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7 octobre 2011 16:22 | Il y a : 230  jour(s)
| Thème: Régions, Liège, Dossier crise, Banques

Dexia :: Que cachent les autorités communales liégeoises ?

La locale liégeoise du PTB s’étonne de la passivité du collège communale dans le dossier Dexia.

Service de presse PTB Liège

Raoul Hedebouw, secrétaire régional : « Il est consternant de voir avec quelle légèreté M. Schroyen, l’échevin des Finances, a annoncé en ce début de semaine que la ville de Liège perdrait 1,2 million d’euros suite à l’absence de dividende des actions Dexia. Cette somme à elle seule permettrait d’augmenter de 5 à 6 % le budget du CPAS ! »

Mais le PTB s’inquiète surtout de l’approche globale du dossier Dexia par les autorités communales. Raoul Hedebouw : « Déjà en septembre 2009, le PTB avait été le seul parti à mettre en garde les autorités communales contre une augmentation de capital qui allait coûter cher aux communes. Ce qui n’a pas empêché la ville de Liège d’acheter des actions de type A à 40 euros, pour une valeur de 9,6 millions d’euros. Un véritable aventurisme financier puisqu’on savait déjà à l’époque que Dexia avait spéculé sur le marché des subprimes et de la dette souveraine grecque. »

Surtout M. Schroyen semble oublier que l’absence de dividende ne sera pas le seul coût de la ville. D’abord, afin de pouvoir financer l’achat de ces actions du Holding Communal, la ville de Liège a dû faire un emprunt auprès d’une banque. Raoul Hedebouw : « Nous interpellons les autorités communales pour savoir auprès de quelle banque cet emprunt a été contracté. Si cela se trouve‚ c’est auprès de Dexia ! »

Ensuite, le PTB s’inquiète aussi de l’absence d’information quant à la perte de patrimoine de la ville de Liège. Raoul Hedebouw : « Le patrimoine de la ville, c’est la richesse que la ville a pu se constituer au fil des années. A côté de biens immobiliers, la ville de Liège possède 817 889 actions dans le Holding Communal, soit 2,5 % du total. Or le holding est menacé de perte estimée à 2,1 milliards, ce qui reviendrait à une perte de 52 millions d’euros pour la ville. »

Plus globalement, que ce soit au niveau communal ou au niveau fédéral, le PTB propose, au lieu d’injecter de l’argent dans un puits sans fond et offrir des garanties à une stratégie qui prouve sa faillite depuis trois ans, la création d’un service public bancaire permanent sur base de Dexia Banque Belgique (et pas une nationalisation temporaire) qui pourrait offrir un nouveau départ pour les communes. Ce service bancaire public pourrait offrir des prêts intéressants aux communes sur le modèle de l’ancien Crédit communal. D’autre part, un refinancement des communes via le Fonds des communes est nécessaire afin qu’elle ne soit plus dépendante pour une part de leur financement du versement de dividendes aléatoires.


Contact presse

 

Raoul Hedebouw : 0477/986510


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