C'est Manu Morais, secrétaire régional du SETCa-Centre qui a harangué les syndicalistes sur le perron du siège PS : « Bien sûr, 36 % des électeurs francophones ont voté pour eux, mais c'était pour obtenir un programme de gauche et pas un programme de droite. Beaucoup dans cette maison derrière moi ont oublié les paroles de l'Internationale. Ce sont les entreprises qui en profitent : 23 milliards de subsides ont été donnés pour créer de l'emploi. Les vrais assistés de notre société, ce sont les banques et les grandes sociétés. Entretemps aucun emploi n'a été créé. Au Centre, 25 % des travailleurs sont au chômage. 40 % des jeunes de moins de 25 ans sont sans travail. Pourtant, les milliards existent. La Fédération des entreprises (FEB) veut de la main d'œuvre bon marché. Elle veut le passage des services publics vers le privé. Nous ne nous laisserons pas faire. La seule issue, c'est la grève générale ».
A la sortie, Manu Morais a conclu de la rencontre des permanents avec le ministre régional wallon Jean-Claude Marcourt (PS, les autres étaient « en négociation ») : « Si demain, ce qu'on vient de nous dire se confirme, nous serons dans la rue. Bien sûr, au PS, ils disent qu'ils sont d'accord avec notre vision, mais que c'est difficile avec les autres négociateurs... Alors, si c'est tellement difficile autour de la table, pourquoi n'êtes-vous pas dans la rue avec nous ? Nous en avons assez de l'austérité ! Allez chercher l'argent là où il est ! »
Après le PS, c'était au tour du cdH, interpellé sur l'austérité « humaniste », et puis au MR où le ministre carolo Chastel a dû justifier le programme bleu. Chastel qui a osé : « Si vous nous demandez de laisser tomber nos tabous (l'impôt sur les fortunes), vous devez laisser tomber aussi les vôtres, en l'occurrence les prépensions. »
Ce mardi, une bonne partie des syndicalistes mobilisés vont se retrouver au Heysel pour la concentration nationale. Et tous de dire après cette journée qui a duré de 8 à 17 h : « Nous sommes fiers de la région du Centre ! »