
La hausse des prix des produits alimentaires est plus importante que celle des prix des matières premières, avouent les chaînes de grands magasins. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)
Il y a la solution « gagner plus en travaillant plus », façon promesse électorale à la Sarkozy. Faites des heures sup, soyez moins à la maison et vous aurez plus de beurre dans les épinards. Sauf qu’après 6 mois, nos voisins français sont déjà arrivés à cette conclusion : « on travaille plus mais pour gagner… moins ».
La vision Sarko qui fait rêver notre orange bleue, ce sont des carrières plus longues pour des retraites moins bien payées. Ce sont des licenciements dans les services publics et davantage de jobs précaires. 700 000 personnes étaient dans les rues de France la semaine passée pour s’y opposer.
Il y a l’autre « solution » libérale : payer moins d’impôts. Séduisant. Sauf que les épisodes précédents ont montré que ces réformes fiscales profitent surtout aux plus riches : un quart de tous les moyens de la précédente réforme fiscale ont profité aux 5 % des plus riches. Ainsi les caisses se vident pour les services publics qui deviennent plus chers pour vous. Résultat : moins que rien pour votre portefeuille…
Mais il existe d’autres pistes.
D’abord, limiter les hausses de prix, par la loi, avec des prix plafonds. Il y a déjà eu la hausse injustifiée de 17 % du prix du gaz par Electrabel.
Et puis celle des grands magasins : une étude réalisée par la Haute Ecole de Mangement Vlerick révèle que les géants de l’alimentaire répercutent au consommateur une hausse beaucoup plus importante des prix que celle due à la hausse du prix des matières premières. 55 % des multinationales de l’agro-alimentaire et 67 % des chaînes de grands magasins l’avouent.
Ensuite, garantir une augmentation des salaires parallèle à la hausse des prix. En décembre, l’index-pivot sera enfin franchi, ce qui fait que les salaires des fonctionnaires, les allocations des pensionnés, chômeurs, … seront augmentés de 2 % en janvier.
Cette indexation pourrait intervenir plus tôt et plus régulièrement si les carburants étaient réintroduits dans ce système du « panier de la ménagère » qui sert à mettre en concordance salaires et coût de la vie.
Enfin, baisser la TVA sur l’énergie. Comment continuer d’accepter qu’un bien de base comme l’énergie soit taxé à 21 % alors que la vente entre commerçants de diamants naturels et autres pierres précieuses est quant à elle exemptée de TVA1 ? La perte dans les caisses de l’Etat qu’induirait cette baisse de TVA pourrait être compensée par les géants de l’énergie qui en ont bien plus les moyens.
Mais comment imposer ces solutions ? En faisant pression. La FGTB et la CSC veulent organiser une manifestation interprofessionnelle sur le « pouvoir d’achat » le 15 décembre, a-t-on appris vendredi passé. Si l’info est confirmée, ce sera évidemment un rendez-vous à ne pas manquer.
1 Voir: http://mineco.fgov.be/organization_market/product_licences/vergun_fr-04.htm
David Pestieau - Rédacteur en chef |
| Hebdomadaire du Parti de Travail de Belgique | bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles | 37e annee n°44-45 [1680) du 28 novembre 2007 Découvrez cette nouvelle formule et prenez un abonnement à l'essai |
Publier les comptes rendus afin que les citoyens les voient, il ne sert à rien de le dire il faut le prouver noir sur blanc.
Et faite circuler sur la plus grande échelle possible, là on aura peut-être le résultat escompté.
Si vous l\'avez déjà fait, ne tenez pas compte de ma remarque.