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1 septembre 2010 19:54 | Il y a : 1  an(s)
| Thème: Lettres

Lettres Solidaire 2010-33

J’adorais mon métier

Je suis caissière chez Carrefour depuis 11 ans. Avec depuis 5 ans des antidépresseurs. Aujourd’hui mes articulations épaules genoux et mains m’ont lâchée. Je souffre. Mentalement parce que nous subissons l'agressivité croissante des clients sur tout et n'importe quoi. Mais surtout parce qu’on nous demande la performance à outrance. Et si vous n’y parvenez pas, on vous colle une étiquette « tête en l’air ». Sans compter les brimades ouvertes du manager devant tout le monde. C’est très dur de gagner sa vie dans des conditions aussi difficiles. Autrefois j’adorais mon métier. Aujourd’hui c'est autre chose.
Corinne Husson,
Coroy

Prix des trains (1)

Le seul moyen de faire « marche arrière » pour revenir à un service public de transport ferroviaire sûr et bon marché est une grève des chemins de fer paneuropéenne.
Khaled Faiz

Prix des trains (2)

Non, à l’augmentation des 7 euros. Pensez un peu aux défavorisés, pensionnés, chômeurs, les faibles revenus.
Eric Tonnon

Mixité sociale à l’école

Pourquoi ce débat sur la mixité sociale ? Tout simplement parce que la question de la mixité sociale depuis 10 ans pollue toutes les tentatives véritablement critiques sur le monde de l’éducation, et empêche toute émancipation de critique nouvelle. Le débat sur la mixité sociale n’est ni plus ni moins qu’un débat sur la productivité et la compétitivité. Notre volonté est plutôt d’extraire l’école de ce schéma et de passer d’une école de la compétition pour tous à une école de la réussite et de la formation pour tous.
    Une école libre des aléas de la production, une école qui admet l’erreur et l’introduit comme une valeur positive dans son processus d’apprentissage, une école qui n’est pas décalquée sur le modèle industriel, une école qui donne le temps aux enfants d’apprendre, une école ouverte sur un autre modèle - moins entrepreneurial et plus humain. Bref, une école où la santé et le bien-être de l’humain sont au centre des préoccupations.
Carlos Perez
Bruxelles

Des sous pour les pensions

En effet il y a assez d’argent pour payer plus de pensions. Et il est grand temps que l’on aille chercher l’argent où il se trouve, au lieu d'aller le chercher chez ceux qui ont juste assez pour survivre. Il faut que les banques participent, c’est surtout leur faute si l’économie va mal. Je trouve aussi que spéculer sur les matières premières comme la nourriture pour encore enrichir les déjà riches, ça devrait être interdit. C’est le droit de l’humanité de pouvoir manger ! C’est une vraie honte et une preuve d’égoïsme, même plus, de faire du business là-dessus.
Beedie

La Belgique, risée de l’Europe

La N-VA a remporté largement les élections législatives du 13 juin dernier avec 27 sièges sur 88 dans le groupe linguistique flamand. Ce parti devient en outre le premier parti du pays. Par ses exigences ultra nationalistes de droite flamingante, il empêche toute formation d’un gouvernement central. Les négociations en cours sont nettement influencées par la N-VA qui veut transférer la quasi-totalité des compétences nationales vers les Régions, ce qui risque de rendre désuet tout gouvernement central ! En effet, des ministères tels que Intérieur, Budget, PME, Coopération au Développement sont appelés à disparaître. Je pointe la peur et la frilosité des partis francophones négociateurs : PS et centristes-humanistes francophones ! La Belgique devient, de nouveau, la risée de l’Europe à cause de problèmes culturels et linguistiques, couronnés par l’impasse que constitue la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (où les deux communautés du pays coexistent).
Christian Hanocq,
Ath

Politique des petits amis

Nos grands parents doivent se retourner dans leurs tombes, quand ils voient ce qu’il reste de la solidarité entre Belges, solidarité pour laquelle ils se sont battus ! A mon avis, tous ces ministres ne savent pas ce que signifie le mot « patrie ». La plupart d’entre eux n’ont même pas fait leur service militaire, d’où leur manque de respect et de solidarité envers les autres. La scission est encore une façon de donner des postes à ses petits amis, ce qui entraine encore des coûts supplémentaires. Vive la Belgique.
Gustave Sohie

Pauvre Flandre

C’est la première fois en 90 ans qu’il fait si calme après une élection. C’est le calme avant la tempête. Chacun sait que ça doit changer, que nous sommes à un tournant, que les dés sont jetés, mais ils continuent à tricher. Qu’est-ce qui doit changer? L’insécurité, la tension, l’exploitation, la division,… Mais pas un mot sur ce qui a causé tout ça.
    Ce sont les mêmes partis divisés, les mêmes dirigeants, le même système, le même marché libre et la même concurrence au service des puissants et des impérialistes (pillards).
    Il y a trop de théories, de religions, d’abondance… ça va si vite et si difficilement que nous sommes devenus aveugles. Tout est devenu invisible et on ne voit plus la différence entre vérité et mensonge.
    Les capitalistes sont responsables de la crise, de la division et de l’insécurité. Il n’y a jamais eu autant d’argent. Les rôles sont distribués et les riches peuvent continuer à s’enrichir, comme toujours, ils sont d’ailleurs les plus gros actionnaires des banques.
    Mais les listes d’attente pour les malades et les plus âgés deviennent de plus en plus longues, il n’y a pas d’argent pour les hôpitaux et les maisons de repos. Et les usagers n’arrivent plus à payer.
    Pourquoi aurions-nous besoin de six gouvernements? Seul un vrai système socialiste peut résoudre la crise: au lieu de travailler plus longtemps, il faut que tout le monde puisse travailler. L’enseignement et les soins médicaux doivent être gratuits, les logements bon marché, à chacun selon ses besoins et ses capacités. Nous avons besoin de paix.
P. Ceulemans,
Hoboken

La critique est nécessaire…

La critique appartient à la catégorie plus large de la pensée théorique. La pensée théorique est le reflet de la contradiction des phénomènes de la nature. La société humaine et ses rapports économiques sont un phénomène de la nature. La critique sert, dans la confrontation, à mettre en lumière le stade ainsi que le sens de l’évolution d’un phénomène. Bien sûr, il y a différents niveaux à la critique ainsi que différents mobiles et plutôt que de fustiger un point de vue critique il faut le combattre avec des arguments corrects.
Ce n’est donc pas parce que le capital assassine chez nous que l’on doit se taire au sujet du reste du monde. Pour moi, un ouvrier chinois qui meurt par le capital bourgeois étranger ou le capital bourgeois national en Chine n’est pas différent de la mort d’ouvrier belge ou autre dans notre pays par ce même capital. C’est un frère de classe que l’on assassine au nom du profit.
Mais la critique est valable quel que soit le régime politique du pays où cela se passe. Je suis donc tout à fait en accord avec Patrick W, au sujet des pseudo critiques qui ne sont que des « médiamensonges » antisocialistes. D’accord aussi de dénoncer les exploiteurs de toute sorte qui sont à l’origine de ces « médiamensonges ».  
Dany

Les Roms, Indiens d’aujourd’hui

Lorsque les aventuriers, venus principalement d'Europe occidentale, ont découvert et ont débarqué par milliers aux Amériques, ils ont parqué et pratiquement éliminé les Indiens, avant d'acheter des esclaves noirs par dizaines de milliers. Les Indiens, ils les considéraient comme des bêtes... Les blancs étaient la race supérieure, guidés par Dieu...  Aujourd’hui, en France « démocratique », Sarko et sa bande umpiste répètent l’expérience. Les bêtes, ce sont les Roms qu’ils veulent parquer en Roumanie et en Bulgarie, autres pays de l’euro-dictature capitaliste...  À noter : qu’un gouvernement belge les avait précédés, en raflant des Roms comme au temps des nazis pour les renvoyer, par avion spécial, parquer en Slovaquie... Que sont-ils devenus ? Qui en parle encore ?
 Roger Romain,
Courcelles



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