A Zelzate, cela fait déjà plusieurs années que les partenaires de la coalition sp.a et Open VLD se disputent sur la place publique. De la réparation des toilettes d’une petite école maternelle à la cession à la commune du centre de loisirs de Klein Rusland (Petite Russie, NdlR), en passant par la construction d’une maison de jeunes, tout est bloqué parce que se mettre des bâtons dans les roues est devenu le passe-temps favori des libéraux et des socialistes.
A présent, la commission spéciale chargée de se pencher sur le problème de la criminalité juvénile dans la commune risque elle aussi de faire les frais de ce petit jeu politique. L’Open VLD vient en effet d’introduire une plainte auprès du gouverneur. Les libéraux avaient pourtant donné leur feu vert à la mise en place de cette commission lors du conseil communal extraordinaire du 4 novembre, lorsque suite à l’intervention du PTB+, ils n’avaient pas obtenu la majorité pour leur programme de tolérance zéro.
Le chef de groupe PTB+, Frans Van Acoleyen, qualifie la plainte d’alibi pour ne pas devoir coopérer à une solution. Les conseillers communaux PTB+, Dirk Goemaere et Karl Segers, ont déjà contacté diverses personnes engagées dans l’aide aux jeunes en situation. De son côté, Comac (le mouvement de jeunes du PTB) est occupé, avec d’autres mouvements, à rédiger une charte.
En attendant, la politesse est absente du milieu politique zelzatois. « Les membres de l’Open VLD nous ont traités de maffiosi, de menteurs, de fauteurs de troubles, de fous. Jusqu’à présent, leur président ne les a toujours pas rappelés à l’ordre », explique Frans Van Acoleyen. « Et lorsque nos propositions s’opposent à De Vilder (sp.a), il nous traite de démagogues. Ce sont là des moyens de défense de gamins qui, à court d’argument, se mettent à proférer des injures. »
Les libéraux et socialistes zelzatois ont beau se quereller sans cesse, ils ont toujours un ennemi commun.