Aminatou Haidar, 42 ans, une des figures de proue du droit à l’autodétermination du Sahara occidental, est retenue dans un aéroport espagnol car le Maroc lui interdit de rentrer chez elle. Depuis trois semaines, elle est en grève de la faim. Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole, annexée ensuite par le Maroc en 1975. Jusqu’en 1991, le Frente Polisario y a mené une lutte armée. Après, priorité a été donnée aux négociations. Mais les accords de l’ONU sur la région sont ignorés par le Maroc : les négociations sont dans une impasse depuis 2003. (MO*, 3/12)
Le 1er décembre, des milliers d’étudiants et de syndicalistes se sont rassemblés devant le parlement letton pour protester contre les économies que le gouvernement entend imposer avec le soutien du Parlement. L’enseignement, entre autres, connaîtrait des coupes sombres et l’impôt sur le revenu grimperait de 23 à 26 %. Les étudiants ont scandé des slogans comme « Le Parlement à l’école et les étudiants au Parlement » et « Sans enseignement, pas d’avenir ! ». La Lettonie est l’un des pays à avoir subi le plus gravement la crise. En un an, le Produit national brut a baissé de 18 %. (Per Björklund, 4/12)
Les travailleurs de General Motors (GM) Allemagne vont devoir se saigner de 265 millions d’euros pour garder leur emploi. Dixit le patron allemand de GM après une réunion avec le big boss Nick Reilly. En Europe, 9 000 emplois doivent disparaître. Nous saurons en janvier quelles usines la direction compte fermer. (The Morning Star, 6/12)
Le cerveau qui se trouve derrière l’ambitieux plan climatique européen – 20 % en moins d’émissions de CO2, 20 % d’économie d’énergie, 20 % d’énergies renouvelables d’ici 2020 – est le Belge Jos Delbeke. Dans un interview ce week-end à De Tijd, il explique que la Chine est bien plus ambitieuse en terme d’énergies renouvelables que l’Europe : « Nous devons ajuster notre perception de la Chine. Nous perdons notre avance technologique au profit de pays dont on pense qu’ils ne font que polluer. Je pense que la Chine fera la différence dans les dix ans à venir » (De Tijd, 5/12/09)
Il y a vingt-cinq ans, des fuites de gaz toxiques de l’entreprise américaine Union Carbide, à Bhopal, ont mené à une des plus grosses catastrophes industrielles ayant existé. En cause, des économies sur la sécurité. En 72 heures, 8 000 personnes ont été tuées et des centaines de milliers de personnes blessées. De nombreux enfants naissent encore aujourd’hui avec des malformations et des dommages au cerveau. La semaine passée, la catastrophe était commémorée. L’usine de pesticide est fermée depuis longtemps, mais aucun procès n’a été entamé contre les responsables. Si les normes américaines en matière de dédommagements étaient d’application, la compagnie Dow Chemical devrait dédommager ses victimes d’au moins 10 milliards de dollars. (DM, 3/12)
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