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15 février 2012 12:54 | Il y a : 99  jour(s)
| Thème: Santé, Médecine pour le Peuple, Dossier

TMS :: Course au profit VS santé des travailleurs

Maxime Coopmans est gestionnaire de projet au C-DAST. Il explique les revendications politiques inspirées des résultats de l’enquête sur les troubles musculosquelettiques (TMS).

Jonathan Lefèvre

Le coût des TMS pour la sécurité sociale est tout à fait considérable : certaines études avancent des chiffres allant jusqu’à 3 % du PIB. Pourtant, très peu de moyens sont alloués à la prévention des TMS dans les entreprises, selon le C-DAST.
    « Nous sommes dans un premier temps pour que les TMS soient mieux reconnus comme maladie professionnelle en Belgique. En France ou en Espagne, les TMS représentent 80 % des maladies professionnelles reconnues et, en Belgique, seulement 35 – 40 % », explique Maxime Coopmans.
    Le gestionnaire de projet de l’organisation continue : « Il y a un changement annoncé depuis 2010 quant à la reconnaissance des TMS, nous attendions un gouvernement pour que la proposition de loi soit effective, mais nous savons déjà aujourd’hui que les critères de reconnaissance vont être beaucoup trop stricts et que le FMP n’a pas les moyens d’indemniser tous les travailleurs souffrant de TMS.

S’attaquer aux conditions de travail

La prévention doit aussi s’attaquer aux mauvaises conditions de travail. Actuellement, chaque progrès ergonomique entraîne une attente au niveau de l’employeur pour plus de productivité. Cette course à la productivité et au profit se fait au détriment de la santé des travailleurs. Nous participons actuellement à une réflexion dans le mouvement syndical sur l’adoption d’une norme dans le secteur du nettoyage. Dans ce secteur, une entreprise fait un appel d’offres aux sociétés de nettoyage et c’est bien souvent celui qui propose le tarif le plus bas qui rafle le contrat. Pour pouvoir diminuer les coûts, les entreprises de nettoyage diminuent les heures de travail des techniciennes de surface. Le travail qui, avant, était réalisé par 5 ou 6 techniciennes de surface est effectué par 1 ou 2 aujourd’hui. Nous réfléchissons à une norme pour aller à l’encontre de l’intensification du travail, qui est par ailleurs une des causes principales dans l’apparition des TMS. »
    Le C-DAST pointe aussi le budget du Fonds des maladies professionnelles (FMP) : « La logique actuelle est que, selon le budget défini à la base, le FMP “choisit” les maladies qui seront indemnisées. Il faudrait que ce soit l’inverse, c’est-à-dire que le budget soit déterminé en fonction du nombre de personnes réellement malades à cause du travail. Faire payer les employeurs pour les dégâts qu’ils causent nous semble l’unique moyen de les encourager à faire de la prévention dans leur entreprise. »
    « Nous sommes pour que les entreprises aient le devoir de reclasser les travailleurs dont ils détruisent la capacité de travail. Il n’est pas normal que les personnes victimes de maladies professionnelles ou d’accident de travail se retrouvent dans la situation la plus précaire, c’est-à-dire sans possibilité de retrouver du travail, avec à peine de quoi vivre puisque les indemnisations sont insuffisantes », conclut Maxime Coopmans.


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salvatore, 17-02-12 23:37:
en 1995,quand j'ais commencé à me plaindre de douleur au deux coudes,le médecin du travail me disait fait toi aider,puis ça a commencer à se dégrader au niveaux des épaule et du dos,mais on ne m'a jamais proposer,un travail léger......
ça s'appelle non assistance a personne en danger....je pense...mais mon employeur m'a licencié en 2009,car pas de travail léger à me proposé..merci les travaux lourds et répétitif....
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