En 1900, la Palestine (28 000 km², un peu plus petite que la Belgique) fait partie de l’Empire ottoman. La population palestinienne est principalement de confession musulmane, mais il y a aussi une importante minorité chrétienne et juive.
En Europe sévit l’antisémitisme (le racisme anti-juif). Une minorité juive (les sionistes) rêve alors de créer leur propre Etat juif en Palestine. Mais ils veulent uniquement la terre de Palestine, pas ses habitants.Après la Première guerre mondiale, l’Empire ottoman est disloqué. La France et la Grande Bretagne se divisent l’Empire ottoman. La Palestine est mise sous contrôle britannique. Les Britanniques acceptent l’établissement d’ « un foyer juif » en Palestine. De plus en plus de juifs viennent s’installer en Palestine, fuyant l’antisémitisme en Europe.
Avant 1918, la Palestine comptait 8 % de juifs qui possédaient 2 % des terres.
En 1947, les Britanniques décident de se retirer. 600 000 juifs et 1 300 000 Palestiniens vivent en ce moment en Palestine. Le 29 novembre 1947, l’ONU instaure le Plan de partage : la Palestine est divisée en un Etat juif (56%) et un Etat arabe (44%). Jérusalem est déclarée « ville internationale ».
Le 14 mai 1948, les Britanniques se retirent. La guerre éclate. Les sionistes s’emparent de 78 % du territoire et y établissent l’Etat d’Israël. Pendant la guerre, les sionistes chassent 750 000 Palestiniens de leurs maisons, terres, villages. Ces terres sont immédiatement occupées par des immigrants juifs. C’est pourquoi l’historien israélien Ilan Pappé déclare que l’Etat d’Israël a été fondé sur une épuration ethnique.
Le fondateur de l’Etat d’Israël, David Ben Gourion écrivait, dans une lettre à son fils en 1937 : « Les Arabes devront s’en aller ».Et un autre dirigeant sioniste,Yossef Weitz, déclarait en 1940 : « Il faut exproprier des terres cultivées à présent par les Arabes et les libérer pour y installer des Juifs »
En 1967, Israël lance une nouvelle guerre (la Guerre de Six jours) et s’empare du reste de la Palestine : la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza (22% de la Palestine). Ces « Territoires occupés » sont toujours sous occupation israélienne aujourd’hui.
A cette occasion, 250 000 Palestiniens sont expulsés de chez eux. Les 4 millions de réfugiés palestiniens d’aujourd’hui sont les descendants de ceux expulsés en 1948 et en 1967.
Depuis 1967, Israël installe des colons juifs dans les Territoires occupés. Aujourd’hui, ils sont 450 000.
La résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies (22 novembre 1967) exige le: « Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit ». Mais Israël n’a jamais appliqué cette décision de l’ONU.
En 1993, le dirigeant israélien Rabin et le dirigeant palestinien Arafat signe « la déclaration d’Oslo », par laquelle ils s’engagent à entamer un processus de paix.
Mais dans les années qui suivent, le nombre de colons augmente sans cesse. Des routes sont construites pour relier ces colonies à Israël. Ces routes sont interdites aux Palestiniens. Les Palestiniens reçoivent la souveraineté totale ou partielle sur 40 % de la Cisjordanie. Mais ces territoires sont morcelés par les colonies, les nombreuses routes interdites aux Palestiniens et les points de contrôle israéliens (environs 500, parfois plus). Israël s’empare donc de plus de la moitié de la Cisjordanie. Et donc de presque 90 % de la Palestine de 1900.
« Des colonies peuvent être construites, mais il n’est pas besoin d’en parler et de venir danser à chaque fois qu’un permis de construire est délivré. .. Construisons-les mais sans en parler » Le Premier Ministre Ariel Sharon à son gouvernement (22 juin 2003) (Eichner, Yediot aharanot, rapporté dans Israel Media Digest, 23 Juin 2003.)
Quatrième convention de Genève (1949) – article 49 : « La Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. »
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