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10 février 2009 14:24 | Il y a : 1  an(s) |
Thème: Maroc, International

Maroc :: « Sidi Ifni, le samedi noir »

Tout commence en mai 2008, avec un tirage au sort pour désigner huit personnes pour un emploi aux services de nettoyage de la ville de Sidi Ifni. Huit, sur près de 1 000 candidats...

Luc Vancauwenberge

Au cours des manifestations contre les événements de Sidi Ifni, la police est intervenue très durement. (Photo AMDH, Association marocaine pour les Droits Humain)

Les candidats déçus ont alors bloqué la route vers le port. Ils exigent de l’emploi et dénoncent la corruption. Face à ce large mouvement social, les forces de l’ordre interviennent avec une violence inouïe lors de razzias à travers la ville. A l’heure actuelle, 26 dirigeants du mouvement croupissent toujours en prison. Les procès débuteront ce 12 février.

Nous avons rencontré M’Barek Bouchra, originaire de Sidi Ifni, qui vit en Belgique.

Quel est l’état d’esprit de la population ?
M’Barek Bouchra.
Tout le monde est en attente du procès. La population veut que les prisonniers soient libérés sans conditions. Et aussi que les coupables de ces brutalités soient jugés. Tout le monde sait qu’au moment des faits, le ministre de l’Intérieur Benmoussa, ainsi que le Directeur général de la sécurité nationale et celui des Forces auxiliaires se trouvaient dans la ville voisine de Tizni d’où ils ont dirigé toute l’opération.

Qu’attend-on du procès ?
M’Barek Bouchra.
Je ne sais pas. Mais les gens n’accepteront pas que les prisonniers soient condamnés. Ils sont enfermés dans la terrible prison d’Inzgen (près d’Agadir). Beaucoup de gens en sortent malade, notamment avec des maladies de la peau, tellement les conditions y sont épouvantables. Les cellules y sont surpeuplées, les douches rares. Les 26 organisateurs ont organisé une grève de la faim, malgré que certains parmi eux étaient très malades.



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