B-Cargo serait filialisé. Cela signifierait la disparition progressive des agents statutaires et l’application immédiate de conditions de travail plus contraignantes qui ne manqueraient pas de se dégrader encore au fil du temps. Faut-il rappeler ce que sont devenus Belgacom, ABX, la Sabena, ... ? Le personnel a déjà payé par l'augmentation considérable de la productivité au cours des cinq dernières années. Les sacrifices des agents de la Sabena n'ont abouti qu'à la disparition de leur entreprise.
Quand il s'agit des banques, l'Etat n'a aucun scrupule de les renflouer à coups de milliards avec l’argent du contribuable. Mais quand il s'agit de sauver un transport écologique et plus sûr, un transport d’avenir et incontournable dans l’intérêt de tous pour contribuer à la sauvegarde de notre planète… rien. Que restera-t-il du transport marchandises par rail demain ? Une grande plate-forme à Anvers et une formation rikiki en Wallonie (Monceau). Sans subsides pour le transport par rail, le trafic marchandises retournera à la route. Et comment allons-nous diminuer les tonnes de CO2 et limiter l’effet de serre ? Alors, un peu de courage politique serait le bienvenu. Que le monde politique ose dire non aux lobbies du transport par route, qu'il ose investir pour l’avenir de la planète et de nos enfants, qu'il ose contrer les grands projets européens de libéralisation du rail. Mais du côté du PS et d'Ecolo, c’est le silence radio...
Le prétexte de la crise est un faux prétexte. Nous savons tous que de l’argent il y en a. B-Cargo doit rester au sein de la SNCB et le transport par rail doit être développé. Le personnel doit rester statutaire et garder ses acquis, obtenus à force de luttes acharnées.
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