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1 juillet 2011 10:03 | Il y a : 328  jour(s)
| Thème: Belgique, Belgique, Dossier énergie

Un pays, quatre ministres de l’Énergie, zéro décision

Cela a l’air d’une blague belge, mais il n’y a pas de quoi rire. Pas moins de quatre ministres sont en charge de la politique énergétique belge. Et ils se marchent sur les pieds…

Tom De Meester

Au niveau fédéral, Paul Magnette (PS) ; en Fandre, Freya Van den Bossche (sp.a) ; en Wallonie, Jean-Marc Nollet (Ecolo) ; et à Bruxelles, Évelyne Huytebroeck (Ecolo). On pouvait s’en douter : quatre ministres de l’Energie, voilà qui n’aide pas à mener une politique énergétique efficace. Ce qui a encore été prouvé de manière lamentable la semaine dernière.

Nos quatre hauts responsables ont, pour la toute première fois, organisé une conférence de presse commune à l’occasion des Etats généraux de l’énergie. Cet événement historique a débouché sur un joli fiasco. Quatre ministres, avec leurs quatre cabinets et une centaine de membres de leur personnel n’ont même pas réussi à répondre à la question n° 1 : Combien de nouvelles centrales nucléaires sont-elles en chantier ? Ils n’en avaient aucune idée vu que, apparemment, aucun d’entre eux ne possède de vue d’ensemble. Un peu préoccupant, car en 2015 – ce qui n’est pas bien éloigné –, trois anciennes centrales nucléaires fermeront. Que se passera-t-il alors ? Aucun ministre ne peut répondre, et cela ne les empêche apparemment pas de dormir.

Et sommes-nous désormais pour ou contre les centrales à charbon ? Il semble qu’un ministre oui, l’autre non. Le géant énergétique allemand E.ON veut construire une centrale à charbon dans le port d’Anvers. « No problemo », répond le ministre fédéral Magnette, en accordant promptement l’autorisation de production. Mais, en fait, c’est à la province d’Anvers de délivrer – à juste titre – cette autorisation. E.ON interjette appel, et la patate chaude arrive sur la table du ministre flamand de l’Environnement. C’est-à-dire Joke Schauwvliege (CD&V), qui n’a, jusqu’à nouvel ordre, aucun avis sur la question. Sur quoi, le dossier atterrit sur la table du gouvernement flamand, pour accumuler la poussière. Complication supplémentaire : il manque toujours un permis de construction, qui doit être accordé par encore un autre ministre : Philippe Muyters (N-VA). Bref, une « cacophonie charbonnière », comme l’écrit De Standaard. Qui pourrait lui donner tort ?

Si la gestion politique de l’énergie est saucissonnée entre quatre ministres et qu’une dizaine d’autres sont concernés, et que l’on rassemble des États-généraux de l’énergie pour « accorder la gestion », ne serait-il pas plus logique de refédéraliser celle-ci ? Un seul ministre de l’Énergie pour la Belgique serait amplement suffisant…

 



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DOMINIQUE, 08-07-11 17:20:
tout à fait d'accord.
je signale que suite à une demande de prime pour des travaux d'isolation, j'ai attendu plus de 5 mois pour m'entendre dire que je devais envoyer une facture...pour l'isolation des murs, après le même laps de temps, ils m'ont réclamé un document qui se trouvait dans l'audit énergétique envoyé, mais qui était dans les archives impossible à retrouver.!!!
C'est à dégoûter les gens à isoler.
Et cerises sur le gâteau, l'isolation des mûrs et du toit est traité par des personnes différentes. Il parait qu'il y a un ministre de la simplification administrative. Je me demande vraiment ce qu'il fait !!
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