer une infection bactérienne.
Nele Vandenbemt, Médecine pour le Peuple, Schaerbeek, www.mplp.be