
La crise économique fait monter le chômage. Le PTB veut que les pouvoirs publics créent 100.000 emplois nouveaux dans le secteur des soins de santé, de l’enseignement et des services publics. Des emplois payés grâce aux revenus d’une taxe de 2 % sur les grosses fortunes.
Les autorités doivent donner le bon exemple. Et doivent créer de nouveaux emplois là où c’est nécessaire socialement et écologiquement.
Il y a assez du boulot à faire dans l’enseignement, dans les hôpitaux et maisons de repos, à La Poste, dans les transports en commun et autres services publics. Aujourd’hui, il y a un manque d’investissements dans des projets environnementaux, dans des travaux publics d’utilité sociale, dans la construction de logements sociaux. De nouveaux emplois, ça veut dire aussi de vrais emplois. Des contrats durables et stables à durée indéterminée, et non de petits contrats intérimaires à temps partiel.
Le PTB veut financer ces emplois nouveaux et indispensables grâce à une taxe sur les grosses fortunes. Il ne s’agit pas d’un impôt sur vos économies ni sur l’héritage que vous venez peut-être de faire. Non, il ne vise que les toutes grosses fortunes. Un impôt de deux pour cent sur les fortunes de plus d’un million d’euros. Annuellement, cela rapporterait directement 6,8 milliards d’euros aux caisses de l’État.
Une taxe sur les grosses fortunes est une mesure sociale. Parce qu’elle fait payer les nouveaux emplois par les gens immensément riches. Et c’est également nécessaire et possible.
Au niveau mondial, la Belgique figure dans le Top 3 des paradis fiscaux et elle est l’un des derniers pays d’Europe à ne pas connaître la moindre forme d’impôt sur les fortunes. Même dans le paradis bancaire qu’est le Luxembourg, les millionnaires paient un impôt sur leur fortune.
Le PTB propose que les rentrées de cet impôt sur les fortunes soient consacrées pour moitié (3,4 milliards d’euros) à la création d’emplois publics. Cela pourrait amener 100.000 emplois dans le secteur des soins de santé, de l’enseignement, des services publics. Quant à l’autre moitié de cet impôt sur les fortunes, le PTB compte l’utiliser pour refinancer la sécurité sociale et augmenter les pensions.