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8 février 2010 19:01 | Il y a : 30  jour(s) |

Le monde en bref

Tony Busselen

ALLEMAGNE

Trois jours de grève dans les services publics

La semaine dernière, les services publics des Länder de Hesse, Saxe-Anhalt et Sarre ont été à l’arrêt durant trois jours. Il s’agissait d’une grève d’avertissement organisée par le syndicat des services publics Ver.di. Le dirigeant syndical Bsirske défendait la revendication de 5 % de traitement en plus pour les services publics. Il a également proposé aux administrations communales de former un front commun contre les restrictions à venir. (Junge Welt, 6 février)

TURQUIE

Des millions de grévistes en solidarité avec les travailleurs de Tekel

Vendredi 4 février, des millions de travailleurs ont fait une grève générale de solidarité avec les travailleurs de Tekel. En Turquie, ce genre de grève est pourtant interdit par la loi. À Ankara, Izmir, Istanbul et dans de nombreuses autres villes encore, des dizaines de personnes ont manifesté dans les rues. Depuis plus d’un mois et demi, les travailleurs de Tekel sont en lutte contre le gouvernement. Dans une déclaration, la fédération syndicale des fonctionnaires a dit que la grève de Tekel était une pièce d’épreuve pour le gouvernement qui veut instaurer un système de licenciements sans indemnité de préavis assorti d’une interdiction d’actions syndicales. « Les travailleurs de Tekel ont allumé une flamme qui nous éclairera dans les ténèbres qui nous attendent au cours des prochaines années et nous ne laisserons pas cette flamme s’éteindre. » (The Morning Star, 5 février)

PORTUGAL

Les communistes forment un front élargi contre la politique d’économie

Le gouvernement portugais, dirigé par le parti socialiste, veut ramener le déficit budgétaire de 9,3 à 3 % du produit national brut. Il entend y arriver en gelant un certain nombre de fonctionnaires, en gelant leurs traitements et en réduisant les autres dépenses publiques. Le Parti communiste et le Bloc de gauche qui, à eux deux, occupent 29 des 230 sièges parlementaires, font tout pour empêcher ce plan. Ils ont fait approuver un projet de loi qui donne le droit aux régions autonomes du pays de contracter de nouveaux emprunts pour des mesures censées stimuler les activités économiques. Proposition approuvée par 127 voix contre 87. Vendredi 5 février, 20 000 fonctionnaires ont manifesté dans les rues de Lisbonne contre le gel de leurs traitements. (The Morning Star, 8 février)

HAÏTI

Le FMI recule

Après le tremblement de terre, le FMI avait annoncé un nouveau prêt de 100 millions de dollars pour Haïti. À condition que le pays augmente le prix de son électricité et qu’il gèle les traitements de ses fonctionnaires. Cela a déclenché aussi sec une réaction massive du groupe Facebook No Shock Doctrine for Haïti qui, en quelques heures, a réuni des dizaines de milliers de membres et sa pétition a, peu de temps après, collecté 150 000 signatures. Naomi Klein a étayé la résistance avec un exposé massivement lu. Avec succès : le FMI a fait marche arrière, laissé tomber ses conditions et a déclaré ouvertement qu’il s’emploierait à obtenir une annulation des dettes de Haïti. Naomi Klein a réagi : « Je n’ai encore jamais vu cela. Cela montre qu’après des catastrophes, la pression publique peut vraiment modifier la trajectoire de certaines solutions de choc. » (De Morgen, 8 février)


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