
En France, l'Etat impose un prix maximum aux fournisseurs d'électricité, ce qui a pour conséquence un prix plus bas que chez nous. Comme quoi la concurrence n'est pas toujours bonne pour le consommateur.
Cinq minutes de courage politique. Il n’en aurait pas fallu davantage ce 20 novembre, à la Commission de la Chambre sur l’Economie, pour glisser une banane sous les pieds du géant de l’énergie, Electrabel. Le PS et le SP.a avaient préparé une proposition de loi visant à bloquer les prix du gaz et de l’électricité. Cela aurait mis un frein à la politique des prix d’Electrabel qui, récemment encore, a augmenté d’un seul coup le prix du gaz de 17 %.
Ce sont précisément ces cinq minutes de courage politique qui ont fait défaut, mardi. L’orange bleue n’a tout simplement rien voulu entendre de la proposition socialiste. D’un seul coup, les divisions ont disparu. Le cartel CD&V/N-VA du bouffeur de Wallons Bart De Wever a voté à l’unisson avec le CdH de « madame non-non » Milquet et, fraternellement, le VLD a voté comme son homologue le MR. Une fois que les bénéfices d’Electrabel sous sont pression, les rancunes communautaires s’estompent bien vite. Dans l’intérêt de qui ?
L’orange bleue soutenue par le Vlaams Belang
Ceux qui désirent savoir quelle politique le futur gouvernement Leterme-Reynders entend lancer en ont eu un avant-goût. Bon à savoir aussi : le Vlaams Belang était volontiers disposé, lui aussi, à prêter une main secourable à l’orange bleue. Il a donc choisi le camp d’Electrabel et a voté contre l’imposition d’un prix maximal pour le gaz et l’électricité. Non que cela nous étonne. Au sein de cette commission, le Vlaams Belang est représenté par Bruno Valkeniers, jusqu’il y a peu PDG de l’entreprise portuaire Hessennatie. D’un parti qui envoie des gros directeurs au parlement, il ne faut certes pas s’attendre à ce qu’il opte pour le camp des travailleurs. Et l’indignation des Reynders et Maingain pour le soutien du Vlaams Belang au vote sur BHV a disparu pour ce vote pro-Electrabel.
Ce prix, ce n’est pas si mal que ça, disent les libéraux
Mais c’est le député Bart Tommelein (Open VLD) qui a décroché le pompon. « Les prix dans notre pays ne sont pas les plus élevés, comparés à ceux de nos pays voisins. » Allez donc expliquer cela au travailleur flamand, wallon ou bruxellois qui reçoit la facture d’Electrabel dans sa boîte aux lettres. Ou encore aux 91.000 familles qui ont été virées par leur fournisseur d’énergie parce qu’elles ne pouvaient plus honorer leurs factures. En outre, que disent les faits ? En Allemagne et aux Pays-Bas, l’électricité est en effet plus chère que chez nous… malgré une concurrence sur le libre marché encore bien plus forte qu’en Belgique. Mais, en France, par contre, l’électricité est nettement moins chère qu’en Belgique. Et le gouvernement y impose un prix maximal aux fournisseurs ! L’argument de Melchior Wathelet (CDh) à la Commission de la Chambre, prétendant que « le prix maximal ne fera pas baisser la facture d’énergie » est donc une pure aberration. Le prix maximal existe en France et les gens paient leur énergie sensiblement moins cher que chez nous.
Plus de concurrence ?
Les partis de l’orange bleue chantent comme un seul homme que ce n’est pas le prix maximal, mais la « concurrence accrue », qui va faire baisser les prix. « Nous sommes pour des prix les plus bas possible », surenchérit le député Bart Tommelein, « et ce n’est possible qu’en raison de la concurrence ». Même son de cloche chez les libéraux francophones du MR et le cartel CD&V/N-VA. Autant prétendre que le soleil est bleu. Après quatre ans de libéralisation en Flandre, le prix de l’électricité pour une consommation moyenne est passé de 510 ¤ en 2003 à 523 ¤ en 2007. Le prix du gaz a même augmenté de 30 %, et sans compter les nouvelles hausses des prix d’Electrabel et de Luminus.
Plus de concurrence encore va-t-il résoudre le problème ? Outre Electrabel et Luminus, faut-il encore faire entrer en scène un troisième, un quatrième, un cinquième géant de l’énergie ? Que non ! En Allemagne, le marché est contrôlé par quatre grosses boîtes. Après une légère baisse des prix entre 1998 et 2000, le prix de l’énergie s’est remis à grimper à des hauteurs insoupçonnées. En 2006, le prix du courant a augmenté de 30 % d’un coup. Et les Pays-Bas sont un tout aussi mauvais exemple à imiter. Les prix aux Pays-Bas sont les plus élevés d’Europe et ils ne cessent de croître. La Grande-Bretagne ! La championne de la concurrence. Le marché est libre depuis 1999. Au début, les prix ont baissé un tantinet, mais la romance n’a guère duré. L’an dernier, par exemple, les prix de l’énergie ont augmenté de 25% du jour au lendemain. La plus forte hausse de toute l’Europe.
Les trous de mémoire du PS et du SP.a
Cela honore les socialistes de vouloir faire baisser la facture d’énergie, et le PTB soutient le projet de loi socialiste de prix maximal. « Les gens ont un problème, aujourd’hui », disent les députés socialistes. « L’an dernier, Electrabel a réalisé un bénéfice de 2,3 milliards d’euros, soit 500 euros par famille. Avec les nouvelles hausses de prix, cela ferait encore 200 euros de plus. » Entièrement d’accord. Seulement, le PS et le SP.a ont voté le 24 avril 1999 la libéralisation de l’énergie qui provoque aujourd’hui cette envolée. C’est le gouvernement Verhofstadt-Onckelinx qui a limité le pouvoir de contrôle sur les prix de l’énergie. En Flandre, c’est Steve Stevaert, à l’époque ministre flamand de l’Energie, qui, en 2003, a introduit le libre marché en Flandre, bien avant qu’il soit rendu obligatoire par l’Europe.
En 2004, un an après l’introduction du libre marché, les organisations de consommateurs, Test-Achats en tête, tiraient toutes la sonnette d’alarme. De même, le CRIOC, la coupole des organisations de consommateurs, protestait parce que la libéralisation du marché de l’énergie avait provoqué de « fortes hausses de prix ». Et l’organisation d’ajouter : « Partout où des secteurs comme celui de l’électricité ont ét libéralisés, ce sont les actionnaires, et non les consommateurs, qui s’en sont mieux portés. » Pourtant le PS n’a pas sonné l’alarme pour arrêter la libéralisation en Wallonie et à Bruxelles le 1er janvier 2007. Une conclusion qui, entre-temps, fait mieux comprendre que nous pouvons nous attendre à quelques années consécutives de hausse des prix.
Pourquoi soutenir une proposition des spécialistes de la lutte des places?
En Belgique les partis politiques essaient de revenir à leurs électorats.
Avant avec les centres droits, les centres gauches, etc. on se croyait à un match en première division et on ne savait plus qui faisaient quoi et pourquoi?
Maintenant on le sait, le M.R. plus libéral que jamais, il souhaite que les indépendants aient les mêmes allocations familiales que les salariés, mais souvenons-nous de l\'enquête publié dans le journal Lameuse sur les déclarations fiscale de ces mêmes indépendants, en plus tout le monde sait qu\'ils font du noir, à l\'époque ou nous vivons je ne peut leur reprocher, mais alors qu\'on ne leurs accordent pas les mêmes choses qu\'à nous qui sommes presser comme des citrons.
Le parti socialiste revient aux problèmes des petites gens, ça c\'est drôle, pendant de longues années au pouvoir ils n\'ont pas fait grand cas des petites gens, sauf pour privatiser à tous va, et enrichir leurs \"barons\" au détriment de tous.
Le C.D.H. revenons au source (P.S.C.) un partis de bourgeois (donc une certaine classe sociale) bien loin de moi d\'être contre les croyants, je suis moi-même un croyant non-pratiquant, cela n\'empèche que je n\'ai pas la même opinion de la vie que beaucoup de \"pilier d\'église\" qui se croyent absout de leurs péchers en allant absorber une ostie.
Ecolo, plus vert tu meurs, beaucoups de bonnes idées, mais en pratique très difficile d\'accès pour nombres de personnes allant travailler et si ces mêmes personnes ne savent pas appliquer leur conception ex. des transports en commun (peut-être simplement parce que le bus ne passe pas par là, ou que les horaires ne sont pas appliquable aux leurs) on taxe (comme s\'il n\'y en avait pas assez).
Que nous reste-il à nous travailleurs qui avons de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, le P.T.B. est un parti qui voudrait redistribué la richesse de ce pays à des valeurs abordable pour tous.
Un parti communiste, oui, mais de l\'époque ou nous vivons avec toutes ces contraintes, bon dieu que le slogan est vrai LES GENS D\'ABORD PAS LE PROFIT.
Il viendra un temps ou une petite révolution aura lieu dans ce pays, et le parti aura alors son mot à dire, faisons que ce moment ne soie pas trop tardif.
Rendez-vous en 2.009 aux élections.
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